Mr Upsilon

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24/08/2025

𝗟’𝗔𝗥𝗧 𝗗𝗘 𝗗𝗔𝗡𝗦𝗘𝗥 𝗔𝗩𝗘𝗖 𝗟𝗔 𝗥𝗘́𝗔𝗟𝗜𝗧𝗘́ / 𝗣𝗔𝗥𝗧𝗜𝗘 𝟮

Parfois, ce sont les souvenirs les plus discrets qui reviennent frapper à la porte de notre mémoire, bien après qu’on ait tourné la page.

Ce ne sont ni les plus marquants en apparence, ni les plus bruyants, mais ils finissent par s’imposer dans notre esprit comme des balises silencieuses, des clés de lecture qui nous permettent de décoder le présent avec un regard affûté. Ce que l’on prenait pour une simple anecdote de jeunesse se révèle, avec le recul, être une scène pédagogique, un miroir de dynamiques que l’on ne maîtrisait pas encore. C’est dans cette lucidité nouvelle, nourrie par l’expérience et la compréhension des rapports humains, que ressurgit un autre épisode, inscrit dans la même logique que celui que j’ai partagé avec vous récemment.

Ce soir-là, il y avait une soirée dans notre quartier. Une de ces ambiances explosives où la musique, les regards et les pas de danses s’enchaînent. Les bruits des rires étouffés, et les basses puissantes des enceintes posées sur des tables en bois postées aux quatres coins de l'espace plein air. Absolument tout respirait la jeunesse et l'insouciance ce soir-là. Et au milieu de cette euphorie, un de mes potes, qu'on va appeler 𝗖𝗛𝗥𝗜𝗦𝗧, s’était connecté à une jeune fille. Il ne la lâchait plus d'une semelle. Leurs corps se parlaient plus que leurs bouches. Il y avait entre eux une tension palpable. Tu sentais que ça chauffait, que ça pouvait déboucher sur quelque chose de plus. 𝗖𝗛𝗥𝗜𝗦𝗧 rayonnait, il se voyait même déjà aller un peu plus loin que ça avec elle.

Peu de temps après, 𝗖𝗛𝗥𝗜𝗦𝗧 est allé prendre un bain. Une pause, juste quelques minutes. Il pensait revenir pour reprendre là où il s'était arrêté. Cependant, dans le théâtre social, quitter la scène, même un instant, c’est laisser la place à un autre acteur. Et parfois, cet acteur joue mieux que toi, sans même forcer.

Dans la suite de l'histoire, un autre mec inconnu de notre cercle d'amis est apparu. 𝙋𝙖𝙨 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡𝙚 𝙨𝙩𝙮𝙡𝙚 𝙛𝙡𝙖𝙢𝙗𝙤𝙮𝙖𝙣𝙩. 𝙄𝙡 𝙣’𝙖 𝙥𝙖𝙨 𝙙𝙖𝙣𝙨𝙚́.
𝙄𝙡 𝙣’𝙖 𝙥𝙖𝙨 𝙖𝙩𝙩𝙞𝙧𝙚́ 𝙡’𝙖𝙩𝙩𝙚𝙣𝙩𝙞𝙤𝙣. 𝙄𝙡 𝙖 𝙟𝙪𝙨𝙩𝙚 𝙥𝙖𝙧𝙡𝙚́, 𝙚𝙣 𝙥𝙧𝙞𝙫𝙚́ 𝙖̀ 𝙡’𝙤𝙧𝙚𝙞𝙡𝙡𝙚 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙛𝙞𝙡𝙡𝙚. 𝙐𝙣𝙚 𝙗𝙧𝙚̀𝙫𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙫𝙚𝙧𝙨𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣, 𝙩𝙧𝙖𝙣𝙘𝙝𝙖𝙣𝙩𝙚, 𝙚𝙛𝙛𝙞𝙘𝙖𝙘𝙚, 𝙥𝙖𝙨 𝙙𝙚 𝙢𝙞𝙨𝙚 𝙚𝙣 𝙨𝙘𝙚̀𝙣𝙚, 𝙚𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙙𝙚 𝙨𝙚́𝙙𝙪𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙡𝙤𝙣𝙜𝙪𝙚. On suivait la scène de loin, de ce fait, on ne sait pas exactement les mots et les phrases que le mec a employé, mais on sent qu'il est allé droit au but. Et cette fille qui dansait encore quelques minutes plus tôt avec 𝗖𝗛𝗥𝗜𝗦𝗧 a totalement changé de camp. Le reste de la soirée, elle n’a plus quitté le nouveau venu. Ils ont quitté la soirée ensemble, et mon pote 𝗖𝗛𝗥𝗜𝗦𝗧 lui, n'a jamais pu avoir accès à la fille. Plus rien à faire, la partie était finie, l'autre mec l'avait emporté.

