Geuthner
La Librairie Orientaliste Paul Geuthner, fondée en 1901, publie des ouvrages de sciences humaines sur le Proche-Orient et le Moyen-Orient. Au nombre des disciplines représentées, on compte l'histoire (de l'art, politique, des religions), l'archéologie, la linguistique, la philosophie, ou encore la critique littéraire et la musicologie. Le catalogue, riche de plus de 1000 titres, comporte également
07/05/2026
📗 Actualités📗 : Les Éditions Geuthner, Zeina Saleh Kayali & Sylviane Moukheiber vous invitent à nous rejoindre aux Étonnants Voyageurs à Saint-Malo pour un Spécial Liban le 23/24/25 mai 2026.
⏱Vendredi 22 mai de 9h30 à 19h, Samedi 23 et dimanche 24 mai de 9h30 à 20h �Lundi 25 mai de 9h30 à 19h. Entrée libre et gratuite au Salon du Livre.
📍Le Salon du livre - espace EDEIS Le Quai Saint-Malo - Parc Expo, 1B Quai Duguay-Trouin, 35400 Saint-Malo
🌐 https://www.etonnants-voyageurs.com/
20/04/2026
📕 Nouveauté 📕: Les Français des échelles du Levant et de Barbarie de François Ier à Bonaparte. Tome 1 – A-L, d’Anne Mézin et Catherine Vigne
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Collection : Dictionnaires
De tout temps, des Français passèrent dans les échelles du Levant et de Barbarie, c’est-à-dire les ports de l’Empire ottoman en Méditerranée, que ce soit sur ses rivages ou dans ses îles, mais aussi dans les terres comme celles d’Alep, du Caire ou de P***e, points d’arrivée des caravanes venant de l’Asie centrale, de l’Inde et de l’Extrême-Orient. Leur dénombrement prolonge celui déjà mené pour Constantinople, du règne de François Ier à l’expédition d’Égypte.
Des négociants y établirent des comptoirs et des consuls des marchands leur furent attribués ; des voyageurs traversèrent la Méditerranée pour rejoindre ses rivages du Midi et du Levant, pour les découvrir et les visiter, pour observer sa faune et sa flore, pour y rechercher des monnaies antiques, des parchemins et des livres ; des pèlerins se rendirent à Jérusalem et en Terre sainte, des religieux furent envoyés dans les missions latines, des pères rédempteurs rachetèrent des captifs. Ils y subirent souvent des épidémies et des tremblements de terre, des incendies et des inondations. Certains y trouvèrent la mort, d’autres la captivité, nombreux d’entre eux revinrent dans leur patrie.
La population étudiée est une mosaïque. Aux résidents permanents des échelles, sont ajoutés ceux qui n’ont fait qu’y passer, ceux qui y sont allés de leur plein gré et ceux pour lesquels ce fut accidentel ou subi, les agents du roi et les particuliers, les officiers de la marine royale et les gens de mer, les généraux de l’expédition d’Égypte et les soldats déserteurs, les voyageurs et les aventuriers, les religieux et les renégats, les naturalistes et les membres de la Commission des sciences et des arts, les grands et les petits, les négociants et les boutiquiers, les hommes, les femmes, les enfants…
L’exploitation des fonds des Archives nationales, des Archives diplomatiques et de la Chambre de commerce et d’industrie de Marseille, de même que celles des registres paroissiaux, des mémoires, correspondances et récits de voyage, a permis d’identifier près de dix-huit mille individus. Par nature limité et incomplet, cet ouvrage a pour seule ambition de contribuer à la rencontre des Français des rives orientales et du sud de la Méditerranée, et de leur action économique, intellectuelle et religieuse.
Anne Mézin est l’ancienne responsable aux Archives nationales des fonds des consulats d’Ancien Régime. Elle est l’auteur de travaux sur le personnel consulaire et d’inventaires analytiques de correspondances consulaires, dont celle des ambassadeurs de France à Constantinople. Elle a publié en particulier Les consuls de France au siècle des Lumières, 1715-1792 (1997) et, avec Vladislav Rjéoutski, Les Français en Russie au siècle des Lumières (2011).
Catherine Vigne, spécialiste de la peinture européenne dans l’ancien Empire ottoman, a notamment réédité en 1989 l’ouvrage de son grand-père, Auguste Boppe, Les Peintres du Bosphore au XVIIIe siècle. Elle poursuit ses recherches dans ce domaine et a publié des textes de voyage et des études sur l’Empire ottoman.
