MDC Tech

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17/07/2026

[Ah Ben Mince Alors]
Quand on parle d’intensité électrique, on imagine souvent des électrons qui filent à toute vitesse dans les conducteurs, un peu comme de l’eau dans un tuyau.

En réalité, c’est un peu plus subtil.
Les électrons se déplacent bien, mais lentement. Ce qui se propage très rapidement dans le circuit, c’est surtout la perturbation du champ électromagnétique.
Elle met presque simultanément en mouvement les électrons déjà présents partout dans les conducteurs.

Autrement dit, ce ne sont pas les mêmes électrons qui partent de la centrale, traversent toute l’installation et arrivent instantanément dans ton appareil. Les électrons sont déjà là.
L’ordre de mouvement, lui, se propage très vite.
L’intensité, c’est justement cette quantité de courant qui circule dans le circuit. Plus elle est importante, plus l’effet produit peut être important : moteur qui tourne, lampe qui éclaire, résistance qui chauffe… ou conducteur qui souffre si le passage du courant se fait dans de mauvaises conditions.
Parce que lorsqu’un courant traverse un élément, il peut produire de la chaleur.
Et plus le chemin est difficile, plus il résiste au passage du courant, plus ça chauffe.
C’est un peu comme marcher sur un chemin facile ou grimper dans une pente avec un sac sur le dos. Dans les deux cas, on avance. Mais dans le second, l’effort est plus important, et on finit vite par transpirer.

En électricité, cette “difficulté du chemin”, c’est la résistance.
Un conducteur bien dimensionné laisse passer le courant sans trop chauffer. Une connexion mal serrée, un câble trop petit, une borne oxydée ou un mauvais contact rendent le passage plus difficile. Le courant peut encore passer, mais localement, ça chauffe davantage.

C’est aussi pour ça qu’on dit souvent que l’électricité prend le chemin le plus simple. En réalité, elle peut emprunter plusieurs chemins à la fois, mais elle circule davantage là où la résistance est la plus faible comme on choisirait en priorité un itinéraire moins encombré sur la route.

Et c’est précisément ce principe que l’on exploite pour protéger les personnes.

On cherche à offrir au courant un chemin plus favorable que le corps humain : une liaison à la terre, un conducteur de protection, une équipotentialité, des masses correctement raccordées. Si un défaut apparaît, le courant doit prendre ce chemin prévu pour lui, faire réagir les protections, et éviter autant que possible de traverser une personne.

L’intensité, ce n’est donc pas seulement “du courant qui passe”.
C’est une circulation qui dépend du chemin, de sa résistance, de la durée, et de ce que ce courant traverse.

Mais alors, quand un câble ou une connexion chauffe, est-ce toujours parce que l’intensité est trop élevée, ou parfois parce que le chemin du courant est devenu trop difficile ?

15/07/2026

C'est parti pour un petit saut de quelques jours à Madinina
Pas le temps de visiter, ce sera pour une autre fois 😉

10/07/2026

[Ah Ben Mince Alors]

Une installation peut fonctionner parfaitement… tout en étant déjà en train de chauffer.

C’est tout le piège des défauts de serrage. Quand un conducteur est mal serré, le courant peut encore passer, la lampe s’allumer, la machine tourner, et pourtant le point de connexion peut devenir dangereux.

Le problème, c’est que le courant ne passe plus dans de bonnes conditions.
Le contact réel entre le conducteur et la borne devient moins bon, la résistance augmente localement, et cette petite zone commence à chauffer.
Au début, ce n’est pas forcément visible. Puis l’échauffement abîme l’isolant, fatigue la borne, oxyde les surfaces, dégrade encore le contact, et le défaut s’aggrave.
C’est souvent comme ça qu’un simple mauvais serrage peut finir en odeur de chaud, en borne noircie, en plastique fondu, en arc électrique ou en départ de feu.

Et ce n’est pas seulement une question de “serrer plus fort”. Un bon serrage, ce n’est pas écraser le conducteur jusqu’à se rassurer.
C’est utiliser la bonne borne, le bon conducteur, le bon outils, et respecter le serrage prévu par le fabricant.

Le cas des plusieurs conducteurs dans une même borne est encore plus piégeux.
On se dit parfois que si les fils rentrent, c’est que ça doit aller. µ
Sauf qu’une borne n’est pas un logement improvisé. Elle est prévue pour un certain nombre de conducteurs, certaines sections, certains types de conducteurs, et parfois un montage très précis.
Quand on met deux conducteurs de sections différentes dans la même borne, le plus gros peut être correctement serré pendant que le plus petit ne l’est presque pas.
Visuellement, tout semble en place. En réalité, l’un des deux conducteurs peut avoir un contact médiocre, chauffer, se desserrer avec le temps ou provoquer une panne intermittente.