À cette époque, je ne comprenais pas, on avait même pris cette histoire à la rigolade avec mes potes et on s'était même tous moqué de 𝗖𝗛𝗥𝗜𝗦𝗧. À ce moment-là, j’aurais pu dire :
« 𝗟𝗮 𝗳𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲́𝗴𝗲̀𝗿𝗲 », 𝗼𝘂 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 : « 𝗟𝗲 𝗴𝗮𝗿𝘀 𝗮 𝘃𝗼𝗹𝗲́ 𝘀𝗮 𝗰𝗼𝗽𝗶𝗻𝗲 ».
Mais aujourd’hui, avec un peu de recul, avec l’expérience, avec l’observation et surtout avec une meilleure compréhension des dynamiques homme-femme, je sais ce qui s’est réellement passé.

Ce soir-là, j’ai appris qu’il ne s’agit pas seulement de présence.
Il s’agit de position. 𝗖𝗛𝗥𝗜𝗦𝗧 avait la proximité, mais pas la dominance. Il dansait et tournait autour du pot. L’autre est allé droit au but. Il a démontré une chose : l’attraction féminine ne récompense pas toujours l’effort, elle récompense l'énergie et la position, l’homme qui inspire la décision. L’homme qui ne joue pas sur scène, mais qui tire les ficelles en coulisse.

𝗖𝗘 𝗤𝗨𝗘 𝗝'𝗔𝗜 𝗔𝗣𝗣𝗥𝗜𝗦 𝗣𝗟𝗨𝗦𝗜𝗘𝗨𝗥𝗦 𝗔𝗡𝗡𝗘́𝗘𝗦 𝗔𝗣𝗥𝗘̀𝗦 𝗖𝗘𝗧 𝗘́𝗣𝗜𝗦𝗢𝗗𝗘 :

