Le Musée des Riens

Le Musée des Riens

Partager

21/04/2026

Faire vivre une page...

Un lien, une évidence.
Pas le pays d'où l'on vient, il ne fait pas le lien...

Le lien ce sont les personnes avec qui on partage, on aime, on s'ouvre, on grandit...
Le lien ce sont ces personnes qui nous donnent une joie profonde qu'on ne peut expliquer, encore moins exprimer...

Le lien ce sont deux âmes qui n'ont pas besoin de mots. Les couleurs parlent pour elles...
Elles se rejoignent, prennent cœur, prennent corps.
Le lien c'est la paix...

© Wafa Babin texte et acrylique.

22/02/2026

Si je savais le don de Dieu
(Inspiré de ma rencontre avec l’Évangile de la Samaritaine)

*

Si je savais le don de Dieu, je trouverais la force d’ouvrir les yeux, de regarder en face cet autre qui n’est pas moi, de le prendre dans les bras, de le serrer fort, de l’écouter et dans mon cœur de l’aimer…

Si je savais le don de Dieu, j’arrêterais de me comparer et de vouloir plaire à tout prix… Si je le savais, j’arrêterais de prendre ce dont je n’ai pas besoin pour l’usage de mon juste quotidien, je vivrais avec ce qui me suffit, qu’il soit peu ou infini pour lâcher mon trop plein d’aujourd'hui car demain, Dieu y pourvoira.

Si je savais le don de Dieu, j’aimerais sans limite, je n’aurais peur du regard de l’autre, du qu’en-dira-t-on, du jugement sur ma candeur, ma simplicité de cœur, sur la naïveté de mon esprit. Si je le savais, j’aimerais sans avoir peur du rejet : ma nature est faite pour l’Amour.

Si je savais le don de Dieu, je n’aurais plus besoin de la peur, je serai habitée par la confiance… si je savais ce don merveilleux, je serais simplement heureuse.

Wafa, février 2026

19/08/2025

Bonjour à vous toutes et à vous tous qui me lisez aujourd'hui, qui m'avez lue hier et qui me lirez peut-être demain.

Je vous présente ici un petit texte écrit début 2022. Ce texte a été une bouée de sauvetage à une époque où peu de choses allaient bien dans ma vie.
Depuis, j’ai réveillé l’enfant qui est en moi. J’ai surtout déterré ses rêves pour laisser parler cette part de moi que peu connaissent : L'imagination.

Cette part est justement dans les maux, les mots dits, cités, récités, assemblés, torturés, réparés. Et donc aussi dans les espoirs. L'avenir à venir se construit maintenant pour demain. Se console d'hier pour se vivre aujourd'hui. Se pardonne aujourd'hui pour s'aimer demain. Cette part est la Vie que je ne refuse pas, plus du moins.

Alors oui la vie n'est pas parfaite mais je me suis promis de ne plus oublier mes rêves d'enfant, d'adulte à l'âme de ses 9 ans, et de j'espère bientôt, de vieille mais toujours aussi espiègle en bon esprit d'enfant.

Voilà pour l'intro.

Ici, je partage avec vous ma création sur l'”ascension de la moutarde."

***

"Graine de moutarde"

Il était une fois une petite graine, tellement petite qu'on la voyait à peine.
Cette petite graine qu'on appelait moutarde n'en pouvait plus d'être comparée à ses voisines des arbres du verger.
De l'amande à la noix.
De la pomme à l'abricot.
Toutes les graines étaient au moins dix fois plus grandes.
La moutarde s'en plaignit au mage du coin.

— Monsieur le mage faites que je sois plus grande. Tout le monde me surpasse d'au moins une tête. Et j'en pleure et j'en pleure. Je suis toujours la dernière. Et j'en meurs et j'en meurs…

— Mais non ma jolie, lui répondit le mage. Vous êtes comme Dieu vous a créée et vous êtes parfaite pour le dessein qu'il vous a alloué.

— Comment puis-je être si parfaite si personne ne me dit ce que je dois faire ? Pleurnicha moutarde.

— Vous n'avez pas à vous poser la question mon enfant. Le monde est ainsi fait des Créateurs qui savent et des créatures qui suivent.

— Dites-moi alors qui dois-je suivre ?

— Personne en particulier, juste votre destinée…

— Et qui est ma destinée ?

— Quelle est-elle, serait plus judicieux. Ah ça, si je le savais…

— Et qui saurait ?

— Le Créateur de la destinée… Dieu en personne.

— Et où puis-je le trouver ?

— Dieu ne se trouve pas. Il est partout et en tout à la fois. Prie-le, il te répondra. Mais écoute bien sa réponse car il parle très bas comme le souffle d'une brise légère qui caresse la montagne.

La petite moutarde se dit alors qu'elle apprendrait à prier. Elle fut assidue à sa catéchèse végétale et ne manqua que le jour de la COVID animale puisqu'elle eut si peur d'une transmission croisée entre les vertébrés et les verts colorés.

Ainsi, après avoir appris toutes ses prières, petite moutarde comprit qu'il fallait grimper tout en haut de la montagne sacrée, celle de l'Horeb, où il faudrait les réciter, pour avoir une chance d'entendre la voix du Dieu le Créateur du Ciel et de la Terre, de du visible et de l'invisible.

Le chemin était rude, parsemé d'embûches mais l'amie téméraire n'écouta que ses rêves. Elle prit le chemin de la montagne divine et en fit l'ascension.

Elle mit plusieurs mois avant d'arriver au sommet mais elle fut récompensée par le sourire d'un soleil au zénith.

Moutarde n'oublia pas ses prières et les récita sans lassitude aucune, plusieurs jours durant. Les jours devinrent des mois. La pluie remplaça le soleil. La neige chassa la pluie avant le retour à la lumière qui brille, mais toujours pas de voix à l'ouïe.

Moutarde commença à craindre un mensonge du mage mais elle persévéra. Au point où elle en était, elle voulut s'accrocher à l'espoir d'une vérité.

Pour s'accrocher, elle s'accrocha car il lui poussa une tentacule qui s'engouffra dans le sol. Une deuxième la suivit pour l'y amarer davantage encore. Moutarde était tout confort mais ne désespéra point d'entendre le Divin.

Du Divin elle n'entendit toujours rien mais elle vit une lumière tamisée par des feuilles vertes par milliers. Ces feuilles lui appartenaient désormais. Et ces petits bruits sont les chants des oiseaux qui par nombres y ont fait leurs nids.

L'amie moutarde se plut à bercer dans son lit ces créatures aux coloris aux belles harmonies. Elle réfléchit et se vit bien plus grande que les mères de ses faux-amis.
Elle comprit où le mage voulait la conduire : Croire en soi-même quand on est petit.

Le mage, justement, était monté au mont Horeb. Il pria aussi puis sourit devant le bel arbre du paradis. Il le caressa et l'embrassa.

— Qu'elle est belle ta destinée mon amie. Tu es devenue le plus bel arbre de la contrée. Elle était donc là ta vie.

Moutarde ne dit mot, elle écouta la brise lui caresser les feuillages…

De l'Évangile selon St Luc (13, 18-19)
18 Jésus disait donc : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »

© Wafa Babin texte et dessin
15/01/22

Dessin de mon enfant intérieur

Vous voulez que votre entreprise soit Arts & Divertissement la plus cotée à Lyon ?
Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Type

Art

Site Web

Adresse


Pays Imaginaire
Lyon