Reatek
25/11/2023
Depuis quelques mois, le terme est sur toutes les bouches : RCS (pour Rich Communication Services). Google en fervent défenseur, la technologie est vue comme l’avenir du simple protocole SMS/MMS. Mais qu’est-ce vraiment ? Notre dossier vous le dira. De nos jours, nombreuses sont les personnes à être sur Facebook Messenger, WhatsApp ou encore LINE. Ces applications de discussion instantanée ont petit à petit enterré, mais pas totalement supplanté, le protocole SMS/MMS d’antan qui n’est aujourd’hui utilisé qu’en de rares occasions.
Face à ce mouvement, on entend de plus en plus parler du RCS. Google fait partie des entreprises ne cessant de placer cette petite abréviation dans chacune de ses phrases dès lors qu’il parle d’application de discussion, particulièrement alors que les siennes — notamment Google Allo — n’ont jamais réussi à captiver le marché.
Mais qu’est-ce que le RCS, dans les faits ? À quoi va-t-il servir, et pourquoi n’est-il pas implémenté plus rapidement ? Dans ce dossier, nous allons vous expliquer les tenants et aboutissants de tout cela.
C’est quoi un message RCS (Rich Communication Services) ?
RCS veut dire « Rich Communication Services », et désigne un protocole développé par le consortium GSMA. Vous l’aurez compris : il s’agit d’un protocole libre, dépendant d’ailleurs de celui de l’IP.
Quelle différence entre SMS et RCS ?
Son but ? Offrir des services standardisés à tous, avec notamment : Une messagerie indépendante
Chat en tête-à-tête
Chat en groupe
Transfert de fichiers de tout type
Notification de disponibilité
Appels en VoIP
Appels vidéo
Partage de géolocalisation
Messagerie audio
Liste noire
Vous l’aurez compris, il s’agit d’offrir aux SMS / MMS d’antan les mêmes fonctionnalités qui font la force des services comme Facebook Messenger ou WhatsApp. Avec quelque chose en plus : ce standard peut être utilisé par n’importe quel constructeur de smartphones sur n’importe quel appareil, et fonctionne sur n’importe quel réseau et n’importe quel serveur. Le RCS ne passe cependant pas par le simple réseau GSM, mais naturellement par la 4G ou le Wi-Fi. Malgré tout, les applications l’utilisant se reconnaissent facilement entre elles et peuvent donc efficacement profiter de toutes ces fonctionnalités sans limites. Et ce, qu’importe la plateforme : téléphone, tablette, ordinateurs, tout est bon.
La philosophie derrière le RCS
Pourquoi avoir créé le RCS ? Quand bien même on l’oublie, tous les services utilisés actuellement émanent d’entreprises privées : Messenger appartient à Facebook, WhatsApp appartient à Facebook, Skype appartient à Microsoft… et iMessage appartient à Apple. Les utilisateurs font donc passer leurs vies privées par les canaux d’entités ayant un contrôle total de leurs données. Certaines entreprises les utilisent, et d’autres non. Toujours est-il que le modèle est plus vicieux par essence que le simple SMS, qui passant par le réseau téléphonique est plutôt contrôlé par le gouvernement, garantissant un certain respect de la vie privée. Le RCS n’est cependant pas chiffré de bout en bout, ce qui inquiète certaines personnes.
Sur le pur aspect pratique, avoir un « iMessage pour tous » doit nécessairement passer par un standard accepté par tous. Or, ces entreprises ont développé leurs propres technologies et sont loin de vouloir partager le fruit de leurs requêtes : elles sont toutes en compétition.
Le RCS reste totalement neutre. De ce fait, tous les appareils et tous les constructeurs y ont accès, faisant que les utilisateurs pourront enfin goûter à ce fameux « iMessage pour tous » sans avoir besoin d’avoir le même produit du même constructeur avec la même application. Il suffit d’avoir une application compatible RCS, et toutes les fonctionnalités sont immédiatement débloquées.
De plus, cela n’empêche pas la compétition. Le RCS a beau être un standard, les applications l’utilisant sont libres d’utiliser l’interface qu’elles souhaitent et d’adopter le nom qu’elles veulent. C’est pourquoi Android Messages et Samsung Messages sont compatibles quand bien même leurs buts sont bien différents.