𝗟𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 𝗻𝗲 𝗰𝗵𝗼𝗶𝘀𝗶𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗰𝗲 𝗾𝘂’𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘃𝗲𝘂𝗹𝗲𝗻𝘁, 𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗵𝗼𝗶𝘀𝗶𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝘃𝗶𝗯𝗿𝗲𝗿. 𝗢𝗿, 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝘃𝗶𝗯𝗿𝗲𝗿 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘁𝗼𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹, 𝗻𝗶 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗲. Ce n’est pas nécessairement le gars qui a été présent depuis deux heures, mais plutôt celui qui a su déclencher une émotion précise en deux minutes. En effet, dans la jungle sociale, celui qui agit vite et avec certitude prend immédiatement l’avantage, car le doute est une odeur, et les femmes y sont particulièrement sensibles. Ainsi, un homme qui tourne autour du pot devient rapidement fade face à un autre qui parle peu, mais avec intensité. Par ailleurs, il convient de rappeler que la compétition existe : elle est certes silencieuse, mais elle demeure permanente. 𝙇’𝙝𝙤𝙢𝙢𝙚 𝙦𝙪𝙞 𝙥𝙚𝙣𝙨𝙚 𝙖𝙫𝙤𝙞𝙧 « 𝙨𝙚́𝙘𝙪𝙧𝙞𝙨𝙚́ » 𝙪𝙣𝙚 𝙛𝙞𝙡𝙡𝙚 𝙨𝙞𝙢𝙥𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙥𝙖𝙧𝙘𝙚 𝙦𝙪’𝙞𝙡 𝙖 𝙙𝙖𝙣𝙨𝙚́ 𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙩𝙤𝙪𝙩𝙚 𝙡𝙖 𝙨𝙤𝙞𝙧𝙚́𝙚 𝙣’𝙖 𝙧𝙞𝙚𝙣 𝙘𝙤𝙢𝙥𝙧𝙞𝙨 𝙖̀ 𝙡𝙖 𝙙𝙮𝙣𝙖𝙢𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙙𝙚 𝙡’𝙖𝙩𝙩𝙧𝙖𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣. En réalité, ce n’est pas le temps passé qui compte, mais bien l’impact laissé. Autrement dit, l’attraction ne se négocie pas, elle se provoque. Soit tu inspires un élan, soit tu observes un autre récolter ce que tu espérais.

𝘾’𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙤𝙪𝙧𝙦𝙪𝙤𝙞, 𝙖̀ 𝙘𝙚𝙪𝙭 𝙦𝙪𝙞 𝙣𝙤𝙪𝙧𝙧𝙞𝙨𝙨𝙚𝙣𝙩 𝙚𝙣𝙘𝙤𝙧𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙞𝙡𝙡𝙪𝙨𝙞𝙤𝙣𝙨, 𝙞𝙡 𝙚𝙨𝙩 𝙚𝙨𝙨𝙚𝙣𝙩𝙞𝙚𝙡 𝙙𝙚 𝙙𝙤𝙣𝙣𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙚𝙞𝙡𝙨 𝙨𝙪𝙞𝙫𝙖𝙣𝙩𝙨 : 𝙣𝙚 𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙧𝙚𝙥𝙤𝙨𝙚𝙯 𝙟𝙖𝙢𝙖𝙞𝙨 𝙨𝙪𝙧 𝙡𝙖 𝙥𝙧𝙤𝙭𝙞𝙢𝙞𝙩𝙚́ 𝙤𝙪 𝙡𝙖 𝙧𝙤𝙪𝙩𝙞𝙣𝙚, 𝙢𝙖𝙞𝙨 𝙛𝙖𝙞𝙩𝙚𝙨 𝙩𝙤𝙪𝙟𝙤𝙪𝙧𝙨 𝙥𝙖𝙧𝙩𝙞𝙚 𝙙𝙚 𝙘𝙚𝙨 𝙝𝙤𝙢𝙢𝙚𝙨-𝙡𝙖̀, 𝙦𝙪𝙞 𝙥𝙖𝙨𝙨𝙚𝙣𝙩 𝙖̀ 𝙡'𝙖𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣, 𝙦𝙪𝙞 𝙥𝙧𝙤𝙥𝙤𝙨𝙚 𝙚𝙩 𝙦𝙪𝙞 𝙥𝙧𝙚𝙣𝙣𝙚𝙣𝙩 𝙡𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙫𝙤𝙞𝙧. 𝘿𝙚 𝙥𝙡𝙪𝙨, 𝙖𝙥𝙥𝙧𝙚𝙣𝙚𝙯 𝙖̀ 𝙡𝙞𝙧𝙚 𝙡𝙚 𝙡𝙖𝙣𝙜𝙖𝙜𝙚 𝙣𝙤𝙣 𝙫𝙚𝙧𝙗𝙖𝙡, 𝙘𝙖𝙧 𝙘’𝙚𝙨𝙩 𝙨𝙤𝙪𝙫𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡𝙚 𝙨𝙞𝙡𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙦𝙪𝙚 𝙩𝙤𝙪𝙩 𝙨𝙚 𝙟𝙤𝙪𝙚. 𝙀𝙣 𝙤𝙪𝙩𝙧𝙚, 𝙣𝙚 𝙙𝙤𝙣𝙣𝙚𝙯 𝙟𝙖𝙢𝙖𝙞𝙨 𝙩𝙧𝙤𝙥 𝙙𝙚 𝙫𝙖𝙡𝙚𝙪𝙧 𝙖̀ 𝙪𝙣𝙚 𝙞𝙣𝙩𝙚𝙧𝙖𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙩𝙧𝙤𝙥 𝙩𝙤̂𝙩, 𝙘𝙖𝙧 𝙧𝙞𝙚𝙣 𝙣’𝙚𝙨𝙩 𝙜𝙖𝙜𝙣𝙚́ 𝙩𝙖𝙣𝙩 𝙦𝙪𝙚 𝙩𝙪 𝙣’𝙖𝙨 𝙥𝙖𝙨 𝙨𝙘𝙚𝙡𝙡𝙚́ 𝙡𝙖 𝙫𝙞𝙘𝙩𝙤𝙞𝙧𝙚. 𝙀𝙣𝙛𝙞𝙣, 𝙚𝙩 𝙨𝙪𝙧𝙩𝙤𝙪𝙩, 𝙣𝙚 𝙡𝙖𝙞𝙨𝙨𝙚 𝙟𝙖𝙢𝙖𝙞𝙨 𝙪𝙣𝙚 𝙛𝙚𝙢𝙢𝙚 𝙩𝙚 𝙛𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙘𝙧𝙤𝙞𝙧𝙚 𝙦𝙪𝙚 𝙩𝙪 𝙙𝙤𝙞𝙨 « 𝙢𝙚́𝙧𝙞𝙩𝙚𝙧 » 𝙨𝙤𝙣 𝙖𝙩𝙩𝙚𝙣𝙩𝙞𝙤𝙣. 𝙇’𝙝𝙤𝙢𝙢𝙚 𝙙𝙚 𝙫𝙖𝙡𝙚𝙪𝙧 𝙖𝙩𝙩𝙞𝙧𝙚, 𝙞𝙡 𝙣𝙚 𝙨𝙪𝙥𝙥𝙡𝙞𝙚 𝙥𝙖𝙨.

𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗖𝗢𝗡𝗖𝗟𝗨𝗥𝗘

Je n’étais qu’un observateur à l’époque. Mais aujourd’hui, je suis devenu analyste de ma propre vie. Ces deux histoires que j’ai vécues, m’ont laissé une leçon simple : le monde des relations est une jungle sociale impitoyable, où seuls les hommes lucides survivent. Ce n’est pas cruel. C’est juste. Parce que le jeu est là, et les règles ne sont pas écrites. Mais pour ceux qui savent lire entre les lignes, la victoire est possible.

𝗟𝗘 𝗦𝗜𝗥 𝗨𝗣𝗦𝗜𝗟𝗢𝗡

20/08/2025

𝗟'𝗔𝗥𝗧 𝗗𝗘 𝗗𝗔𝗡𝗦𝗘𝗥 𝗔𝗩𝗘𝗖 𝗟𝗔 𝗥𝗘́𝗔𝗟𝗜𝗧𝗘́ / 𝗣𝗔𝗥𝗧𝗜𝗘 𝟭

Il subsiste en nous, des souvenirs qu’on garde non pas parce qu’ils sont glorieux, mais parce qu’ils ont posé dans notre subconscient les bases d'une prise de conscience. Ils vous humilient d’abord, vous instruisent ensuite, puis finissent par devenir des repères de lucidité dans un monde où peu de gens disent la vérité.
𝘾𝙚𝙩𝙩𝙚 𝙝𝙞𝙨𝙩𝙤𝙞𝙧𝙚-𝙡𝙖̀, 𝙧𝙚𝙢𝙤𝙣𝙩𝙚 𝙖̀ 𝙢𝙚𝙨 𝙟𝙚𝙪𝙣𝙚𝙨 𝙖𝙣𝙣𝙚́𝙚𝙨.
𝘼̀ 𝙘𝙚𝙩𝙩𝙚 𝙚́𝙥𝙤𝙦𝙪𝙚, 𝙟𝙚 𝙣’𝙚́𝙩𝙖𝙞𝙨 𝙦𝙪’𝙪𝙣 𝙞𝙜𝙣𝙖𝙧𝙚, 𝙪𝙣 𝙜𝙖𝙧𝙘̧𝙤𝙣 𝙥𝙡𝙚𝙞𝙣 𝙙’𝙞𝙡𝙡𝙪𝙨𝙞𝙤𝙣𝙨, 𝙗𝙚𝙧𝙘𝙚́ 𝙥𝙖𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙧𝙤𝙢𝙖𝙣𝙘𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙦𝙪𝙖𝙧𝙩𝙞𝙚𝙧 𝙚𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙛𝙞𝙡𝙢𝙨 𝙢𝙚𝙣𝙨𝙤𝙣𝙜𝙚𝙧𝙨 𝙨𝙪𝙧 𝙡’𝙖𝙢𝙤𝙪𝙧 𝙚𝙩 𝙡𝙖 𝙙𝙧𝙖𝙜𝙪𝙚. 𝙅’𝙞𝙜𝙣𝙤𝙧𝙖𝙞𝙨 𝙚𝙣𝙘𝙤𝙧𝙚 𝙡𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙙𝙚𝙨 𝙞𝙣𝙫𝙞𝙨𝙞𝙗𝙡𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙡’𝙖𝙩𝙩𝙧𝙖𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣, 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙨𝙚́𝙙𝙪𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙩, 𝙨𝙪𝙧𝙩𝙤𝙪𝙩, 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙝𝙞𝙚́𝙧𝙖𝙧𝙘𝙝𝙞𝙚 𝙨𝙤𝙘𝙞𝙖𝙡𝙚 𝙩𝙖𝙘𝙞𝙩𝙚 𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙡𝙚𝙨 𝙝𝙤𝙢𝙢𝙚𝙨.

L'histoire que je m'apprête à vous raconter aujourd'hui, pas mal de mecs s'y retrouveront sûrement. C’était il y a huit ans, une époque où je pensais encore que la galanterie suffisait uniquement pour conquérir le cœur d’une femme. Une époque, où je croyais encore que la patience, la douceur et la gentillesse finiraient toujours par payer. Je n’avais pas encore ouvert les yeux sur les nouvelles dynamiques sociales qui gouvernent les relations homme-femme dans le monde réel. Je n’avais pas encore compris que dans le jeu de l’attraction, le monde ne récompense pas la vertu, mais l’audace.

Et ce soir-là, dans une simple soirée d'anniversaire, j’ai vécu l’un des moments les plus décisifs de ma jeunesse. Une claque silencieuse, brutale, dont les traces ne m’ont plus jamais quitté.

C’était l’anniversaire de la copine d’un ami à nous. Une belle ambiance de fête, de joie, de danses et de bonnes vibes. Nous étions tous là, jeunes, excités, à l’âge où chaque soirée est un terrain de jeu social et une manière de se défouler un peu.
Au milieu de cette foule, j'ai remarqué une belle et charmante jeune fille, avec un sourire qui donne envie de croire au destin.
J’ai tout de suite su que je voulais la connaître. Mais, fidèle à mon idéologie de l’époque, je n’ai pas osé y aller directement.
J’ai plutôt demandé à mon pote, celui dont la copine fêtait son anniversaire, d’aller lui parler pour moi. Il l’a fait, et elle est venue aussitôt, et nous avons échangé quelques mots.
Elle m’a donné son numéro sans résistance. Tout semblait bien parti.