C’est encore plus vrai quand on mélange rigide, souple, embout mal adapté ou conducteur abîmé. Le serrage peut donner une impression correcte, mais le contact électrique, lui, ne l’est pas forcément.

C’est pour ça qu’un tableau propre visuellement n’est pas toujours un tableau sûr.
Une connexion électrique, ce n’est pas juste “un fil dans un trou”. C’est un point de coupure, donc un point qui doit être mécaniquement fiable et électriquement correct.

Alors, question terrain :
Sur un tableau électrique, quels signes te font soupçonner en premier un défaut de serrage ou une mauvaise connexion ?

05/07/2026

[Ah Ben Mince Alors]
Sur une ligne aérienne, on voit souvent des conducteurs fixés à des poteaux ou à des pylônes par des pièces en verre, en porcelaine ou en composite.
À première vue, on pourrait croire qu’elles servent simplement à tenir le câble en place.
En réalité, les isolateurs font bien plus que ça : ils tiennent mécaniquement le conducteur tout en empêchant l’électricité de rejoindre le support.

Et ce n’est pas rien, parce qu’un conducteur aérien peut être soumis à des efforts importants : son propre poids, le vent, les vibrations, les changements de température, les angles de ligne ou les efforts d’ancrage.
L’isolateur doit donc être solide, mais il doit aussi empêcher le courant de passer là où il ne doit pas passer.

C’est pour cela que sa forme est aussi importante que sa matière.
Les nervures, les jupes et les ondulations ne sont pas décoratives.
Elles allongent le chemin que l’électricité devrait parcourir à la surface de l’isolateur pour rejoindre le support.
Cette ligne de fuite devient essentielle quand l’isolateur est exposé à la pluie, à l’humidité, au sel, à la poussière ou à la pollution.
Un isolateur propre et sec isole très bien. Mais sur le terrain, il n’est jamais dans un laboratoire. S’il est humide ou encrassé, l’électricité peut chercher à contourner l’isolant en passant par sa surface. La forme de l’isolateur sert donc à rendre ce contournement beaucoup plus difficile.

C’est aussi pour cela que le nombre d’éléments augmente avec la tension. Plus la tension est élevée, plus il faut de distance d’isolement et de ligne de fuite.
Sur les lignes haute tension, on retrouve donc des chaînes composées de plusieurs isolateurs.
On dégrossit parfois la tension d’une ligne en comptant les “galettes” d’une chaîne et en multipliant ce nombre par environ 10000 V, mais cela reste une estimation très grossière, car beaucoup d’autres paramètres entrent en jeu.
Chaque élément ajoute de la distance, de la tenue électrique et une marge supplémentaire face aux conditions extérieures.

L’organisation en une ou deux chaînes n’est pas choisie au hasard non plus. Une seule chaîne peut suffire dans beaucoup de cas, mais deux chaînes peuvent être utilisées pour mieux répartir les efforts, renforcer la tenue mécanique ou apporter davantage de sécurité sur certains points sensibles de la ligne.
Ce n’est donc pas uniquement une question de tension, mais aussi d’efforts, d’environnement, de position sur le réseau et de niveau de sécurité recherché.

Finalement, un isolateur n’est pas juste une pièce qui “ne conduit pas”.
C’est une pièce qui tient, qui sépare, qui rallonge les chemins possibles du courant et qui doit rester efficace dehors, sous la pluie, dans le vent, avec la poussière, le sel ou la pollution.

Alors, question terrain :
Sur une ligne aérienne, qu’est-ce qui fatigue le plus un isolateur selon toi : la tension, l’effort mécanique ou l’environnement ?

28/06/2026

[Ah Ben Mince Alors]

Il existe une sécurité électrique que beaucoup de professionnels connaissent, mais que l’on voit assez rarement sur le terrain, surtout en basse tension classique : la Mise À la Terre et en Court-Circuit, la fameuse MALT/CC.

Dit comme ça, ce n’est pas très vendeur. Et pourtant, c’est l’une des étapes les plus fortes dans une vraie démarche de sécurisation.

Le paradoxe, c’est qu’on parle d’une opération primordiale, mais que beaucoup d’interventions se font sans elle.
En résidentiel ou en petit tertiaire, on sectionne, on condamne, on vérifie l’absence de tension, et on considère souvent que le risque est maîtrisé.
Dans beaucoup de cas, c’est déjà une très bonne base, voire même suffisant.