L’adoption du RCS
Tout sonne parfait, n’est-ce pas ? Pourtant, ce standard n’est pas facilement accepté. D’une part, il fait appel à de nombreux acteurs différents qui doivent tous se serrer la main, et notamment les opérateurs. Pour ceux-là, les SMS/MMS sont encore une manne intéressante que ne remplacera pas le RCS, dont le support doit être déployé sur le réseau. Un investissement sans forcément de retour qui peut déplaire. La plupart des opérateurs ont annoncé vouloir supporter le RCS, mais rares sont ceux ayant fait les déploiements nécessaires pour le moment. De l’autre, les acteurs privés et les développeurs ne sont pas forcément motivés pour intégrer le RCS au sein de leurs applications. Il faut dire que les services privés occupent déjà massivement le marché, faisant que l’adoption du standard ne paraît pas forcément garantie par les utilisateurs. Aussi, pourquoi investir vers quelque chose qui ne garantit pas un retour monétaire important ?
Voilà ce qui s’oppose actuellement à l’adoption du RCS. Pour autant, Google fait des pieds et des mains pour que ce standard soit adopté. De même, certains acteurs télécoms voient dans le RCS un moyen de conjuguer leurs efforts pour contrebalancer le pouvoir des grandes entreprises, et s’allient en ce sens autour du protocole pour contrebalancer ces entreprises. En ce sens, il semble que le RCS soit destiné à remplacer le SMS/MMS d’une manière ou d’une autre. La seule inconnue est finalement le temps que cela prendra, lié au temps qu’il faudra pour qu’une entente soit trouvée entre tous ces acteurs différents du marché.
Nous avons contacté les quatre opérateurs français afin de recueillir leurs visions de la chose. Free indique n’avoir rien à communiquer sur le sujet : nous attendons toujours réponse d’Orange, SFR et Bouygues Telecom, et mettrons à jour cet article si nous les avons.
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05/09/2022
APPLE
Keynote : 9 nouveautés qu’Apple ne présentera pas lors de la conférence
On a beau évoquer certains produits régulièrement, leur développement prend parfois plus de temps que prévu… Nouveau point sur le keynote du 7 septembre, à quelques jours des grandes annonces.
Pour les iPhone
Pas d’iPhone pliant
Pour commencer, il semble clair comme de l’eau de roche que le smartphone pliable que prépare Apple n’est pas encore prêt. On sait cependant avec assurance que le projet est en cours, car de nombreux brevets démontrant les capacités de la firme à la pomme à réaliser un tel système ont été déposés. On y découvre tour à tour des technologies de charnières invisibles, des mobiles à clapet similaires au tout nouveau Galaxy Z Flip4 ou encore des solutions pour éviter d’abîmer l’écran au niveau de la pliure.
Selon les rumeurs les plus sérieuses à ce sujet, Apple attend sans surprise que les smartphones pliants soient démocratisés avant de dévoiler sa propre alternative lors d’un keynote. Samsung et consorts ont déjà bien ouvert la marche ; ce n’est plus qu’une question d’années. Certains analystes visent ainsi 2025 au plus tôt, comme Ross Young de chez Display Supply Chain Consultants.
Pas de prise USB-C
L’une des autres caractéristiques techniques qui font couler beaucoup d’encre, c’est le fameux port USB-C sur iPhone. On pensait déjà que cette nouveauté serait annoncée lors du keynote des iPhone 12 mais il n’en sera rien. Et pour cause : les législateurs qui planchent sur le sujet par souci d’écologie prennent leur temps, ce dont profite Apple pour réfléchir à une tout autre solution. Il s’agirait d’un mobile 100% sans fil, capable de se recharger uniquement par induction.
Selon Ming-Chi Kuo toutefois, Apple pourrait bien proposer une prise universelle mais en 2023. À vos paris.
Pas de capteurs sous l’écran
Pour finir avec les iPhone, on sait qu’il existe des indices clairs en faveur de capteurs biométriques sous l’écran. Ils seraient au nombre de deux. Le premier, une caméra, serait installé à l’avant pour dire enfin adieu à l’encoche ou au double poinçon en route pour l’Apple Event du 7 septembre. Mais les constructeurs qui s’y sont frottés ont vite abandonné, signe que Cupertino pourrait ne jamais s’y mettre. De plus, le géant californien doit composer avec le capteur TrueDepth qui sert à Face ID, une technologie dont la tâche de transparence est ardue.
Avec ceci, il se murmure aussi qu’un capteur d’empreintes digitales sous l’écran est dans les cartons. Des documents déposés auprès de l’organisme américain chargé de la propriété intellectuelle des entreprises prouvent qu’Apple sait le faire. De plus, d’autres fabricants de mobiles sont déjà à la page. Mais il est possible qu’à la place, Cupertino choisisse d’intégrer Touch ID sous un bouton, comme sur l’iPad Air de quatrième génération.
Pour quand ? Face ID sous l’écran en 2024 selon Ming-Chi Kuo, pas de date précise pour le scanner d’empreintes digitales.
