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06/06/2026

L'Iran exhorte l'ONU à mettre fin aux violations répétées du cessez-le-feu par les États-Unis après une attaque contre des installations radar

L'Iran a fermement condamné une frappe de drone américaine menée à l'aube contre ses installations radar, la qualifiant de « violation flagrante » du cessez-le-feu d'avril. Le pays a réaffirmé son droit « légitime et inhérent » à la légitime défense et a exhorté les Nations Unies à prendre des mesures contre les violations répétées du cessez-le-feu par les États-Unis.

Dans un communiqué publié samedi, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les frappes américaines menées tôt le matin contre des installations radar et de surveillance côtière dans la région méridionale de Sirik et sur l'île de Qeshm constituaient une « violation flagrante » du cessez-le-feu d'avril et un acte d'« agression militaire » contre la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de la République islamique.

Le ministère a ajouté que l'attaque visait des installations chargées de la sécurité des frontières du pays et de la sûreté des voies maritimes internationales.

« Cette action, qui s'inscrit dans la continuité du comportement hostile et provocateur du régime américain à l'égard de la République islamique d'Iran, révèle le mépris total du pouvoir américain pour les principes fondamentaux du droit international et la Charte des Nations Unies », a-t-il souligné.

Conformément au droit inhérent de légitime défense garanti par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, les puissantes forces armées iraniennes ont riposté de manière proportionnée et efficace à l'acte d'agression américain, faisant preuve de vigilance, de détermination et déployant toute leur puissance, et empêchant ainsi les auteurs de l'agression d'atteindre leurs objectifs inavouables.

Le ministère a dénoncé les violations répétées du cessez-le-feu par les États-Unis, soulignant que Washington manque de volonté pour apaiser les tensions et rétablir la stabilité dans la région.

« Les violations répétées du cessez-le-feu par les États-Unis prouvent une fois de plus que ce pays n'a aucune intention de réduire les tensions et de renouer avec la stabilité, et qu'il met en péril la sécurité régionale par ses actions provocatrices », a-t-il affirmé.

Le ministère a tenu le gouvernement américain responsable de toutes les conséquences de ces actions illégales susceptibles d'entraîner une nouvelle escalade des tensions.

Selon le communiqué, la République islamique défendra sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts nationaux avec toute sa force et en mobilisant l'ensemble de ses capacités.

Dans un appel direct aux pays de la région, le ministère les a exhortés à respecter le principe de bon voisinage et à ne pas permettre aux agresseurs d'utiliser leur territoire ou leurs ressources pour concevoir ou perpétrer des actes d'agression contre l'Iran.

« Le ministère des Affaires étrangères appelle fermement les pays de la région à respecter le principe de bon voisinage et à adhérer au principe fondamental du droit international qui interdit de permettre aux parties agresseuses d'utiliser leur territoire et leurs installations pour concevoir et perpétrer des actes d'agression contre la République islamique d'Iran », indique le communiqué.

Le ministère a également appelé le Secrétaire général des Nations Unies, le Conseil de sécurité et les autres instances internationales compétentes à réagir rapidement et efficacement face aux violations flagrantes et persistantes du cessez-le-feu et aux manœuvres illégales des États-Unis, et à « empêcher la normalisation croissante des violations de la Charte des Nations Unies et des actes menaçant la paix et la sécurité régionales et internationales ».

Cette déclaration fait suite à un message publié sur X par le Commandement central américain (CENTCOM) indiquant que « il y a quelques instants, les forces du CENTCOM ont abattu quatre drones d'attaque iraniens unidirectionnels lancés en direction du détroit d'Ormuz ».

Le message affirmait que les drones d'attaque représentaient une menace immédiate pour le trafic maritime régional et que les forces américaines ont ensuite frappé des sites radar de surveillance côtière iraniens à Goruk et sur l'île de Qeshm afin de se prémunir contre de nouvelles attaques.

En représailles, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré dans un communiqué avoir ciblé deux bases aériennes américaines au Koweït et les installations restantes de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn en réponse à la dernière agression américaine.

Le CGRI a déclaré que quatre pétroliers en infraction, incités et guidés par l'armée américaine et sans coordination ni prise en compte des avertissements répétés de la marine du CGRI, ont tenté de quitter illégalement le détroit d'Ormuz tôt samedi matin.

Suite aux avertissements, l'un des pétroliers a été ciblé et intercepté, et les autres navires en infraction ont fait demi-tour, a-t-il précisé.

Source : Press TV Français
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06/06/2026

Financial Afrik, l’autre star des coulisses au raout de la BAD à Brazzaville (Confidentiel Afrique)

À l’occasion des 61e Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), tenues du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville au Congo, le média panafricain Financial Afrik a pris ses quartiers dans l’antre du Center Conference Kintélé via son play-one standing métallique aux fortes couleurs avec son équipe dynamique au charbon.

