C'est la Base

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Cuisine variés exclusivement faite maison avec des produits de saison ! JUIN JUILLET AOUT
OUVERT LE SOIR
DU MERCREDI AU DIMANCHE
18H30 / 22H
MOULES Carte à la semaine et menu du jour. Ouvertures exceptionnelles le vendredi soir pour des soirées repas-concerts. Nous vous proposons une cuisine du monde avec des produits de saison et locaux (au maximum) ainsi qu'un plat végétarien pour les déguster

Le 18 avril, le tribunal de Paris accueillait une lecture d’enfants de 8 à 17 ans sur le monde de demain. 
Organisée par Isabelle Carré et Delphine Saubaber, sur l’invitation du président du tribunal et de la procureure de Paris, cette lecture était destinée à valoriser l’écriture des jeunes dans un monde tout-écran et à faire entendre leur voix. Une vision du monde hyper consciente, nourrie d’angoisse et d’espoir, si profonde … 
Invité à y participer avec Etienne Klein, MC Solaar et Irène Jacob, Delphine et Isabelle m’avaient proposé d’écrire un texte en m’inspirant du fameux « j’accuse » de Zola…

« Jamais il n’a jamais été si nécessaire de résister.
Partout l’extrême droite (et le fascisme même dans certains pays) gagne du terrain, les libertés individuelles reculent, des militant.es sont emprisonnées, brutalisées, pour avoir simplement chercher à exprimer leurs opinions, à défendre des causes. Les pollutions généralisées aux plastiques, aux polluants éternels, aux perturbateurs endocriniens provoquent de nouvelles « épidémies » de cancers, de maladies dont on ne comprend pas bien les causes. La température mondiale s’envole, nous venons de battre deux fois le record d’année la plus chaude et les catastrophes naturelles liées au dérèglement du climat se multiplient. La disparition des espèces continue à un rythme effréné. Les inégalités se creusent toujours plus et nos démocraties, déjà fragiles, sont prêtes à vaciller.
 
Cette situation n’est pas le fruit du hasard.
Elle est le résultat de la volonté délibérée d’une petite élite, qui a cherché à accumuler toujours plus d’argent, de biens, de pouvoir au détriment de l’intérêt général.
Elle est aussi l’entrelacement de nos lâchetés, de nos renoncements, face à la promesse de la richesse, du confort, du divertissement.
 
Aujourd’hui, j’accuse les gouvernements du monde entier d’avoir ignoré les alertes des scientifiques sur le réchauffement climatique et la destruction du vivant, depuis plus de cinquante ans. D’avoir systématiquement repoussé l’action à plus t**d, d’avoir bien souvent cédé aux injonctions du monde économique. Et même pire encore.
 
J’accuse les multinationales du pétrole, de la chimie, du tabac, de l’alcool, de l’agroalimentaire, de la grande distribution et bien d’autres encore, d’avoir délibérément semé le doute sur la dangerosité de leur cœur d’activité, de son impact sur la santé, sur le climat, sur les sols, les rivières et les océans. D’avoir cherché à influencer, manipuler les décisions des parlements, des gouvernements, pour protéger leurs intérêts.
 
J’accuse tous ceux qui, aujourd’hui encore, minimisent la gravité de la situation, refusent d’admettre que cette planète pourrait devenir partiellement inhabitable, et continuent à faire le jeu du « business as usual ».
Les milliardaires qui rachètent des médias pour propager des idéologies de haine et la désinformation.
Les responsables politiques qui criminalisent l’action des activistes.
Les responsables politiques, les entreprises, les médias, qui, avec un indécent cynisme nous ont fait croire pendant des décennies que nous étions responsables de la situation et que c’était avec nos petits gestes que nous pourrions « sauver la planète ». Alors que l’essentiel du problème est structurel.
 
Aujourd’hui j’appelle toutes les femmes et les hommes de bonne volonté à créer une autre trajectoire pour l’avenir.
 
Pour y parvenir, nous avons, plus que jamais besoin de sens, d’élan, d’inspiration.
Besoin de nous rassembler, de faire corps.
Mais par où commencer ?
 
« Lire et écrire sont deux points de résistance à l’absolutisme du monde » écrivait Christian Bobin. « Nous avons rendu ce monde étranger à nous-mêmes, et peut-être que ce que l’on appelle la poésie, c’est juste de réhabiter ce monde et l’apprivoiser, à nouveau. »
 
Parce que, ce dont nous souffrons peut-être le plus, c’est d’avoir été entraînés dans un monde que nous n’avons pas choisi. Et nous y survivons comme nous pouvons, en consommant toujours plus de fringues, de burgers, de séries, de storys. Alors que ce que nous voulons ce sont des baisers, des caresses, des rires en cascade, des êtres chers que l’on regarde jusque dans le fond des yeux.
 