05/04/2026
📕 Nouveauté 📕: La Traduction – réflexions sur une pratique, de Georges Bohas
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Ce livre ne se préoccupe pas des problèmes théoriques de la traduction, encore moins des théorèmes pour la traduction. Qu’elle soit possible est pour l’auteur une évidence puisqu’il a traduit plus de quatre mille pages de l’arabe ou du syriaque au français. Ce qu’il propose ici est une réflexion sur sa pratique : comment « produire dans la langue d’arrivée l’équivalent naturel le plus proche du message de la langue de départ, quant à la signification, puis quant au style ». En fonction de quel critère, dans quel but, décide-t-on de laisser tomber du sens ou de la forme, ou d’en ajouter, en fonction de la langue d’arrivée et du public visé ? Il expose comment il a répondu à ces questions dans des domaines variés allant de la littérature populaire à la traduction des textes grammaticaux.
Ensuite, il dévoile comment les exégètes, chrétiens ou musulmans, arrivent à « torturer » les textes pour les rendre conformes à leurs a priori théologiques ou doctrinaux, ce qu’il appelle la traduction « conformiste ».
Enfin, il met en évidence que la traduction peut avoir des conséquences sur la datation des phénomènes historiques, et il termine en suggérant comment elle peut être une recréation.
Georges Bohas, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France, est professeur émérite à l’ENS de Lyon. Il a traduit de nombreux ouvrages à partir de l’arabe ou du syriaque, dont dix volumes du Roman de Baybars (en collaboration avec Jean-Patrick Guillaume), Alexandre syriaque, et divers manuscrits des bibliothèques de Tombouctou.
03/04/2026
📕 Nouveauté 📕: La Grande tradition musicale de l’Islam africain et méditerranéen du Mashriq au Maghrib – Musiques traditionnelles maghrébo-andalouses, Origines et particularités, de Mahmoud Guettat
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Cette recherche monumentale en musicologie, académique et patrimoniale, inscrit une « reprise d’initiative », une « contre-offensive », épicentre d’un mouvement critique de réappropriation de l’Histoire. Il s’agit, en effet, de repartir de la science musicologique telle que développée dans le monde arabophone pour y retrouver ce qui est resté fidèle à son héritage : son universalisme.
Deux volets structurent cette étude : un premier consacré à l’école du Mashriq, les différents aspects de son corpus musical et de ses mutations. Ce préambule est nécessaire à la compréhension de la formation et du perfectionnement de l’école du Maghrib musulman – second volet – son analyse, son rôle, la présentation critique de son histoire et l’état actuel de son répertoire classique d’expression arabe, celui des nūbat.
Il est nécessaire de penser l’histoire musicologique du monde musulman en termes de métissage entre particularismes locaux et syncrétismes supranationaux, et ce contre la tentation essentialiste, y compris dans les versions nationalo-traditionalistes. Ils se révèlent à travers l’expression musicale, la référence aux grands théoriciens, la systématisation de l’échelle musicale, des formes et structures modales et rythmiques ; encore plus prononcée, dans le domaine de l’organologie… mais aussi, contre les falsifications idéologiques et les manipulations politiciennes de l’héritage culturel multidimensionnel du Mashriq au Maghrib.
Grâce à la spiritualité étendue de l’Islam, et au matériau linguistique de base, l’arabe, s’est codifié au cours des siècles un tronc commun supranational, un langage de dialogues et d’échanges, de l’Espagne aux Indes, souvent réduit à la simple confluence arabo-irano-turque, mais dont la constitution est en réalité plus vaste et plus complexe.
Par son apport, La grande tradition musicale de l’Islam africain et méditerranéen, est une brillante exploration des racines et des efflorescences d’une mémoire culturelle, une manière particulièrement pertinente de revisiter les multiples facettes d’un art de vivre, d’un « être-au-monde ».
Professeur émérite à l’Université de Tunis, Mahmoud Guettat collabore avec d’autres institutions nationales et internationales. Musicien-chercheur en musicologie et civilisation arabo-musulmane, il fonde l’Institut Supérieur de Musique de Tunis, et initie, depuis 1982, l’enseignement musicologique à l’Université tunisienne. Membre actif du Conseil scientifique de Beït al-Ḥikma, son œuvre pédagogique et scientifique est indissociable de ses activités artistiques. Ses recherches s’orientent vers la musique maghrebo-arabo-andalouse et plus largement méditerranéenne, africaine et orientale. Le Ministère des Affaires culturelles crée en 2017, le Prix international de musicologie, baptisé « Prix Mahmoud Guettat ». Par ses activités et son œuvre, il participe tant à la réhabilitation du patrimoine musical et à la valorisation des musiciens traditionnels qu’à une meilleure appréciation de la richesse des musiques traditionnelles.
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05/05/2026