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14/08/2024

Centrafrique : le sénateur français Jean – Luc Ruelle à Bangui pour « répéter » à l’Imposteur et au Criminel de Bangui les termes de la nouvelle feuille de route et la libération sans condition des deux Franco – algériens et du député Dominique Ephrem Yandocka !

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COOPERATION BILATÉRALE FRANCE-CENTRAFRIQUE: LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A ACCORDÉ UNE AUDIENCE A M. JEAN LUC RUELLE SÉNATEUR DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER

Le Président de la République Pr Faustin Archange TOUADERA a reçu en audience dans la soirée du 12 août 2024 au Palais de la Renaissance, Monsieur Jean-Luc RUELLE, Sénateur Représentant les Français établis hors de la France et membre de la Commission Affaires étrangères et forces armées au Sénat.
Le renforcement de la coopération bilatérale entre la République CENTRAFRICAINE et République française était au centre de cette rencontre.
Interrogé par la presse présidentielle, le Sénateur Jean-Luc RUELLE s’est exprimé en ces termes :
« On a n’a le souci de renforcer la coopération avec les pays en proximité avec la France. Aujourd’hui, il y’a une nouvelle page qui s’ouvre entre la France et la République Centrafricaine. Vous avez vu un certain nombre de signes avec ce qui s’est passé à New York et en juillet. Il y a des nouvelles directions qui sont prises actuellement pour que se resserrent fortement les relations entre votre Président et notre Président, entre votre République et la nôtre. La France et la République Centrafricaine ont une histoire commune, une langue commune et une culture commune. Dans une famille, il peut se passer des choses comme ça mais, à un moment les choses redeviennent normales et, nous devons coude à coude avancer ensemble pour régler un certain nombre de problèmes. Donc, nous devons avancer ensemble avec la Centrafrique. Je suis venu répéter ça à Monsieur le Président de la République ».
Il a fait savoir que l’équipe diplomatique de l’ambassade de France est renforcée avec la l’affectation d’un Premier Conseiller et d’un député français afin de mener des réflexions sérieuses. Avec ce soutien, diplomatique dit-il des réflexions sérieuses sont conduites et une feuille de route est étudiée de telle manière à définir une stratégie dans le domaine des infrastructures et de l’énergie qui sont des priorités pour le peuple centrafricain.
La Renaissance

13/08/2024

PARTICIPATION DE L’AFRIQUE AUX JO 2024 : Des contre-performances malgré tout

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12 août 2024
PARTICIPATION DE L’AFRIQUE AUX JO 2024 : Des contre-performances malgré tout

C’en est donc fini de l’aventure olympique de Paris, le dimanche 11 août 2024, avec la cérémonie de clôture organisée au stade de France, et la remise des dernières médailles aux athlètes qui ont pris part aux marathons hommes et femmes courus samedi et hier matin. C’est, en effet, dans cette gigantesque enceinte sportive que durant deux heures, la musique a résonné, la flamme a brûlé, les feux d’artifice ont éclaté, et les athlètes médaillés ont paradé et dansé, avant que Anne Hidalgo, la maire de Paris, ne transmette le drapeau olympique à sa collègue de Los Angeles, Karen Bass. Les athlètes du monde entier ont donc quatre ans pour préparer le prochain rendez-vous olympique qui aura lieu de l’autre côté de l’Atlantique, en 2028, dans la mégalopole tentaculaire américaine mondialement connue pour ses sites touristiques et ses innombrables lieux de divertissement. En attendant, on peut féliciter les organisateurs de la 33e olympiade de l’ère moderne qui vient de s’achever, qui ont mis les petits plats dans les grands pour réussir leur pari de rassembler sans grands couacs, autant de monde venu de tous les horizons. Au palmarès, ce sont les Etats-Unis qui arrivent au sommet du classement, suivis de la Chine, de l’Australie, du Japon et du pays organisateur (la France). Quant au continent africain, il reste dans ses normes habituelles depuis 1996 à Atlanta où le cap des 30 médailles avait été franchi pour la première fois, d’autant que ses représentants ont glané au total 39 médailles, dont 13 en or. Si comparativement aux pays des autres continents, on peut dire que c’est un bilan mi-figue, mi-raisin, il y a tout de même de quoi s’en féliciter.