Habiter poétiquement le monde, c’est le contraire de l’habiter techniquement, c’est l’habiter humainement. C’est prêter attention aux visages, aux sons, aux feuilles, aux troncs, aux chants. C’est voir dans chaque parcelle du vivant la manifestation unique de la beauté. C’est faire corps avec chaque instant.
Peut-être que ce sont les moments où nous sommes le plus heureux.
 
C’est notamment lorsque nous jouons, que nous écrivons, que nous chantons, que nous sommes bouleversés par des œuvres, que nous retrouvons le souffle que les machines, les fascismes cherchent à étouffer. C’est lorsque nous nous ennuyons, loin des écrans, que notre imagination s’éveille à nouveau, que nous pouvons rêver à des mondes sans discrimination, sans guerres, sans saccage. Un monde où nous cohabiterions avec les loups, les fourmis, les baleines. Où nous ferions pleinement l’expérience de ce que veut dire « être en vie ».
 
« Si nous ne brûlons pas, comment éclairer la nuit » écrivait le poète turque Nazim Hikmet depuis ses geôles.
 
Aujourd’hui, nous avons besoin de porter les mots, les notes, la beauté, la littérature et la poésie en étendards. Pour faire résonner dans la nuit le chant du vivant qui ne plie pas. Le chant de la démocratie. Le chant de l’amour.
Et que dans cet élan, nous puisions la force d’engager la résistance, dans la rue, les tribunaux, les hémicycles, les urnes, les marchés financiers...
Pour que nous trouvions l’inspiration aussi, de construire le monde d’après, celui dans lequel nous voudrions vivre. De poser les fondements d’une démocratie véritable. D’une civilisation du prendre soin.
 
C’est à ce projet que je nous invite aujourd’hui.
Hâtons-nous.
Le présent nous réclame.
Et l’avenir nous appelle. »