Mais est-ce une sécurité totale ?
Pas toujours.
Une installation coupée peut redevenir dangereuse : réalimentation accidentelle, erreur de manœuvre, groupe électrogène, onduleur, retour par un autre circuit, tension induite…
Ce sont des situations rares, mais pas impossibles.

Et c’est là que la MALT/CC prend tout son sens.
Elle ne sert pas seulement à constater que l’installation est hors tension.
Elle sert surtout à faire en sorte que, si une tension réapparaît, elle ne surprenne pas l’intervenant.

En reliant les conducteurs entre eux et à la terre avec un dispositif prévu pour cela, on impose un chemin maîtrisé au courant éventuel.
Si une réalimentation intempestive arrive, elle doit provoquer une réaction de l’installation ou des protections, pas traverser le corps de celui qui travaille ni générer un arc électrique catastrophique.

C’est un peu la différence entre une sécurisation à 80 % et une sécurisation à 100 %.
À 100 %, on a aussi prévu le cas où quelque chose ne se passerait pas comme prévu.

C’est pour ça qu’elle est obligatoire en haute tension, et bien plus fréquente dans certains environnements industriels.
Là, on ne se contente pas de dire : “Normalement, c’est coupé.”

La MALT/CC, c’est un peu comme un contrat d’assurance.
Tant que tout se passe bien, on peut avoir l’impression qu’elle ne sert à rien. Jusqu’au jour où une tension revient.
Et ce jour-là, ce qui semblait inutile devient précisément ce qui évite l’accident.

Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’on doit la réaliser partout.
En résidentiel ou en petit tertiaire, elle est rarement mise en œuvre. Mais il faut toujours y penser. Toujours la considérer.
Et si l’on décide de ne pas la réaliser, ce doit être en connaissance de cause, après analyse des risques de réalimentation accidentelle, intempestive ou induite.

Parce que la sécurité électrique, ce n’est pas seulement appliquer une routine. C’est aussi savoir pourquoi on fait une étape, et pourquoi, parfois, on ne la fait pas.

Alors, question terrain :
Sur une installation que l’on croit parfaitement coupée, quelles situations pourraient malgré tout faire réapparaître une tension dangereuse ?

28/06/2026

Pendant des années, j'ai expliqué à mes stagiaires que le métier d'électricien se joue souvent dans les détails. Une mesure mal interprétée, un serrage négligé, une protection mal choisie, un schéma qu'on applique sans l'avoir compris...
Ce sont souvent ces petites choses qui font la différence entre un poseur et un professionnel capable d'analyser, comprendre et décider.

Cette idée ne concerne d'ailleurs pas uniquement l'électricité.
Dans "ni Héros, ni Fantôme", j'aborde finalement le même sujet sous un autre angle.
Ce qui nous construit n'est pas toujours spectaculaire. Ce sont souvent des détails que l'on croit anodins : une rencontre, une phrase, une absence, une décision prise presque sans y penser.
Des choses auxquelles on ne prête pas attention sur le moment, mais qui finissent pourtant par nous définir.

Que ce soit dans mon métier de formateur ou dans ce livre, je crois profondément que ce que l'on considère comme un détail est souvent ce qui fait toute la différence.
Les fondations d'une installation ... Ou celles d'une vie.

"ni Héros, ni Fantôme" est disponible en librairie, sur les plateformes en ligne et en ebook.

23/06/2026

[Ah Ben Mince Alors]

Une clôture électrique peut envoyer plusieurs milliers de volts et, dans la plupart des cas, elle provoque surtout une bonne frayeur. On la touche, ça claque, on sursaute, on retire la main, et le message est compris immédiatement.

Pourtant, plusieurs milliers de volts, ça semble énorme.
Alors pourquoi ne compare-t-on pas simplement cette tension avec le 230 V de la maison ?

Parce que la tension n’est que le point de départ.
Sans tension, il n’y a pas de courant. Et sans courant, il n’y a pas d’énergie électrique transmise au corps.

Mais la tension seule ne suffit pas à raconter toute l’histoire.
Ce qui devient déterminant, c’est l’énergie réellement délivrée.
Il faut regarder combien de courant traverse le corps, pendant combien de temps, par quel trajet, et avec quelle quantité d’énergie au final.

Une clôture électrique est conçue pour envoyer des impulsions brèves, espacées et limitées. Son but n’est pas de maintenir un courant dans le corps, mais de provoquer une réaction immédiate.
Elle surprend. Elle fait reculer.
Mais elle ne fonctionne pas comme une alimentation continue.

