auprès de ses partenaires. L’objectif initial était d’établir une méthodologie de collaboration entre les différents responsables du développement d’un enfant présentant des besoins éducatifs spécifiques : la famille, l’école et les thérapeutes. Le centre vise à donner les moyens aux établissements scolaires et particulièrement aux enseignants d’adapter leur pédagogie et de proposer des aménagements pour que l’enfant puisse avoir accès à une scolarité adaptée à ses besoins. Le renforcement des capacités des enseignants est ainsi considéré comme prioritaire pour que l’établissement s’approprie pleinement la méthodologie adéquate. L’ambition de Trait d’Union est désormais d’intervenir auprès d’un maximum d’écoles partenaires et de diversifier ses actions en intervenant également auprès des collèges et des établissements techniques. Les missions
Accompagner les écoles dans l’adoption d’une pédagogie inclusive à travers la formation et l’accompagnement des enseignants, coordinateurs et directeurs d’établissement. Coordonner la sensibilisation des parents, des élèves et des professionnels à l’éducation inclusive.
Être un centre de documentation et de ressources pour la région du Sud-Liban dans le domaine des troubles de l’apprentissage et du comportement, ainsi que de la déficience intellectuelle légère. Le public visé
Le centre de ressources et d’orientation Trait d’Union œuvre, dans les écoles maternelles et primaires, et plus récemment techniques, à l’inclusion scolaire des enfants présentant :
des difficultés et troubles d’apprentissage (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, etc.) ;
des déficiences cognitives légères ;
des difficultés et troubles du comportement. Les activités
Le programme actuel de Trait d’Union se déroule sur trois années avec une combinaison d’apprentissages théoriques (7 sessions de formation par an), de travail sur des cas pratiques, de visites de suivi dans les écoles. En 2014-2015, Trait d’Union a développé les capacités d’un noyau d’enseignants dans les écoles partenaires et a ainsi formé 70 enseignants d’école maternelle et primaire aux problématiques de l’inclusion. Un enseignant référent a été désigné dans chaque école en tant que responsable et support pour l’application des méthodes enseignées. Pour l’année 2014-2015, six écoles ont participé au programme : cinq privées et une publique. Pour l’année 2015-2016, Trait d’Union travaille auprès de trois nouvelles écoles dont deux publiques pour l’implémentation de son projet. Deux écoles techniques seront de même concernées par la formation. L’éducation inclusive
On distingue trois niveaux d’inclusion :
Inclusion sociale : L’école dispose d’un département spécialisé dans lequel les enfants à difficultés passent l’intégralité de leur apprentissage. Les temps de récréation sont les seuls en commun avec les autres élèves de l’établissement. Inclusion partielle : L’école dispose d’un département spécialisé pour certaines matières. L’élève à besoins éducatifs spécifiques alterne entre classe régulière et classe spécialisée. Inclusion totale : L’enfant à besoins éducatifs spécifiques est pleinement intégré au sein d’une classe ordinaire et l’enseignant adapte le programme aux difficultés de l’enfant.
À l’heure actuelle, Trait d’Union accompagne l’école partenaire vers la mise en place du type d’inclusion qui lui convient le mieux et essaie de proposer toutes les stratégies et adaptations disponibles. Le travail sur les trois ans est couronné par la formalisation, avec l’aide de l’enseignant référent et de la direction, de la méthodologie que l’école souhaite mettre en place pour venir en aide aux enfants à besoins éducatifs particuliers. Organisation et méthodologie
L’équipe pluridisciplinaire qui compose le centre – psychologue, orthophoniste, psychomotricienne, orthopédagogue – coordonne la préparation des apprentissages théoriques et intervient directement dans les écoles auprès des équipes pédagogiques. La méthodologie de Trait d’Union est fondée sur le renforcement des capacités. Il s’agit de donner progressivement les moyens aux établissements, et particulièrement aux enseignants, d’adapter le programme et de proposer des aménagements. Ainsi les écoles seront en mesure de remédier aux difficultés d’apprentissage plutôt que d’exclure les élèves qui en souffrent.