Essaim Freudien
Essaim Freudien est né du désir de quelques psychanalystes formés au sein d’écoles lacaniennes de redonner un coup de fouet à cette discipline et à la transmission de celle-ci
« Je connais des gens qui sont nés avec la vérité dans leur berceau, qui ne se sont jamais trompés, qui n’ont pas eu à avancer d’un pas de toute leur vie, puisqu’ils étaients arrivés quand ils avaient encore la morve au nez. Ils savent ce qui est bien, ils l’ont toujours su. Ils ont pour les autres la sévérité et le mépris que leur confère l’assurance triomphale d’avoir raison. Je ne leur ressemble pas. La vérité ne m’a pas été révélée à mon baptême, je ne la tiens ni de mon père ni de la classe de ma famille. Ce que j’ai appris m’a coûté cher, ce que je sais je l’ai appris à mes dépens. Je n’ai pas une seule certitude qui ne me soit venue autrement que par le doute, l’angoisse, la sueur, la douleur de l’expérience. Aussi ai-je le respect de ceux qui ne savent pas, de ceux qui cherchent, qui tâtonnent, qui se heurtent. Ceux à qui la vérité est facile, spontanée, bien entendu j’ai pour eux une certaine admiration mais, je l’avoue, peu d’intérêt. Quand ils mourront, qu’on écrive donc sur leur tombe : il a toujours eu raison..., c’est ce qu’ils méritent et rien de plus. »
ARAGON, « Il faut appeler les choses par leur nom », Les Lettres françaises, avril 1959
25/05/2026
Nous avons voulu détruire les mythes pour libérer les hommes.
Nous avons surtout fini par les mettre à nu.
Alors chacun expose désormais son style comme on exhibe une blessure :
sa manière de j***r,
de parler,
de souffrir,
de désirer,
de scandaliser.
Mais le style n’a jamais été une affaire d’élégance.
Le style, disait Jacques Lacan, c’est l’homme lui-même — lorsqu’il ne lui reste plus assez de masques pour se cacher.
Et peut-être est-ce cela, au fond, l’obscénité contemporaine :
des sujets privés de mythes, condamnés à porter seuls la nudité de leur désir.
Clinique lacanienne – Chapitre XIX – Le style c’est l’homme - Essaim Freudien Nous avons voulu détruire les mythes pour libérer les hommes. Nous avons surtout fini par les mettre à nu. Alors chacun expose désormais son style comme on exhibe une blessure : sa manière de j***r, de parler, de souffrir, de désirer, de scandaliser. Mais le style n’a jamais été une affair...
18/05/2026
Deux films.
Deux procès.
Deux femmes accusées.
Et toujours le même fantasme : celui d’une femme responsable de la chute d’un homme.
Entre La Vérité et Anatomie d'une chute, plus de soixante ans ont passé. Pourtant, le vieux procès d’Ève continue.
Car ce que certains hommes reprochent peut-être le plus aux femmes, ce n’est pas de les avoir faits tomber.
C’est d’avoir osé leur révéler qu’ils étaient déjà tombés depuis longtemps.
Analyse croisée : Anatomie d’une chute (Justine Triet) – La Vérité (HG Clouzot) - Essaim Freudien Deux films. Deux procès. Deux femmes accusées. Et toujours le même fantasme : celui d’une femme responsable de la chute d’un homme. Entre La Vérité et Anatomie d'une chute, plus de soixante ans ont passé. Pourtant, le vieux procès d’Ève continue. Car ce que certains hommes reprochent p...
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