À ce moment-là, j’étais encore dans cette naïveté aberrante basée sur le romantisme, qu’on inculque aux jeunes hommes dociles :

"𝗦𝗼𝗶𝘀 𝗴𝗲𝗻𝘁𝗶𝗹, 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝘀 𝘁𝗼𝗻 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀, 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗲-𝗹𝗮, 𝘀𝗼𝗶𝘀 𝘀𝗲́𝗿𝗶𝗲𝘂𝘅, 𝗺𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘁𝘂 𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗺𝗲𝗰𝘀."

Ce que j'ignorais, c’est que dans la même soirée, un autre de mes amis, qui, lui, était dans la même école que la fille avait jeté son dévolu sur elle. Et lui ne croyait pas aux contes de fées. 𝗜𝗹 𝗲́𝘁𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗿𝗮𝗴𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁, 𝗽𝗿𝗲́𝗰𝗶𝘀 𝗲𝘁 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗶𝘀 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘀𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀. 𝗖'𝗲́𝘁𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗲 𝗴𝗲𝗻𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗴𝗮𝗿𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗲́𝘁𝗲́ 𝗮𝗽𝗽𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱’𝗵𝘂𝗶 "𝗮𝗿𝗿𝗼𝗴𝗮𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝘁𝗼𝘅𝗶𝗾𝘂𝗲", 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗶𝘃𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗽𝗼𝘀𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀.

Ce pote me répétait cette nuit-là, presque en boucle :



Moi, à cette période là, je n'avais pas encore pris ma dose de Redpill, j'étais de ceux qui croyaient que les femmes, préféraient les hommes patients, profonds et sincères. J’ignorais que dans les faits, dans le réel, c’est tout l’inverse qui se produit. Je n’ai pas bougé et je n’ai pas imposé mon jeu. 𝗝𝗲 𝗻’𝗮𝗶 𝗽𝗮𝘀 𝗮𝗳𝗳𝗶𝗿𝗺𝗲́ 𝗺𝗮 𝗺𝗮𝘀𝗰𝘂𝗹𝗶𝗻𝗶𝘁𝗲́, 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗷𝗲 𝘃𝗼𝘂𝗹𝗮𝗶𝘀 𝘀𝗼𝗶𝘁 𝗱𝗶𝘀𝗮𝗻𝘁, "𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲𝘀 𝗯𝗶𝗲𝗻". 𝗘𝘁 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗷𝗲 𝗻𝗲 𝘃𝗼𝘂𝗹𝗮𝗶𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗮𝘃𝗲 𝗮̀ 𝗺𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝗻𝗰𝗶𝗽𝗲𝘀, 𝗹𝘂𝗶, 𝗶𝗹 𝗮𝗴𝗶𝘀𝘀𝗮𝗶𝘁.

Ainsi, au moment où nous raccompagnions les filles après la soirée, pendant que j’avais le dos tourné, ce pote est allé lui aussi prendre son numéro. La fille n’a pas hésité, elle n'y a opposé aucune résistance. Aucun scrupule, et pourtant, elle savait que j’avais déjà son numéro, et qu'on s'était déjà parlé. Mais, ça ne lui a pas suffi, parce qu'en vrai, je n’étais pas le gars qui déclenchait en elle cette étincelle primitive, ce frisson brut que seule la virilité directe peut provoquer.

