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18/07/2018

https://www.africanexponent.com/post/ubuntu-applying-the-african-cultural-concept-to-business-75
Nelson Mandela would have been 100 years today, the 18th of July.

18/07/2018

UBUNTU, L’APPLICATION DU CONCEPT CULTUREL AFRICAIN AUX AFFAIRES

La société africaine est caractérisée par des multitudes de groupes ethniques avec des croyances et des pratiques diverses ayant en commun le concept culturel africain d’ubuntu, que si appliqué dans les opérations des entreprises africaines, a le potentiel de créer de forts partenariats commerciaux et des organisations ayant le développement de la communauté en vue.

Ubuntu est un mot africain Nguni qui signifie l’humanité aux autres et détient un sens correspondant de ‘Je suis qui je suis grâce aux autres’. Ubuntu est fondamentalement la capacité d’être humain et d’attacher plus d’importance au bien de la communauté qu’à l’intérêt en soi. Il affirme aussi le respect pour les autres en se manifestant par des actes humains dans la société, la politique et l’économie.

Ce concept, si observé sur une grande échelle, a le potentiel d’éradiquer les cancers à la croissance économique en Afrique tels que la cupidité, la corruption et la fraude. Si appliqué aux affaires, le concept d’ubuntu peut établir des partenariats commerciaux et des activités et des stratégies institutionnelles progressifs qui encouragent la croissance économique des communautés africaines en général.
Les activités des organisations qui utilisent ubuntu dans leurs principes de base comprennent celles relatives à la responsabilité sociale telle que l’approvisionnement des bourses scolaires, la construction des écoles et des hôpitaux, la prestation de la formation commerciale gratuite aux individus dans les communautés pauvres et les activités de développement communautaire de telle nature.
Les organisations qui rendent à la communauté à travers de telles activités contribuent de ce fait au développement des sociétés africaines.

En plus, le concept d’ubuntu peut s’appliquer aux stratégies commerciales qui encouragent l’établissement des partenariats et de réseaux commerciaux progressifs puisqu’Ubuntu exige que ‘ une personne est qui il est grâce aux autres’.

Kevin Chaplin (2006) dans son papier de recherche intitulé ‘L’Esprit Ubuntu dans les Communautés Africaines’ remarque que les fêtes de réseautage commercial d’ubuntu en Afrique du sud a amené autour de la table des personnes d’affaire de couleurs, de cultures et de religions différentes venant des entreprises et des intérêts différents pour développer des amitiés, des connexions commerciales et des partenariats commerciaux durables basés sur ubuntu.

La recherche menée par Chaplin a trouvé que ces fêtes commerciales d’ubuntu donnent aussi des aperçus commerciaux émergeants aux personnes d’affaires, offrent de perspectives de leadership exceptionnel, stimulent des opportunités collaboratives et modèlent de nouveaux moyens ouverts en vue des partenariats fiables à travers des milieux raciaux, culturels et religieux pour émerger au sein du secteur économique sud-africain.

De plus, le concept d’ubuntu se manifeste dans le Programme 2063 de l’Union Africaine comme la forme de conscience requise pour cultiver l’unité de but et le Panafricanisme. Bien que ce ne soit pas directement cité dans son mot Nguni, ubuntu est présent dans le Programme 2063 qui déclare que la culture africaine en tant que déterminant clé du changement en Afrique comme indiqué sous la section 44 que, « La culture, l’héritage et une identité et un destin commun sera le centre de toutes nos stratégies afin de faciliter une approche panafricaine et la renaissance africaine ».

Ceci est remarqué dans la manière dont il parle des facettes d’ubuntu, telles que l’unité, le service pour le peuple et la coopération en vue de développer l’économie de l’Afrique comme dans la section 29 du Programme 2063 qui déclare que, « L’Afrique sera un continent où les institutions sont au service de son peuple. Les citoyens participeront activement au développement et à la gestion sur les plans sociaux, économiques et politiques. Les institutions publiques compétentes et professionnelles fondées sur les règles et le mérite serviront le continent et prêteront des services efficaces. Les institutions à tous les niveaux du gouvernement seront développementales, démocratiques et responsables ».

Le futur de la croissance économique africaine semble alors être celui qui utilise le concept culturel africain d’ubuntu pour créer des partenariats commerciaux productifs avec une fondation de l’humanité et la solidarité de but en vue de l’amélioration du continent africain pour tous ses habitants. Ce concept peut être aussi appliqué par les start-ups dans leurs initiatives pour la croissance en établissant des partenariats et des efforts collaboratifs pour rendre leurs entreprises plus efficaces et expansives pas seulement pour leur propre bien mais aussi pour le bien des communautés africaines.

Source : https://www.africanexponent.com
Traduit de l’anglais vers le français
Ce 18 juillet, Nelson Mandela aurait eu 100 ans.

16/07/2018

ALIKO DANGOTE’S FOUR LESSONS ON WHAT MAKES AFRICA WORK

Present at Financial Times’ African summit on the 9th of last October, the Nigerian magnate delivered some lessons on the “Dangote method”.
In London, the founder of Dangote Group voiced out his opinion for about thirty minutes on the theme: “What Makes Africa Work? – A Leader’s View”. Jeune Afrique listed the 4 most important points of his speech.

1. THE ENTIRE VALUE CHAIN MUST BE INTEGRATED
“We are no longer going to continue importing everything”, affirms Dangote. For the Nigerian billionaire, the key to success is “upward vertical integration”. Behind this technical term is hidden an ambitious industrial strategy: whereas the sugar refineries of the Dangote Group were importing sugar from Brazil, they have now developed sugarcane cultivation in Nigeria to supply themselves locally.
This method is applied in the other branches of the group (sugar, rice, cement, fertilisers) and could constitute the basis of a development strategy of African economies, allowing them to attain self-sufficiency in many sectors.

2. AGRICULTURE MUST BE PRIORITISED
Aliko Dangote is henceforth interested in agriculture, motivated by the fact that “98% of the milk consumed in Nigeria is imported”. Owning many rice processing plants, his group has equally invested in rice production with the objective of feeding not only Nigeria but also the rest of West Africa. He notably emphasizes the risk of depending on imports since he foresees a rise in freight costs in the years to come.

3. WE MUST HAVE A BROAD VIEW AND INVEST IN THE LONG TERM
Reminiscing the financial risks he had in his beginnings, Dangote calls African entrepreneurs to have a broad view and invest in the long term. He notably recalled that by 2100, Africa was going to represent 50% of the world’s population as against the present population of 30%, representing a demand which would need to be satisfied.
In this logic, Dangote’s new bet is an investment of 12 billion dollars for the construction of a refinery with a production capacity of 650 000 barrels per day near Lagos, which will be able to supply the West and Central African markets when it starts operating.

4. IT IS NOT THE GOVERNMENT’S DUTY TO CREATE JOBS
Final recommendation of the Nigerian magnate: it is not the States that must create jobs but entrepreneurs. The action of governments must be limited to creating an environment favourable to the private sector. Two priorities for the authorities: a supply of stable electricity and forecasted economic policies.

Translated into English from JEUNE AFRIQUE Magazine

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