Orgelf

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14/05/2026

Le timelapse.

Photos from Orgelf's post 14/05/2026

Tarot - la Papesse. Ipad/Procreate d'après une image IA d'après mes directives.

Texte IA d'après nos discussions.

La Papesse — proposition pour mon Tarot

Pour cette carte, je voulais garder l’idée centrale de la Papesse : le savoir caché, le secret, la connaissance qui ne se donne pas immédiatement.

Elle tient un livre ouvert, mais ce livre est aussi un écran. Ce n’est pas seulement un vieux grimoire : c’est une interface entre la tradition, la recherche et une forme de connaissance plus abstraite, presque scientifique.

Le monocle renvoie à l’enquête, à l’observation, à la lecture minutieuse. La Papesse ne regarde pas seulement : elle analyse, elle déchiffre, elle cherche ce qui est dissimulé derrière les signes.

La couronne en forme d’œuf représente pour moi le savoir en gestation. Quelque chose est là, déjà formé en puissance, mais pas encore révélé. L’œuf protège, cache, prépare. Il y a une intelligence qui mûrit lentement.

J’ai voulu une Papesse à la fois ancienne et étrange, solennelle mais pas figée : une gardienne du savoir, assise entre le sacré, le mystère et la recherche.

Elle ne donne pas la réponse.
Elle garde la porte.

En plus grand sur ce lien https://zupimages.net/up/26/20/u223.jpg

Photos from Orgelf's post 29/04/2026

Image 1 en plus grand sur ce lien https://zupimages.net/up/26/18/cu6v.jpg

Voici ma représentation du Cavalier de l’Apocalypse : la Mort.

L’image est volontairement en noir et blanc. La couleur appartient au vivant. Ici, tout est déjà en train de s’effacer. L’environnement enfumé n’est pas un décor mais une zone d’indétermination : l’instant du passage. La Mort ne dure pas. Contrairement aux trois autres cavaliers — famine, pestilence et guerre — qui s’inscrivent dans le temps, la Mort est un point. Un basculement. Et pourtant, c’est elle la plus puissante.

Le cavalier lui-même reste énigmatique. Écorché, sans tête identifiable, il n’est peut-être pas la Mort, mais seulement son vecteur. On croit voir la Mort s’approcher, mais on ne la connaît jamais réellement.

Sous le cheval serpente une autre présence : un cordon ombilical rattaché à un crâne. Cette créature, à la fois organique et macabre, pourrait être la véritable Mort. Elle évoque une continuité entre naissance et disparition, comme un flux ininterrompu plutôt qu’un événement isolé.

Cette idée trouve son origine dans une visite au musée Poggi à Bologne. Dans la salle des écorchés, l’anatomie exposée dans sa brutalité m’a servi de référence directe pour le corps du cavalier. Dans la salle suivante, des représentations d’utérus et de fœtus, ainsi qu’un objet en verre figurant un utérus enceint posé sur des jambes tronquées, ont déclenché une autre piste : celle de la mort comme naissance inversée. Cet objet est devenu la base du heaume du cavalier. Les jambes ont été retirées pour ne garder que la forme essentielle, transformée en casque clos.

La selle a été volontairement supprimée. J’ai écarté l’option d’une selle décorée, trop lisible, et celle d’un tissu type linceul, trop attendue. À la place, un simple creux dans la monture. Cela accentue l’étrangeté et transforme le cheval en support, presque en objet.

Le cheval lui-même est traité de manière minimale. Sa queue disparaît dans l’ombre — le passé — pour suggérer que la Mort est présente depuis l’origine. Sa tête est partiellement engloutie dans l’obscurité : on ne sait pas où elle va, ni qui sera atteint ensuite.

Au-dessus du cavalier, un cône de lumière tranche la scène. Il peut être interprété comme une présence divine. Si Dieu existe dans cette image, il est peut-être le seul à savoir ce qu’est réellement la Mort et quels sont ses desseins.

L’arme du cavalier prolonge cette logique. La faux a été modélisée à partir d’une image générée par IA selon mes directives, puis retravaillée. Un symbole inattendu est apparu sur sa lame : un pictogramme marche/arrêt. Je l’ai conservé et fusionné avec la lettre Omega pour créer un signe propre à cette entité. Ce symbole condense un cycle complet de gauche à droite : grossesse, naissance, vie, mort (dans sa phase lumineuse), décomposition, puis recomposition en un autre système.