Quelques jours plus t**d, j’apprenais de la bouche d’un autre ami, que le pote en question avait invité cette même fille chez lui … et qu’ils avaient couché ensemble. Pas qu'une fois, mais plusieurs fois par la suite.
𝙄𝙡 𝙣𝙚 𝙡’𝙖𝙫𝙖𝙞𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙘𝙝𝙖𝙧𝙢𝙚́𝙚 𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙙𝙚𝙨 𝙢𝙤𝙩𝙨 𝙙𝙤𝙪𝙭. 𝙄𝙡 𝙣𝙚 𝙡’𝙖𝙫𝙖𝙞𝙩 𝙥𝙖𝙨 "𝙧𝙚𝙨𝙥𝙚𝙘𝙩𝙚́𝙚" 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚 𝙟𝙚 𝙥𝙚𝙣𝙨𝙖𝙞𝙨 𝙦𝙪’𝙞𝙡 𝙛𝙖𝙡𝙡𝙖𝙞𝙩 𝙡𝙚 𝙛𝙖𝙞𝙧𝙚. 𝙄𝙡 𝙣’𝙖 𝙥𝙖𝙨 𝙖𝙩𝙩𝙚𝙣𝙙𝙪 𝙦𝙪’𝙚𝙡𝙡𝙚 "𝙡𝙚 𝙘𝙝𝙤𝙞𝙨𝙞𝙨𝙨𝙚". 𝙄𝙡 𝙚𝙨𝙩 𝙖𝙡𝙡𝙚́ 𝙙𝙧𝙤𝙞𝙩 𝙖𝙪 𝙗𝙪𝙩. 𝙄𝙡 𝙖 𝙘𝙡𝙖𝙞𝙧𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙖𝙛𝙛𝙞𝙧𝙢𝙚́, 𝙨𝙖 𝙥𝙤𝙨𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙩 𝙨𝙚𝙨 𝙞𝙣𝙩𝙚𝙣𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨, 𝙚𝙩 𝙞𝙡 𝙖 𝙛𝙞𝙣𝙞 𝙥𝙖𝙧 𝙘𝙤𝙣𝙘𝙡𝙪𝙧𝙚 𝙨𝙚𝙭𝙪𝙚𝙡𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙚𝙡𝙡𝙚.

Moi, pendant ce temps où elle se faisait poutrer par mon pote, j’étais en train d’échanger des messages polis, de "prendre mon temps", de me montrer gentil et attentionné. Je voulais faire du sérieux. J’étais dans le déni de la réalité biologique, psychologique et sociale des rapports homme-femme.