Un streaming en live qui a bousculé les codes et s’est imposé comme un acteur incontournable de la couverture médiatique. Amplitude d’un média qui porte la voix des décideurs qui transforment l’Afrique.

Confidentiel Afrique a prêté oreille et ses yeux à une star des coulisses. Financial Afrik a sorti le grand jeu. Dans le bric à broc des petits ruisseaux de Kintélé de Brazaville, une équipe dépêchée depuis Dakar (capitale sénégalaise) est à pied d’œuvre.

Grâce à des journalistes et techniciens déployés sur le terrain sous la houlette du tandem Diyé SARR et Dominique Mabika et à ses initiatives innovantes, ce journal fondé en 2013 par Adama Wade confirme une fois de plus son rôle de référence dans l’information économique et financière africaine.

Les dirigeants du monde sont passés dans la chaumière rose

Les Assemblées annuelles de la BAD, qui ont réuni gouverneurs, ministres et experts financiers du continent africain et le reste de la planète, ont bénéficié d’une couverture médiatique exceptionnelle de Financial Afrik.

Tout le gotha y est passé: aux grands et méticuleux soins de Financial Afrik web et TV. Le média panafricain, via son web studio aménagé la veille de l’ouverture des Assemblées annuelles de la BAD, au Centre a pu interviewer en direct plusieurs personnalités du monde des finances.

Cette initiative a marqué une avancée notable dans la manière de rendre compte des grands événements économiques africains, en alliant rigueur journalistique et technologique. Les équipes de Financial Afrik ont assuré une production quotidienne de journaux télévisés et de directs, offrant aux acteurs économiques et au grand public un suivi en temps réel des débats et des décisions.

Dominique Mabika et Soraya Bacary, journalistes, épaulés par Gilves Embounou (technicien), Diyé Sarr (marketing) et Adama Wade, le boss himself, ont incarné cette mobilisation exemplaire. Au four et au moulin, ils ont sorti de leurs tripes le meilleur.

Leur présence sur le terrain a permis de capter l’essence des discussions stratégiques, notamment autour de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD).

Un média enraciné dans l’Afrique

Créé en 2013 par le journaliste et éditorialiste Adama Wade, Financial Afrik, compagnon de plume à l’hebdomadaire International LES AFRIQUES, de Chérif Ismael AÏDARA, Directeur Éditorial de Confidentiel Afrique, est né de la volonté de combler le déficit d’information financière sur le continent.

Basé à Dakar, avec des antennes à Douala et Lomé, le journal s’est rapidement imposé comme une référence grâce à son réseau de correspondants présents dans les principales capitales africaines.

En 2018, la version anglophone Kapital Afrik est venue renforcer son ambition d’intégration des marchés financiers au-delà des barrières linguistiques. Le bien-fondé de ce média réside dans sa capacité à produire une information financière de qualité, affranchie des préjugés extérieurs.

«L’information est à la base de la vie de l’entreprise, de la formation des prix et du fonctionnement des marchés», a souligné Adama Wade dans une interview parue dans le quotidien d’Etat burkinabè, Sidwaya, en novembre 2021. Financial Afrik s’attache à générer du sens, plutôt qu’à rechercher le scoop, privilégiant l’intérêt général et l’utilité sociale.

Au fil des années, Financial Afrik a gagné la confiance des acteurs financiers africains et internationaux. Sa couverture des Assemblées annuelles de la BAD illustre cette reconnaissance: analyses stratégiques, dossiers approfondis sur la mobilisation des capitaux, la restructuration de la dette et la souveraineté financière du continent.

Le média a su mettre en lumière les enjeux de l’industrialisation et de la création de valeur locale, en phase avec les priorités de la BAD. Au-delà de l’événement, Financial Afrik organise chaque année les Financial Afrik Awards, devenus un rendez-vous incontournable célébrant l’excellence et l’innovation des leaders économiques africains.

Ces distinctions renforcent son image de média engagé dans la transformation du paysage financier du continent.

Par Chérif Ismael AÏDARA (Confidentiel Afrique)
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06/06/2026

GABON : Brice Oligui Nguema- Idrissa Nassa, la réalité de l’érection d’un siège social du groupe Coris Bank à Libreville (Confidentiel Afrique)

Le Pdg de la mégabanque Coris Bank International, Idrissa Nassa annonce la construction d’un siège social à Libreville, à l’issue d’une audience avec le Chef de l’État Brice Oligui Nguema. Un tournant stratégique dans la montée en puissance d’un groupe bancaire panafricain qui booste les économies du continent.