L’arbre kényan qui porte fièrement ses 11 médailles, ne doit pas cacher la forêt de défis à relever par les Africains



Car, sauf erreur ou omission, c’est la première fois que l’Afrique engrange autant de breloques en or (13) dans une édition de JO. Le résultat global de la participation de l’Afrique à ces jeux, est, en revanche, un peu mitigé, d’autant que ses représentants n’ont pas pu égaler son record de 2016 à Rio en termes de médailles olympiques gagnées (47), ni de 2021 à Tokyo d’où 13 pays sont revenus avec une médaille, contre 12 cette année. Parmi ces derniers, et fidèle à sa réputation, le Kenya vient en tête du peloton avec un bilan flatteur de 11 médailles dont 4 en or et une honorable 17e place au classement mondial. Il est talonné par l’Algérie avec ses deux couronnes dorées, et suivi par 11 autres pays qui ont évité de justesse le zéro pointé. C’est la bérézina, en revanche, chez les 41 pays restants qui reviennent bredouilles du voyage parisien, et dont la plupart des athlètes étaient malheureusement à leur dernière participation aux JO. On peut donc dire que globalement, l’Afrique a encore enregistré une contre-performance de ses ambassadeurs à Paris 2024, en dépit de quelques belles surprises dont on a fait mention. Figure parmi ces ambassadeurs, le porte-étendard et champion du monde en titre du triple saut, le Burkinabè Hugues Fabrice Zango, qui est passé complètement à côté de la plaque, avec sa frustrante cinquième place au classement et ses chances quasi nulles de compétir dans quatre ans à Atlanta. Pour tout dire, l’arbre kényan qui porte fièrement ses 11 médailles, ne doit pas cacher la forêt de défis à relever et d’efforts à fournir par les Africains, s’ils veulent, un jour, titiller les grandes nations dans les palmarès olympiques. Malheureusement, les athlètes africains ne pourront sortir facilement et rapidement de cette quadrature du cercle, pour rivaliser avec les Américains ou les Chinois qui ont tous les moyens nécessaires pour s’imposer face à des adversaires qui manquent de tout ou presque. L’Afrique, qui a pourtant un énorme potentiel athlétique, restera toujours aux abonnés absents dans le peloton de tête aussi longtemps que le sport en général et l’athlétisme en particulier seront considérés sur le continent comme non prioritaires, dépourvus de moyens financiers et infrastructurels, et pratiqués dans des contextes de crises politique, sociale ou sécuritaire comme c’est la plupart des cas dans nos pays. Il va falloir aussi se départir des pesanteurs socioculturelles qui interdisent aux femmes de pratiquer le sport dans certaines parties du continent, et de cet éternel complexe d’infériorité qui alimente le défaitisme de nos athlètes au motif que certains types de sports ne sont pas compatibles ou praticables par des personnes qui ne sont même pas capables d’assurer leur pitance. C’est l’enchevêtrement de tous ces facteurs qui fait qu’à chaque édition de JO, on s’en mord les doigts, et on se contente du service minimum, comme pour confirmer ou valider la maxime du père des Jeux olympiques, Pierre de Coubertin, selon laquelle « l’important, c’est de participer ».



Hamadou GADIAGA

13/08/2024

Centrafrique : le Discours de Bangui, 12 août 1960 !

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Discours de Bangui, 12 août 1960

– inédit –

Discours prononcé par André Malraux, Ministre d’Etat chargé des Affaires culturelles,
à l’occasion de la proclamation de l’Indépendance de la République Centrafricaine

Bangui, 12 août, peu avant minuit.

Monsieur le Président,

Excellences,

Citoyens de la République Centrafricaine,
Voici donc que ce jour de fraternité s’achève et devient l’histoire. Bientôt va s’élever la
salve solennelle qui salue l’Indépendance des peuples et qui retentira dans la mémoire
de vos enfants comme celles qui saluaient jadis la naissance des rois.
Nuit d’autant plus émouvante pour nous que le destin de l’Afrique Equatoriale d’hier et
celui de la France Libre se sont accomplis côte à côte. Quelles qu’aient été, dans le
monde entier et pendant tant d’années, les conditions de l’histoire, la France peut être
fière au moins de cette nuit.

Pour vous, pour nous, pour le monde, elle couronne nos rendez-vous de l’espoir et de la
liberté. En un temps où l’appel à la liberté a si souvent la couleur du sang, salut ! jeune
République dont la joie est la nôtre !

Voici l’Indépendance de la République Centrafricaine et le drapeau vivant de la
Communauté !

Le chef du gouvernement centrafricain, Monsieur David Dacko, proclame l’Indépendance de la République de Centrafrique le 13 août à 0h00.

David Dacko sera élu quelques heures plus t**d Président de la République Centrafricaine.
Après la proclamation de l’indépendance, Malraux lit un message du général de Gaulle :

« Au jour où la République centrafricaine accède à la souverainement internationale, je
lui adresse mon salut ainsi que les vœux fraternels de la République française. La
France garde cher et vivant le souvenir du passé vécu en commun avec l’ancien
Oubangui. Moi-même n’oublierai jamais le concours que j’y trouvai dans les années
héroïques. Aujourd’hui, dans son indépendance, la République centrafricaine peut et
doit compter sur une franche et amicale coopération de la France. Vive la République
centrafricaine ! Vive la France ! »

On peut entendre le discours de Malraux sur les pages du site de RFI :
, 13 août 1960 :

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