LOULOU

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21/05/2026

Jeudi 21 mai 2026
La Bola Negra Javier Calvo & Javier Ambrossi
Les enfants terribles du cinéma espagnol font une entrée fracassante en Compétition Officielle avec l’adaptation du roman de Mario Muchnik. À l’hiver 1964, dans un Madrid étouffé par la dictature franquiste, un éditeur juif argentin se retrouve piégé dans un jeu de chantage pervers avec un haut fonctionnaire du régime pour sauver sa maison d’édition.
Un opéra baroque, pop, sombre et profondément subversif. Les Javis brisent les codes du film historique espagnol en insufflant une mise en scène hallucinée, une esthétique nocturne sublime et une tension sexuelle et politique suffocante. Une œuvre choc, politique et viscérale.
Coward Lukas Dhont
Après les bouleversants Girl et Close, le prodige belge Lukas Dhont signe un huis clos psychologique d’une puissance dévastatrice. Dans l’univers ultra-codé et patriarcal d’une équipe de rugby universitaire, deux coéquipiers et meilleurs amis voient leur relation basculer après une agression commise en groupe lors d’un bizutage, que l’un d’eux a lâchement laissé faire.
Dhont excelle une nouvelle fois à filmer la vulnérabilité masculine, la honte et la culpabilité qui rongent de l’intérieur. Sa caméra, d’une douceur chirurgicale, capte les moindres fêlures des corps et des regards. Sortez les mouchoirs, la claque est immense.
Alors, quel univers va rafler les suffrages du jury selon vous ? Le thriller politique et baroque de Calvo & Ambrossi avec La Bola Negra ou la tragédie intime et bouleversante de Lukas Dhont avec Coward ? Donnez-nous votre avis en commentaire !
JavierCalvo JavierAmbrossi LukasDhont EduardFernandez PalmeDor Cinema

21/05/2026

Mercredi 20 mai 2026
De la crise de foi contemporaine au cœur de la Belgique à un triangle amoureux toxique dans les rues de New York, la Compétition Officielle a exploré aujourd’hui l’intimité dans ce qu’elle a de plus complexe et de plus fragile.
Voici le débrief des deux films qui ont marqué la Croisette :
Notre Salut Emmanuel Marre revient en solo avec une chronique sociale d’une humanité bouleversante. Le film suit le quotidien d’un jeune prêtre de campagne en Belgique, débordé par la misère de sa paroisse et en pleine crise spirituelle, dont la vie bascule lorsqu’il accepte de cacher une jeune femme en cavale.
Emmanuel Marre conserve son style ultra-réaliste, presque documentaire, pour capter la solitude moderne. C’est brut, sans fioritures, mais d’une empathie rare. Une œuvre d’une grande spiritualité laïque qui a ému la Croisette aux larmes.
The Man I Love Ira Sachs
Le roi du drame intimiste new-yorkais signe son film le plus romanesque et cruel à ce jour. À Manhattan, un peintre de renom d’un certain âge voit sa vie et son mariage de trente ans voler en éclats lorsqu’il s’éprend d’un jeune danseur de ballet ambitieux et manipulateur.
Un huis clos sentimental féroce, d’une élégance f***e, qui dissèque les dynamiques de pouvoir, le désir t**dif et la jalousie. Sachs filme les corps et les non-dits avec une précision chirurgicale.
Alors, pour quel film votre cœur balance après ce mercredi intense ? Plutôt touchés par la quête de rédemption d’Emmanuel Marre dans Notre Salut ou fascinés par la tension amoureuse d’Ira Sachs dans The Man I Love? Dites-nous tout en commentaire !
EmmanuelMarre IraSachs BenjaminVoisin ColinFirth JulianneMoore PalmeDor Cinema

19/05/2026

Lundi 18 mai 2026

Du polar existentiel français au réalisme social et suffocant de la Roumanie, le jury présidé par Park Chan-wook a encore eu droit à une journée de haute voltige.
Voici le débrief des deux films de la Compétition Officielle qui ont secoué la Croisette :

L’Inconnue– Arthur Harari

Après le triomphe d’Onoda, Harari revient avec un thriller intime et labyrinthique. À Paris, une femme amnésique est retrouvée errant près de la Seine avec une mallette pleine d’argent. Un flic en bout de course tente de reconstituer son identité, sans se rendre compte qu’elle fuit une machination bien plus grande.
Harari signe une mise en scène d’une précision f***e, un film à tiroirs obsessionnel qui rappelle le meilleur de Hitchcock. Léa Seydoux est magnétique, totalement insaisissable, face à un Swann Arlaud d’une justesse incroyable en enquêteur mélancolique.

Fjord – Cristian Mungiu

Le réalisateur de 4 mois, 3 semaines, 2 jours (Palme d'’r 2007) quitte ses terres roumaines pour un huis clos boréal sous haute tension. Dans un petit village de pêcheurs isolé au nord de la Norvège, l'’rrivée d'’ne communauté de travailleurs immigrés roumains réveille le racisme latent et les traumatismes d'’ne microsociété en crise.
Mungiu excelle toujours autant à filmer la cruauté collective et la lâcheté humaine. Les plans-séquences sont d'’ne rigueur absolue et l'’tmosphère y est glaciale, étouffante. Un grand film politique, inconfortable et percutant, porté par une troupe d'’cteurs d'’n réalisme saisissant.

Alors, vos pronostics pour ce duel de cinéma d'’uteur ? Plutôt captivés par le mystère parisien d'’rthur Harari avec L’Inconnue ou secoués par la tension scandinave de Cristian Mungiu avec Fjord ? Dites-nous tout en commentaire !

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