𝘼𝙫𝙚𝙘 𝙡𝙚 𝙧𝙚𝙘𝙪𝙡, 𝙟𝙚 𝙘𝙤𝙢𝙥𝙧𝙚𝙣𝙙𝙨 𝙦𝙪𝙚 𝙘𝙚𝙩𝙩𝙚 𝙚𝙭𝙥𝙚́𝙧𝙞𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙢’𝙖 𝙤𝙪𝙫𝙚𝙧𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙮𝙚𝙪𝙭. 𝘾𝙚 𝙣’𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙚𝙨 𝙛𝙚𝙢𝙢𝙚𝙨 𝙣’𝙖𝙞𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙡𝙚𝙨 𝙝𝙤𝙢𝙢𝙚𝙨 𝙗𝙞𝙚𝙣𝙨. 𝙀𝙡𝙡𝙚𝙨 𝙖𝙞𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙝𝙤𝙢𝙢𝙚𝙨 𝙗𝙞𝙚𝙣𝙨, 𝙢𝙖𝙞𝙨 𝙘𝙚𝙡𝙖 𝙖𝙥𝙧𝙚̀𝙨 𝙖𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙚́𝙩𝙚́ 𝙨𝙚́𝙙𝙪𝙞𝙩𝙚𝙨, 𝙩𝙤𝙪𝙘𝙝𝙚́𝙚𝙨, 𝙘𝙤𝙣𝙦𝙪𝙞𝙨𝙚𝙨 𝙥𝙖𝙧 𝙪𝙣 𝙝𝙤𝙢𝙢𝙚 𝙨𝙪̂𝙧 𝙙𝙚 𝙡𝙪𝙞, 𝙘𝙤𝙣𝙛𝙞𝙖𝙣𝙩, 𝙖𝙛𝙛𝙞𝙧𝙢𝙚́, 𝙚𝙩 𝙨𝙚𝙭𝙪𝙚𝙡𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙖𝙨𝙨𝙪𝙢𝙚́. 𝘾𝙚 𝙣’𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙡𝙖 𝙜𝙚𝙣𝙩𝙞𝙡𝙡𝙚𝙨𝙨𝙚 𝙦𝙪𝙞 𝙖𝙩𝙩𝙞𝙧𝙚 𝙚𝙣 𝙥𝙧𝙚𝙢𝙞𝙚𝙧. 𝘾’𝙚𝙨𝙩 𝙡𝙖 𝙥𝙧𝙚́𝙨𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙢𝙖𝙨𝙘𝙪𝙡𝙞𝙣𝙚, 𝙡𝙖 𝙘𝙖𝙥𝙖𝙘𝙞𝙩𝙚́ 𝙖̀ 𝙙𝙞𝙧𝙞𝙜𝙚𝙧, 𝙡𝙖 𝙘𝙡𝙖𝙧𝙩𝙚́ 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡𝙚𝙨 𝙞𝙣𝙩𝙚𝙣𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨, 𝙚𝙩 𝙡𝙚 𝙧𝙚𝙛𝙪𝙨 𝙙𝙚 𝙨𝙚 𝙢𝙚𝙩𝙩𝙧𝙚 𝙚𝙣 𝙥𝙤𝙨𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙’𝙞𝙣𝙛𝙚́𝙧𝙞𝙤𝙧𝙞𝙩𝙚́ 𝙚́𝙢𝙤𝙩𝙞𝙤𝙣𝙣𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙤𝙪 𝙚𝙣𝙘𝙤𝙧𝙚 𝙙𝙚 𝙥𝙖𝙨𝙨𝙚𝙧 𝙥𝙖𝙧 𝙡𝙖 𝙘𝙖𝙧𝙩𝙚 𝙙𝙚 𝙡'𝙖𝙢𝙞𝙩𝙞𝙚́ 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙖𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙜𝙧𝙖̂𝙘𝙚 𝙖̀ 𝙨𝙚𝙨 𝙮𝙚𝙪𝙭.

La fille en question, n’a rien fait de plus que suivre son instinct et non sa logique. C’est moi qui étais naïf. Moi qui croyais qu’en me montrant doux et correct, j’allais me différencier. Mais, dans les faits, je n’ai fait que m’auto-saboter, car dans la jungle sociale, 𝗹𝗲 𝗦𝗜𝗠𝗣 ne gagne jamais la première manche. Et souvent, il ne joue même pas.

Avec le pote en question, nous en avons reparlé plus t**d. On en a ri. Il n’y a eu ni haine ni rancune. Il avait simplement compris ce que je refusais de voir : dans ce monde, ceux qui obtiennent ce qu’ils veulent sont ceux qui osent imposer leurs règles. Il ne s’agit pas de manipuler ou de manquer de respect. Il s’agit de comprendre que les femmes ne sont pas attirées par l'hésitation, elles réagissent à l’énergie masculine à l’affirmation, ainsi qu'à la polarité masculine.

Depuis ce jour, j’ai abandonné mes préceptes caduques et dépourvus d'impact, afin d'opter pour un schéma beaucoup plus concret . Je n’ai pas renié mes valeurs, mais j’ai réajusté mes stratégies. Car si tu veux vraiment respecter une femme, commence par ne pas te manquer de respect à toi-même. Affirme-toi. Sois direct. Sois clair. Assume ton désir. Car celui qui hésite perd. Et celui qui cherche à plaire finit toujours par être relégué au second plan.

𝗟𝗘 𝗦𝗜𝗥 𝗨𝗣𝗦𝗜𝗟𝗢𝗡

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