 
🎥 et montage @orianziad 01/07/2025

Merci pour ces mots si lucides et plein d'espoir ❤️

Le 18 avril, le tribunal de Paris accueillait une lecture d’enfants de 8 à 17 ans sur le monde de demain. Organisée par Isabelle Carré et Delphine Saubaber, sur l’invitation du président du tribunal et de la procureure de Paris, cette lecture était destinée à valoriser l’écriture des jeunes dans un monde tout-écran et à faire entendre leur voix. Une vision du monde hyper consciente, nourrie d’angoisse et d’espoir, si profonde … Invité à y participer avec Etienne Klein, MC Solaar et Irène Jacob, Delphine et Isabelle m’avaient proposé d’écrire un texte en m’inspirant du fameux « j’accuse » de Zola… « Jamais il n’a jamais été si nécessaire de résister. Partout l’extrême droite (et le fascisme même dans certains pays) gagne du terrain, les libertés individuelles reculent, des militant.es sont emprisonnées, brutalisées, pour avoir simplement chercher à exprimer leurs opinions, à défendre des causes. Les pollutions généralisées aux plastiques, aux polluants éternels, aux perturbateurs endocriniens provoquent de nouvelles « épidémies » de cancers, de maladies dont on ne comprend pas bien les causes. La température mondiale s’envole, nous venons de battre deux fois le record d’année la plus chaude et les catastrophes naturelles liées au dérèglement du climat se multiplient. La disparition des espèces continue à un rythme effréné. Les inégalités se creusent toujours plus et nos démocraties, déjà fragiles, sont prêtes à vaciller. Cette situation n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat de la volonté délibérée d’une petite élite, qui a cherché à accumuler toujours plus d’argent, de biens, de pouvoir au détriment de l’intérêt général. Elle est aussi l’entrelacement de nos lâchetés, de nos renoncements, face à la promesse de la richesse, du confort, du divertissement. Aujourd’hui, j’accuse les gouvernements du monde entier d’avoir ignoré les alertes des scientifiques sur le réchauffement climatique et la destruction du vivant, depuis plus de cinquante ans. D’avoir systématiquement repoussé l’action à plus t**d, d’avoir bien souvent cédé aux injonctions du monde économique. Et même pire encore. J’accuse les multinationales du pétrole, de la chimie, du tabac, de l’alcool, de l’agroalimentaire, de la grande distribution et bien d’autres encore, d’avoir délibérément semé le doute sur la dangerosité de leur cœur d’activité, de son impact sur la santé, sur le climat, sur les sols, les rivières et les océans. D’avoir cherché à influencer, manipuler les décisions des parlements, des gouvernements, pour protéger leurs intérêts. J’accuse tous ceux qui, aujourd’hui encore, minimisent la gravité de la situation, refusent d’admettre que cette planète pourrait devenir partiellement inhabitable, et continuent à faire le jeu du « business as usual ». Les milliardaires qui rachètent des médias pour propager des idéologies de haine et la désinformation. Les responsables politiques qui criminalisent l’action des activistes. Les responsables politiques, les entreprises, les médias, qui, avec un indécent cynisme nous ont fait croire pendant des décennies que nous étions responsables de la situation et que c’était avec nos petits gestes que nous pourrions « sauver la planète ». Alors que l’essentiel du problème est structurel. Aujourd’hui j’appelle toutes les femmes et les hommes de bonne volonté à créer une autre trajectoire pour l’avenir. Pour y parvenir, nous avons, plus que jamais besoin de sens, d’élan, d’inspiration. Besoin de nous rassembler, de faire corps. Mais par où commencer ? « Lire et écrire sont deux points de résistance à l’absolutisme du monde » écrivait Christian Bobin. « Nous avons rendu ce monde étranger à nous-mêmes, et peut-être que ce que l’on appelle la poésie, c’est juste de réhabiter ce monde et l’apprivoiser, à nouveau. » Parce que, ce dont nous souffrons peut-être le plus, c’est d’avoir été entraînés dans un monde que nous n’avons pas choisi. Et nous y survivons comme nous pouvons, en consommant toujours plus de fringues, de burgers, de séries, de storys. Alors que ce que nous voulons ce sont des baisers, des caresses, des rires en cascade, des êtres chers que l’on regarde jusque dans le fond des yeux. Habiter poétiquement le monde, c’est le contraire de l’habiter techniquement, c’est l’habiter humainement. C’est prêter attention aux visages, aux sons, aux feuilles, aux troncs, aux chants. C’est voir dans chaque parcelle du vivant la manifestation unique de la beauté. C’est faire corps avec chaque instant. Peut-être que ce sont les moments où nous sommes le plus heureux. C’est notamment lorsque nous jouons, que nous écrivons, que nous chantons, que nous sommes bouleversés par des œuvres, que nous retrouvons le souffle que les machines, les fascismes cherchent à étouffer. C’est lorsque nous nous ennuyons, loin des écrans, que notre imagination s’éveille à nouveau, que nous pouvons rêver à des mondes sans discrimination, sans guerres, sans saccage. Un monde où nous cohabiterions avec les loups, les fourmis, les baleines. Où nous ferions pleinement l’expérience de ce que veut dire « être en vie ». « Si nous ne brûlons pas, comment éclairer la nuit » écrivait le poète turque Nazim Hikmet depuis ses geôles. Aujourd’hui, nous avons besoin de porter les mots, les notes, la beauté, la littérature et la poésie en étendards. Pour faire résonner dans la nuit le chant du vivant qui ne plie pas. Le chant de la démocratie. Le chant de l’amour. Et que dans cet élan, nous puisions la force d’engager la résistance, dans la rue, les tribunaux, les hémicycles, les urnes, les marchés financiers... Pour que nous trouvions l’inspiration aussi, de construire le monde d’après, celui dans lequel nous voudrions vivre. De poser les fondements d’une démocratie véritable. D’une civilisation du prendre soin. C’est à ce projet que je nous invite aujourd’hui. Hâtons-nous. Le présent nous réclame. Et l’avenir nous appelle. » 🎥 et montage @orianziad

#larochelle #restaurantlarochelle 30/03/2025

Bonne aventure à Ludovic et son équipe.

#larochelle #restaurantlarochelle

23/02/2025

Bonsoir à tous 😊

Pour ceux qui n'avaient pas encore compris, lundi et mardi seront nos deux derniers jours.

Il y aura évidemment à manger mais j'ai décidé de ne pas prévoir de menu.

Ce sera un peu la surprise, un peu comme si on allait manger chez des amis, ou chez notre grand-mère. On ne sait pas se que l'on va manger, mais on sait que l'on va passer un bon moment et que l'on va se régaler.

Lucas, Angélique et moi-même, vous souhaitons un excellente soirée.

Je vous adresserai un petit message d'ici quelques jours, histoire de vous dire au revoir 😘

A bientôt 😊😊😊

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