Sur le plan technique, le squelette a été téléchargé puis retravaillé sous Blender et ZBrush. Le cheval a été modélisé dans SketchUp à partir d’une base générée par IA, puis affiné dans ZBrush et Blender. La faux suit un processus similaire, entre génération assistée et reconstruction manuelle.

L’ensemble ne cherche pas à raconter une scène, mais à poser un système. La Mort n’y est pas un événement spectaculaire, mais une mécanique discrète, inévitable, déjà à l’œuvre.

Images des références à la fin .

texte IA

Photos from Orgelf's post 19/04/2026

Je commence une série d'illus sur le thème du tarot . Série qui me prendra un an en gros, je pense. Je pense faire les illus dans leur ordre d'apparition dans le tarot.
Modèle généré par IA (deuxième image) puis réalisé avec Procreate/Ipad.
Texte suivant généré par IA à partir de nos discussions.

Première carte : le Fou.
En plus grand sur ce lien https://zupimages.net/up/26/16/gjmm.jpg

00.Le Fou

Dans cette réinterprétation du Fou, les symboles traditionnels de l’arcane sont déplacés vers un langage plus marin, plus visionnaire, plus cosmique, sans perdre leur fonction profonde. Le personnage bariolé, héritier du vagabond sacré du tarot classique, n’avance plus au bord d’un précipice : il se tient debout dans une barque. Mais ce sol apparent n’est qu’une stabilité provisoire, car tout autour de lui s’étend l’océan, matière mouvante, instable, imprévisible. Le vide terrestre du Mat devient ici une mer ouverte, c’est-à-dire une autre forme d’abîme, moins nette, plus fluide, plus enveloppante.

Le traditionnel baluchon accroché au bâton est remplacé par un bâton de marche terminé par un triangle divin. Ce bâton devient également barre de gouvernail. Le simple signe du départ et de l’errance se transforme donc en instrument ambigu : il guide autant qu’il accompagne, il dirige autant qu’il subit les forces extérieures. Le Fou n’est plus seulement celui qui part ; il devient celui qui traverse, poussé par un appel qui le dépasse.

L’animal traditionnel, souvent représenté comme une bête mordant ou tirant les vêtements du personnage, est ici dissocié en deux présences. La squille, intégrée à la figure de proue et reprenant les couleurs du voyageur, représente une part déjà embarquée avec lui : l’instinct, l’élan vital, l’énergie intérieure, presque devenue alliée ou extension de sa propre impulsion. Le requin, dans l’eau, gu**le ouverte, incarne au contraire le danger extérieur, la dévoration possible, la menace du monde inconnu. Ce qui, dans le tarot classique, était condensé dans une seule figure animale devient ici une opposition entre péril interne apprivoisé et péril externe toujours actif.

Le soleil qui domine la scène n’est plus seulement une source de lumière : son œil devient ici essentiel. Le Fou est aveugle. Il ne voit pas par ses propres yeux de chair, mais seulement par le regard du Soleil. Sa vision ne lui appartient donc pas en propre : elle lui est transmise, prêtée, imposée peut-être. Cela transforme profondément sa condition. Il n’avance ni par maîtrise, ni par clairvoyance personnelle, mais dans une forme de dépendance sacrée. Le monde visible ne lui est accessible qu’à travers une conscience supérieure, céleste, extérieure à lui. Le Soleil ne se contente plus d’éclairer son chemin : il devient son regard même.

Ainsi, cette image ne reprend pas littéralement l’iconographie traditionnelle du Mat ; elle en conserve la structure symbolique tout en la déplaçant. Le vagabond terrestre devient navigateur initiatique. Le bord du vide devient la mer. Le baluchon devient gouvernail sacré. L’animal unique devient dualité du compagnon instinctif et du prédateur extérieur. L’errance du marcheur devient ici traversée sous surveillance cosmique. Cette version du Fou insiste moins sur la naïveté rustique du personnage que sur le risque, l’appel, la perte de maîtrise et l’abandon à une force plus vaste que soi.

Ici, Le Fou n’est pas seulement celui qui s’égare. Il est celui qui accepte de partir sans garantie, de quitter la terre ferme, et d’entrer vivant dans l’inconnu, guidé par une vision qui n’est pas la sienne.

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