Pas d’Apple Car au keynote de septembre
Vous ne serez probablement pas surpris non plus d’apprendre que le programme de voiture intelligente d’Apple est lui aussi encore loin d’être prêt. Des prédictions tablent sur 2025 mais il serait très étonnant de voir l’automobile arriver si tôt, car le projet aurait connu de sérieux re**rds. À la place, les équipes de Cupertino pourraient se focaliser sur une expérience CarPlay améliorée avec support des LiDAR, à destination des constructeurs tiers.
Casque de réalité mixte et lunettes
Plus proche de nous, Apple travaille aussi sur des eyewear. Sous ce nom se cachent les casques de réalité virtuelle et autres lunettes connectées et justement, deux appareils bien distincts seraient ici au menu.
Le premier serait un casque de réalité mixte, mêlant VR et réalité augmentée. Apple en profiterait pour dévoiler un concurrent du métavers de Facebook, avec peut-être des appels FaceTime, des séries TV+ et surtout des jeux vidéos Apple Arcade. C’est ainsi principalement le gaming que viserait l groupe américain, comme le font les produits Oculus. Nous aurions alors droit à un premier aperçu (uniquement logiciel) en janvier 2023, pour davantage de détails et la fiche technique complète lors de la Worldwide Developer Conference qui suivra.
À ceci s’ajouteraient des lunettes connectées, cette fois-ci focalisées uniquement sur la réalité augmentée. On pourrait s’en servir pour obtenir des informations sur les aliments regardés, selon un brevet. Mais aucune date de sortie ni de keynote en vue pour le moment, malheureusement.
Ces services attendront
Apple Card et Apple News+
Aux États-Unis, l’Apple Card est une carte bancaire qui donne accès à des avantages exclusifs en Apple Store, comparables à des réductions. En partenariat avec Goldman Sachs, ce service demande toutefois de respecter un cadre légal et financier très particulier si bien qu’il est encore difficile pour l’éditeur de le déployer en France métropolitaine où les établissements traditionnels ont encore du mal avec le web 3.0. À ce jour, rien n’indique donc que l’Apple Card arrivera chez nous lors de l’Apple Event du 7 septembre…
Le développement d’Apple News+ serait quant à lui compliqué outre-Atlantique, car peu rentable. La plateforme propose un accès en illimité à de nombreux magazines grand public en version numérique, ce qui demande qui plus est de négocier des droits de diffusion contrairement aux contenus originaux de TV+. Jusqu’à maintenant, même le code source de la mouture bêta n’a révélé aucune mention en langue française…
Stage Manager
Annoncée en même temps qu’iPadOS 16 lors de la Worldwide Developer Conference de juin dernier, Stage Manager est un nouveau mode de gestion des fenêtres disponible aussi sur Mac. Avec cette interface, on peut redimensionner, déplacer ou encore superposer n’importe quelle app à sa guise. Sauf que les bugs sont légion, si bien qu’Apple a assuré que le système d’exploitation pour tablettes ne verra finalement pas le jour en même temps que l’Apple Event de septembre.
Il faudrait plutôt attendre un autre keynote, cette fois-ci planifié en octobre. C’est aussi à cette occasion que seraient dévoilés de nouveaux Mac et de nouveaux iPad, eux non plus n’étant par conséquent pas prêts pour mercredi prochain.
Nouveautés manquantes pour le salon
Pour finir, notons que le HomePod, abandonné en mars 2021, ne devrait pas être ressuscité malgré les attentes de quelques irréductibles ayant apprécié l’enceinte, probablement retirée du marché car trop chère. Reste le HomePod mini, qui a eu droit à de nouvelles couleurs il y a peu.
Une Apple TV gaming a aussi été évoquée en 2020 mais un modèle classique est sorti en mai 2021 et le rythme de sortie de cette gamme est espacé de plusieurs années.
05/09/2022
APPLE WATCH
Connectivité satellitaire sur la prochaine Apple Watch Pro ?
Dans la nouvelle édition de sa newsletter Power On, le journaliste Mark Gurman de chez Bloomberg explique que la connectivité satellite évoquée pour les mobiles Apple pourrait aussi voir le jour sur les montres du groupe californien. La question aurait ainsi déjà été évoquée en interne, mais pas pour n’importe quel appareil.
En effet, c’est avant tout l’Apple Watch Pro qui serait concernée. Ce modèle n’a rien d’officiel pour le moment, néanmoins il s’agirait d’une version très haut de gamme du wearable actuel de la Pomme, plus résistante et plus performante de façon à pouvoir par exemple suivre des sports extrêmes. Celle-ci devrait être annoncée le 7 septembre si les rumeurs voient juste.