Le défibrillateur automatisé externe, lui, envoie un choc électrique contrôlé. Il analyse l’activité du cœur, vérifie si le choc est nécessaire, puis délivre une énergie précise pendant un temps très court.
Son objectif n’est pas de repousser, mais de tenter de remettre de l’ordre dans une activité cardiaque désorganisée.

Le taser utilise aussi une tension élevée et des impulsions, mais avec un autre objectif : perturber temporairement la commande musculaire.
Là encore, ce n’est pas simplement “beaucoup de volts” mais une énergie envoyée d’une certaine manière, pendant une certaine durée, avec un effet recherché bien précis.

La clôture cherche à faire reculer, lee DAE à sauver, le taser à neutraliser.

Dans les trois cas, on parle d’électricité appliquée au corps, mais pas dans les mêmes conditions.

Et c’est là qu’il faut revenir à notre fameux 230 V.
Lui, il paraît presque banal. On le retrouve dans les prises, les rallonges et les appareils du quotidien. Il ne semble pas aussi impressionnant qu’une clôture, qu’un taser ou qu’un défibrillateur.
Et pourtant, il peut tuer
Parce que le 230 V n’est pas une impulsion volontairement limitée. C’est une source d’énergie disponible, capable de maintenir un courant dans le corps tant que le contact existe et tant que la protection n’a pas coupé.
Si ce courant traverse le thorax, si la peau est humide, si le contact dure ou si la coupure ne se fait pas assez vite, le danger devient très sérieux.

Voilà pourquoi les comparaisons rapides sont trompeuses.
Une tension élevée impressionne, mais elle ne dit pas tout.
Le vrai sujet, c’est l’énergie que le corps reçoit réellement.

Mais alors pourquoi une clôture électrique à plusieurs milliers de volts peut surtout faire reculer, alors qu’un contact prolongé en 230 V peut devenir mortel ?

14/06/2026

[Ah Ben Mince Alors]

On peut mesurer un courant sans toucher le cuivre ?
Oui, et c’est tout l’intérêt des tores de mesure, ces anneaux que l’on installe autour d’un conducteur pour mesurer le courant qui le traverse, sans couper le câble et sans se mettre directement en série dans le circuit.

Le principe est simple : quand un courant circule dans un conducteur, il crée un champ magnétique autour de lui.
Le tore observe cet effet magnétique et le transforme en information exploitable par un appareil de mesure, un compteur, un automate, un délesteur ou un système de supervision.

En clair, on ne mesure pas le courant en le faisant passer directement dans l’appareil; on le mesure par induction.
C’est un peu comme observer les vagues produites par un bateau pour deviner son passage. On se doute bien qu'un paqueot fera plus de remous qu'une petite embarcation.

C’est très pratique lorsque les intensités sont élevées, car on évite de faire passer de gros courants dans les appareils de mesure.
On retrouve ces tores dans les tableaux électriques, les analyseurs d’énergie, les installations photovoltaïques, les bornes de recharge, les délesteurs ou les armoires industrielles.

Mais attention : un tore ne se place pas n’importe comment.
Pour mesurer le courant d’un circuit, on entoure généralement un seul conducteur actif. Si on fait passer la phase et le neutre ensemble dans le même tore, leurs effets magnétiques s’opposent et peuvent s’annuler.
La mesure devient alors nulle, ou presque.

Et c’est justement là que le parallèle avec le différentiel devient intéressant.
Dans un dispositif différentiel, phase et neutre passent ensemble dans un tore. Mais le but n’est pas de mesurer la consommation mais de vérifier que tout le courant qui part revient bien; sinon, c'est qu'il y a une fuite de courant.
Même principe physique, mais pas le même objectif.

Attention toutefois : lorsqu’un tore de mesure, ou transformateur de courant, est en mesure active, il ne faut jamais débrancher ses bornes de sortie à vide. Avant toute intervention, il faut le mettre en court-circuit, afin d’éviter l’apparition d’une tension élevée qui pourrait devenir dangereuse.

Alors, question terrain :
Si tu fais passer la phase et le neutre d’un même circuit dans un tore de mesure classique, tu t’attends à lire une intensité importante, faible, ou presque nulle ?

11/06/2026

[Ah Ben Mince Alors]

Un petit bouton peut commander un gros moteur ?
Eh oui !
Et c’est précisément pour ça qu’on utilise un contacteur.

