Manolo
24/02/2025
Traversée bouleversante de la Syrie.
Damas, la capital, ou des dizaines de bus s'entassent devant les universités en périphérie de la ville, il n'y a jamais eu autant d'universitaire qu'aujourd'hui. C'est l'un des effets de l'exode massif lié à la guerre civile; aujourd'hui ceux à l'extérieur du pays financent les études de ceux qui sont restés.
Le centre historique de Damas est épargné, mais ce n'est pas le cas du nord de la ville, encore partiellement en ruine.
J'ai vagabondé depuis Al-Quatayfah et sa jeunesse fière d'enfin pouvoir prétendre à une parole libérée, jusqu'à Homs, peut-être la ville la plus touchée par la guerre, me rendant ensuite sur la côte, grenier du pays, qui produit tout au long de l'année la majorité des légumes consommé dans le pays.
Ma route m'amène ensuite à Alep, dans le nord-ouest du pays, là-bas acceuili par les Kurds, les mêmes qui étaient les premiers à se battre contre daech et qui aujourd'hui se battent toujours pour leurs libertés. Depuis Alep j'essaierai de quitter le pays pour la Turquie, mais même avec un autorisation de l'ambassade, le passage de la frontière me sera refusée, pire encore, moi l'étranger à la frontière paraîtra suspect pour les nouvelles forces syrienne et ma présence dans le nord d'Alep me vaudra une nuit en cellule à Azaz, la ville frontalière. Le lendemain, je serai escorté pour un retour jusqu'à la capitale. D'où je quitterais le pays pour le Liban, d'où il me sera possible de prendre un ferry pour la Turquie.
À savoir que je ne me suis jamais senti en insécurité en Syrie, absolument jamais, au contraire, j'ai été acceuili plusieurs soirs à Damas, Homs et Alep.
J'ai eu l'occasion de passer une soirée avec les représentants des nouvelles forces au pouvoir à Tartous, j'ai aussi eu l'occasion de me rendre au village de Maloula, minorité chrétienne, l'une des dernière communauté qui parle encore la lange du dit Jesus. Puis à la frontière ou les minorités chiite, comme les minorités chrétiennes, se sentent menacé par cette nouvelle gouvernance, puisque évidemment, tout ne peut pas être que tout rose, même si 90% des Syriens que j'ai rencontré se sentent libéré, d'autres craignent une islamisation des institutions.
Une semaine à séparé mon premier de mon dernier deuxième séjour en Syrie, entre ces deux séjours, une communauté chiite a été attaqué par les nouvelles forces au pouvoir et des affiches "incitant fortement" les femmes à adopté le port du voile intégral ont été placardé partout dans les villes et transports en commun..
Tout semble changé très vite.. Le carburant, au paravent rationné ne l'est plus, mais sont prix à triplé, ce qui a entraîné une contrebande incontrôlable et le surcoût des transports public qui ont été multiplié par 5. Depuis l'ouverture des frontières, l'importation des véhicules n'a jamais été aussi importante, ce qui a aussi eu pour effet de dévalorisé (ou de rendre à leur valeur) les véhicules en fin de vie présents dans le pays.
Partout les stigmates de la guerre, rien n'a été reconstruit depuis 10 ans.. Aujourd'hui les véhicules de l'armé déchu trône au bord des routes. Les basses militaires désertées ont été bombardées par Israël "pour éviter tout piages et armement des mauvaises personnes".
Je quitte la Syrie pour Beirut, par la seule frontière qu'Israel n'a pas bombardé après le soulèvement, le seul point de passage entre la Syrie et le Liban.
Se retrouver au milieu des dégâts causés par la guerre, même dans cette ambiance de libération portée pour la plupart des rencontres de cette traversée de la Syrie m'a mis une énorme claque dans la gu**le, c'est peut-être ce que je recherchai, voir et ressentir cette réalité. N'ayons pas peur de le dire, cette réalité qui n'impact pas notre vie occidentale nous paraît lointaine, se consacrant à nos petits problèmes en priorité.
J'admire le courage de ceux qui sont partis, et la force de ceux qui sont restés.
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_Rallye Dakar, empty quarter, Saudi
Il y a quelques jours ma route à croiser celle du Dakar au milieu du désert saoudien, l'espace de quelques jours, je suis rentré dans cette bulle un peu particulière qu'est ce rallye-raid. Occultant les milliers de litres de carburant brûlé chaque jour pour me focaliser sur le reste, l'entraide entre les participants, le dépassement de soi et la persévérance don font preuve des pilotes, les mécaniciens et toutes les équipes jours et nuit pendant les deux semaines de cette compétition. Je ne suis pas un fan des sports mécaniques, mais ces trois jours au cœur du bivouac et sur les pistes m'ont impressionné, pour l'énergie humaine et matériel qui est déployer pour cette course, l'engagement et la passion qui anime les concurrents, organisateur et équipiers.
Benjamin Melot qui perd malheureusement son Dakar en moto malle sur la dernière étape pour trois centimètres.. Un concurrent hispanique sur le point d'abandonner la veille de la fin de la course pour un problème mécanique, poussé et aidé par ses concurrents pour terminer son Dakar. Un véhicule qui termine sur le toit 80m avant le ligne d'arrivée.
C'était une expérience, intense. J'ai quitté le bivouac hier matin dans un camion d'assistance, pour continuer ma route dans la péninsule Arabique dans laquelle je suis arrivé en bateau depuis l'Iran il y a quelques semaines.
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