Pas pour tout de suite
Il est toutefois peu probable de voir effectivement la connectivité satellite arriver sur la première Apple Watch Pro. Les dires de Gurman sont certes sûrement proches de la vérité, mais plutôt en ce qui concerne la deuxième édition de la montre premium, à commercialiser fin 2023 donc.
Sur smartphone cependant, il est fort possible que les iPhone 14 Pro attendus eux aussi le 7 soient bel et bien dotés de cet atout permettant de se passer de réseau classique. Des opérateurs travaillent déjà sur le sujet mais il serait ici question de leur couper l’herbe sous le pied, même s’il est assez rare pour Apple d’innover à cette échelle.
Quelles fonctionnalités ?
Sans carte SIM, nous pourrions alors passer des appels, envoyer des SMS ou encore prévenir d’une urgence en un clin d’œil depuis notre Apple Watch Pro. Ceci peut être disponible sans frais supplémentaires ; à voir si Apple en tient compte ou non. Sachant qu’il est déjà de rigueur de vous faire payer davantage pour une Apple Watch équipée du GPS ou pour un iPad avec la 5G, il ne serait pas étonnant que ceci se reproduise avec la connexion satellite sur montre.
Le keynote Apple du mercredi 7 septembre aura lieu à dix-neuf heures (heure de France métropolitaine). Y sont aussi attendues la date de sortie précise d’iOS 16 et de watchOS 9 ainsi qu’une paire d’AirPods Pro de deuxième génération.
05/09/2022
Le boîtier des AirPods Pro 2 se montre dans des rendus 3D ⏰ Hier à 20:20
Le futur étui de chargement pour les prochains AirPods Pro 2 pourrait comporter des trous de haut-parleur, un microphone et une ouverture pour la fixation d'une lanière, selon des rendus CAO présumés du boîtier partagés par Andrew O'Hara sur Twitter. Une petite surprise à quelques jour
Du nouveau sur le boîtier des AirPods Pro 2 Notre confrère a déclaré qu'il ne pouvait pas vérifier l'authenticité des rendus, mais ils correspondent aux précédentes rumeurs concernant le nouvel étui de chargement des AirPods Pro 2022. Le boîtier devrait bénéficier du support de "Localiser", permettant aux utilisateurs de suivre l'emplacement de l'étui dans l'application éponyme en cas de perte ou de vol, même lorsque les AirPods Pro ne sont pas placés dans l'étui. Et plus tôt cette année, l'analyste Ming-Chi Kuo a déclaré que le rangement des écouteurs sera capable d'émettre un son en cas de perte, ce qui expliquerait l'ajout de trous pour haut-parleurs.
Les rendus montrent également un nouveau trou pour ce qui pourrait être un microphone, bien qu'il ne soit pas clair à quoi il servirait. Une possibilité est que le microphone pourrait être utilisé pour la fonction d'accessibilité d'Apple, Live Listen, qui peut aider quelqu'un à entendre une conversation dans une zone bruyante ou à travers une pièce. Le microphone de l'étui pourrait capter le son et l'envoyer aux AirPods Pro que la personne porte, rendant le son plus clair. Enfin, les rendus montrent une découpe sur le côté droit de l'étui qui est probablement destiné à une attache de type cordon. Cette fonctionnalité faciliterait la fixation d'un étui AirPods Pro à un porte-clefs sans avoir besoin d'un accessoire supplémentaire. Reste qu'on se pose la question du port de chargement qui n'est ici pas dévoilé. Les rumeurs veulent qu'Apple continue avec le Lightning, avant de passer à l'USB-C sur les AirPods Pro 3. La firme passerait à USB-C avec l'iPhone 15 l'année prochaine. Il est également probable que le nouvel étui de charge AirPods Pro 2 ait une résistance à l'eau et à la sueur classée IPX4, comme l'étui de charge des AirPods 3. Actuellement, seuls les écouteurs AirPods Pro sont résistants à l'eau, et non l'étui.
Les autres nouveautés des AirPods Pro 2 Alors que les AirPods Pro de deuxième génération devraient avoir une plus grande autonomie grâce à une puce H2 plus économe en énergie et à la prise en charge potentielle de la norme LE Audio à faible consommation de Bluetooth 5.2, il n'est pas certain que la batterie du nouvel étui de chargement soit plus grande. L'étui actuel des AirPods Pro est équipé d'une batterie de 519 mAh. Parmi les autres caractéristiques évoquées par la rumeur pour les nouveaux AirPods Pro, citons une détection améliorée de l'intra-auriculaire, des capacités de suivi de la condition physique, et plus encore. Apple devrait annoncer les nouveaux AirPods Pro d'ici la fin de 2022, mais on ne sait pas exactement quand ils seront dévoilés. Peut-être lors du keynote de la semaine prochaine, aux côtés des iPhone 14 et Apple Watch 8.
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