Julien Gate

Julien Gate

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« Julien Gate » (JG) est un regard né le 3 décembre 2018 à Paris au cœur du mouvement social. Cet anagramme de « Gilet jaune » incarnait ma volonté de remettre les individus et leurs messages au centre des images, par opposition au traitement médiatique distant illustré par l’utilisation du terme générique « gilet jaune » et niant l’expression de revendication. Initié en 2019 avec le compte Instag

Photos from Julien Gate's post 04/05/2026

Le 8 mai, je propose des tirages photo à prix libre en soutien à la Legal Team Île-de-France.

Tous les bénéfices seront reversés à celles et ceux qui défendent les manifestant·es et militant·es face à la répression.

Le lien de leur caisse ici : http://shorturl.re/stoprep

De 14h à 22h au Shakirail,
72 rue Riquet, 75018 Paris

12/04/2026

Marche pour un printemps bruyant, 4 avril 2026, Paris (75)

📸 https://flic.kr/s/aHBqjCQNtk

Il y a presque un an, le 18 juin 2025, l’Agence européenne pour l’environnement alertait sur l’urgence d’agir pour enrayer le déclin des insectes pollinisateurs en Europe. Près de 80 % des cultures et des espèces sauvages dépendent de la pollinisation.
La valeur économique de ce travail invisible est estimée entre 5 et 15 milliards d’euros par an.

Parmi les causes identifiées : l’usage massif de pesticides, qui tuent ou affaiblissent les pollinisateurs.

Mais leurs effets ne s’arrêtent pas là.

L’utilisation de ces substances constitue aussi un enjeu majeur de santé publique. Les agriculteur·ices, ainsi que les populations vivant à proximité, y sont exposé·es de manière chronique et cumulative. Selon l’Agence européenne pour l’environnement, des liens forts ou suspectés existent entre cette exposition et de nombreuses maladies : cancers, Parkinson, Alzheimer, maladies cardiovasculaires, troubles du développement, infertilité, troubles cognitifs et respiratoires.
Au-delà de l’exposition directe, des études pointent également les risques liés aux contaminations indirectes : résidus sur les vêtements, dans l’alimentation, dans l’eau.

Face à ces constats, organisations, ONG, collectifs et syndicats se sont mobilisés pour demander :
- la planification de l’arrêt des pesticides de synthèse
- un accompagnement des agriculteur·ices vers des alternatives viables
- justice et réparation pour les victimes, en métropole et en Outre-mer, notamment celles du chlordécone
- l’organisation d’une conférence citoyenne pour construire un modèle agricole capable de nourrir sans détruire, conciliant production, conditions de travail, santé et respect du vivant

22/03/2026

Rébellion commune, 21 mars 2026, Paris (75)

📸 https://flic.kr/s/aHBqjCNRaS

À la veille du second tour des élections municipales, le collectif Extinction Rébellion a organisé une action visant à rappeler aux futurs élu·es les revendications de démocratie participative, d’écologie et de justice sociale portées par le mouvement.
Annoncée dès février sur les réseaux sociaux, elle s’appuyait sur des visuels mettant en avant plusieurs lieux de pouvoir parisiens. La préfecture de police a, la veille de l’action, publié un arrêté instaurant des périmètres de sécurité autour de certains de ces sites. Trois lieux mentionnés dans ces visuels, le Panthéon, l’Opéra Garnier et Bercy ne figuraient pas dans l’arrêté.

C’est sur la passerelle Simone de Beauvoir que les activistes ont débuté leur installation vers 10h30, après une mise en place rapide. Les forces de l’ordre sont intervenues.

Les accès à la passerelle ont été bloqués, les sommations effectuées, puis les participants ont été encerclés avant le début de leur évacuation.
S’en sont suivis des allers-retours de policiers, certains portant à plusieurs les activistes qui appliquaient des principes de résistance passive, jusqu’à l’extrémité sud de la passerelle où un bus les attendait.

Les activistes chantaient, s’applaudissaient, et une chorale s’est formée grâce à des musiciens restés à l’extérieur du dispositif policier.

Au sein d’une nasse, j’ai observé un activiste menotté, tandis que plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées et évacuées dans le bus de la police.
Même si le choix d’une passerelle au-dessus de la Seine pourrait expliquer la rapidité de l'intervention, le dispositif policier déployé a marqué par son ampleur, illustrant la réponse systématique des autorités face aux mobilisations écologistes non-violentes.

Sous cette chaleur inhabituelle pour un mois de mars, un policier m’a confié, à l’issue de l’évacuation, avoir « hâte que tout cela se termine », ajoutant qu’il avait trop chaud.
Quelques minutes plus tôt, sur cette même passerelle, des activistes alertaient précisément sur l’intensification de ces épisodes de chaleur.

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