De même qu’un marteau est fait pour marteler et un couteau est fait pour trancher, la musique elle aussi est faite pour, elle est en vue de. Sous ce rapport, le rythme constitue la musique au sens prégnant, le marteler essentiel qui la comprend comme outil. L’outil, en tant que tel, n’est pas fini, c’est-à-dire clos sur lui-même comme une chose autonome; il réfère à d’autres outils avec lesquels i
l est en réseau. Voyant son être achevé dans l’usage, l’outil disparaît.
« Un outil, en toute rigueur, cela n’existe pas. A l’être de l’outil appartient toujours un complexe d’outils au sein duquel il peut être cet outil qu’il est.»
Martin Heidegger
La question esthétique entendue en son sens le plus faible (plaire/déplaire, séduire/ne pas séduire, le tout immergé dans l’eau tiède des ambitions mercantiles) n’appartient pas à la problématique développée par DOQ; ce qui ne signifie pas que les choses-musique produitent par DOQ ne soient ordonnées à aucune forme d’idéal. En fait et place, DOQ admet comme idéal orientant son activité productrice, l’invisibilité; qui est la beauté dans l’usage.
« La santé c’est la vie dans le silence des organes »
René Leriche
Il ne s’agit pas de produire des choses achevées c’est-à-dire des objets morts. Une chose susceptible d’être utilisée est nécessairement vivante, inscrite dans un monde de choses qui lui sont semblables. DOQ produit de telles choses; des choses pour la main (zu-handen). Contre une esthétique du produit, une éthique de l’outil. http://doq.###