Parce qu’en électricité, on évite de faire passer une grosse puissance dans un petit organe de commande.
Un interrupteur, un bouton-poussoir, une horloge ou un thermostat peuvent très bien donner un ordre.
Mais ce n’est pas forcément à eux d’encaisser directement l’intensité d’un chauffe-eau, d’une pompe, d’un compresseur ou d’un moteur.
Leur rôle, c’est de commander, pas de porter toute la puissance.
C’est un peu comme une personne qui ouvre une écluse : elle n’apporte pas elle-même toute la force de l’eau, mais par une petite action, elle permet à quelque chose de bien plus puissant de se mettre en mouvement

C’est là que le contacteur entre en scène.
Il fait le lien entre deux circuits bien séparés : le circuit de commande, qui donne l’ordre, et le circuit de puissance, qui alimente réellement l’équipement.

Et cette séparation est importante.
Si un problème arrive côté commande, comme un court-circuit sur un bouton ou un défaut dans un petit circuit de pilotage, il ne se répercute pas directement sur toute la partie puissance.
Chaque circuit garde son rôle, ses protections et ses contraintes.

Quand le contacteur reçoit l’ordre, il ferme ses contacts, et la puissance peut passer.
C’est tout l’intérêt du système.

En résidentiel, on le connaît surtout avec le chauffe-eau en heures creuses. Le compteur ou l'horloge donne l’ordre, le contacteur se ferme, et le chauffe-eau est alimenté au bon moment.

Mais on peut aussi le retrouver pour une pompe de piscine, un surpresseur, un éclairage extérieur puissant, une borne de recharge ou un chauffage électrique.

En industrie, il est partout.
Dès qu’il y a des moteurs, des pompes, des convoyeurs, des ventilateurs, des compresseurs ou des machines, il n’est jamais très loin.

Mais attention !
Un contacteur commande. Il ne protège pas à lui seul.
Ce n’est pas un disjoncteur. Ce n’est pas un différentiel.
Ce n’est pas non plus un relais thermique.

Il reçoit un ordre, puis il ouvre ou ferme un circuit de puissance.
Il ne réfléchit pas; il exécute.
On pourrait dire que c’est le muscle de l’installation.
Le cerveau donne l’ordre.
Le contacteur fait passer la puissance.
Et quand on comprend ça, les armoires électriques deviennent tout de suite un peu moins mystérieuses.

Alors, petite question :
Lors de quels contrôles sur une installation faut-il penser à la présence éventuelle de contacteurs ?

04/06/2026

[𝑨𝙝 𝑩𝒆𝙣 𝑴𝒊𝒏𝒄𝒆 𝘼𝒍𝙤𝙧𝒔]
Quand on parle d'électricité, on pense souvent aux prises, aux disjoncteurs ou aux appareils. Pourtant, les véritables travailleurs de l'ombre sont les conducteurs.

Leur mission est simple : transporter l'énergie d'un point à un autre.

Mais plus un conducteur est fin, plus il s'oppose au passage du courant. Cette opposition s'appelle la résistance.
Imaginez devoir faire passer tout un groupe de personnes dans un couloir étroit. Ça ralentit, ça se bouscule, ça frotte... et tout le monde finit par avoir chaud.
Dans un câble, les électrons subissent un phénomène comparable. Une partie de l'énergie est transformée en chaleur : c'est l'effet Joule.
C'est pour cette raison qu'un conducteur trop petit chauffe davantage et gaspille une partie de l'énergie qu'il transporte.

D'ailleurs, les électriciens ne parlent pas du diamètre d'un conducteur mais de sa section, exprimée en mm². Le diamètre n'est réellement utile que pour un conducteur parfaitement cylindrique, alors que ce qui nous intéresse est la quantité de matière disponible pour laisser passer le courant.

Tous les métaux ne se valent pas non plus. Le cuivre reste la référence dans les bâtiments, tandis que l'aluminium, plus léger et plus économique, est souvent utilisé sur les fortes sections et les réseaux de distribution.

Autour du conducteur se trouve également l'isolant. Son rôle est de protéger les personnes et d'empêcher le courant de prendre un chemin imprévu. Mais il a aussi un défaut : il retient la chaleur.
C'est pourquoi les câbles multiconducteurs, pourtant très pratiques à installer, ne sont pas toujours idéaux pour le refroidissement. Regrouper plusieurs conducteurs dans une même gaine revient un peu à mettre une couette autour de plusieurs duvets : c'est pratique, mais la chaleur s'évacue moins facilement.

Finalement, choisir un conducteur ne consiste pas seulement à faire passer un courant. Il faut aussi limiter les pertes, maîtriser les échauffements et préserver les isolants.
Parce qu'en électricité, un conducteur trop petit ne transporte pas seulement moins bien l'énergie... il la transforme en chaleur.

Et vous, vous êtes plutôt de la TEAM "Prévoir gros au cas où" ou de la TEAM "Maîtriser juste ce qu'il faut" ?

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