L’audience accordée le 5 juin 2026 par le président gabonais au PDG du Groupe Coris Bank, Idrissa Nassa, n’est pas un simple rendez‑vous protocolaire. Elle marque une inflexion stratégique dans l’évolution du paysage bancaire gabonais, désormais traversé par une montée en puissance assumée des groupes financiers africains.

Idrissa Nassa, l’architecte d’un capitalisme africain en mouvement

À la tête d’une délégation d’investisseurs burkinabè, Idrissa Nassa a présenté au chef de l’État “une série d’opportunités d’investissement couvrant le logement social, l’agriculture, l’élevage et les services financiers” glisse à Confidentiel Afrique, une source proche de la présidence gabonaise qui explique que “la cohérence des objectifs de l’État gabonais avec la philosophie du patron de Coris. Nous voulons ancrer durablement les capitaux africains dans les économies africaines, en privilégiant les secteurs productifs et les projets structurants.”

La solidité financière du groupe panafricain Coris Bank se confirme à travers une trajectoire de croissance robuste et une gestion rigoureuse de ses indicateurs de performance, consolidée par les très bons résultats de ses filiales et de sa maison-mère à la BRVM.

Reflet de cette dynamique, Coris Bank International adossée sur une excellente santé financière et la qualité de son profil de crédit du groupe sont d’ailleurs régulièrement saluées par les agences de notation comme Bloomfield Investment Corporation, qui réaffirme de manière constante ses excellentes notes de AA (long terme) et A1 (court terme) avec une perspective stable, témoignant d’une position de leader résiliente face aux chocs macroéconomiques régionaux.

Un secteur bancaire gabonais en recomposition

Longtemps dominé par les filiales de groupes européens et marocains, le système bancaire gabonais connaît depuis une décennie une transformation profonde.

L’arrivée de Coris Bank s’inscrit dans cette dynamique où les acteurs panafricains gagnent du terrain, profitant du retrait progressif de certains établissements internationaux- un phénomène déjà observé au Tchad et dans plusieurs pays d’Afrique centrale.

Le Gabon, avec son revenu par habitant parmi les plus élevés d’Afrique subsaharienne et sa stratégie de diversification hors pétrole, attire naturellement ces nouveaux investisseurs africains en quête de marchés solides et solvables.

Le président Brice Oligui Nguema a rappelé les attentes du gouvernement qui portent avant tout sur un financement massif du logement, un soutien accru aux activités productives et une meilleure couverture bancaire dans l’intérieur du pays pour renforcer l’inclusion financière.

Autant de chantiers où Coris Bank, forte de son expertise dans le financement des PME et des projets structurants, apparaît comme un partenaire naturel.

Un siège social à Libreville, symbole de puissance et d’ancrage

Le Groupe Coris Bank International a annoncé la construction prochaine de son siège social à Libreville, signe tangible de son ambition de s’inscrire dans la durée et de participer activement à la transformation économique du pays.

Le paysage bancaire gabonais, caractérisé par une forte concentration, s’articule autour de 8 établissements de crédit en activité, le marché restant largement dominé par BGFIBank, leader national et sous-régional, aux côtés d’autres acteurs majeurs tels que l’Union Gabonaise de Banque (UGB) et AFG Bank. En matière de réglementation, le secteur fait face à un tournant structurel majeur : la COBAC (Commission Bancaire de l’Afrique Centrale) a récemment décidé de porter le capital social minimum des banques de 10 à 25 milliards de FCFA, obligeant les principales institutions à d’importantes manœuvres de recapitalisation pour renforcer leur solidité financière.

Le niveau de financement de l’économie se densifie avec un volume global des crédits distribués qui avoisine les 2 300 milliards de FCFA (portant le total du bilan agrégé du secteur au-delà des 4 500 milliards de FCFA). Cette offre de crédit s’oriente massivement vers le secteur privé, qui absorbe 78 % des financements bancaires, notamment au profit des secteurs de l’énergie, de l’agriculture et des industries extractives.

Enfin, sur le plan de l’inclusion financière, le Gabon affiche un taux de bancarisation d’environ 30 %, un niveau qui se situe nettement au-dessus de la moyenne d’Afrique subsaharienne, reflétant une dynamique de modernisation constante malgré un contexte monétaire sous-régional rigoureux.

Au‑delà de la seule dimension bancaire, la visite de la délégation burkinabè illustre une tendance lourde : la consolidation des partenariats Sud‑Sud, où les capitaux africains prennent progressivement la place laissée vacante par les acteurs extra‑continentaux.

Le burkinabè drissa Nassa, par son influence et sa vision, incarne cette nouvelle génération de bâtisseurs financiers africains qui redessinent les équilibres économiques du continent.

Par Oussouf DIAGOLA et Chérif Ismael AÏDARA (Confidentiel Afrique)
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