"SpaceFunk Odyssey" est une œuvre musicale construite autour d'une épopée spatiale. Cette histoire se raconte sous la forme d'un album, alternant musique et narration. Elle peut se decliner en bande dessinée ou podcast et a pour but ultime d’etre produite sur scène en tant que concert et comédie musicale. Il s'agit d'un ouvrage prospectif car les protagonistes viennent du futur pour délivrer un me
ssage : si rien n'est fait aujourd'hui, dans deux siècles, la Terre ne sera plus habitable pour l'humanité! "SpaceFunk" est une invitation à réfléchir sur l'humain et son rapport à la nature et aux machines. Alors que les technologies se développent toujours et encore dans une course effrénée vers la croissance, il est aujourd‘hui démontré que cette évolution a un impact néfaste sur nos écosystèmes. La question du bénéfice-risque se pose alors, car l'humain, doté d'un corps biologique, ne peut pas se passer de son environnement pour survivre. Allons- nous donc continuer à nous sur-développer quitte à en payer le prix fort? Cela peut sembler absurde à moins que nous nourrissions l‘espoir que ces technologies nous affranchissent un jour de nos corps naturels? Cherchons-nous consciemment ou inconsciemment à fusionner avec la machine, à devenir des robots? Est-ce que la quête suprême de la vie éternelle ne serait donc pas intimement liée à la recherche sur les intelligences artificielles? C’est sur ces intuitions naïves autour du mythe de la machine qui rêve, que de nombreux auteurs comme Asimov, K-Dick ou Adams ont déjà exploré, que nous laissons courir notre imagination. De plus, la récente vague de publications d'intellectuels sur l’impact des nouveaux outils IA sur nos sociétés n’a fait qu‘aiguiser notre curiosité d'explorer cette thématique. Ainsi, notre album n’est pas seulement une simple succession de chansons, mais porteur d'un sens profond, d'une histoire humaine trépidante et capitale, qui pourrait bien devenir réel si rien n'est fait pour changer nos paradigmes. Une œuvre d'intérêt publique en somme. Une façon ludique de tester ces outils IA était de les inclure dans notre processus créatif, ce que nous détaillerons un peu plus bas. Tout en commençant à tenter d'écrire avec ChatGPT ou en essayant de faire chanter une IA sur nos chansons, une question s'est posée à nous. Est-ce que le matériel généré avec l'IA nous appartient? D'où vient-il? Avons-nous volé quelque chose? Pire encore, sommes-nous en train de participer à la destruction de nombreux emplois dans le secteur des arts? En nous renseignant, nous découvrons que les sources des outils IA étaient impossibles à identifier. Ces outils sont comme une boîte noire impénétrable que Meghan O’Gieblyn compare au procès de Kafka et questionne les dangers politiques de son opacité. C'est ainsi que nous avons fait appel à des chercheurs, spécialistes et artistes afin d'organiser une table ronde pour nous aider à formuler quelques questions et éléments de réponses sur ce vaste sujet. Une manière éclairée de continuer à évoluer avec cette nouvelle boîte à outils bientôt devenue ordinaire. N'oublions pas aussi d'observer un œil éthique aiguisé, une démarche personnelle transparente et de réclamer des organismes de régulation indépendants afin de nous aider à naviguer loin d'un monde cauchemardesque où plus personne ne croirait en rien, noyé sous la désinformation et les fausses images. Ce projet est un appel primordial pour tous les artistes de notre époque à s'intéresser de près à ce sujet et à venir solliciter nos élus afin qu'un cadre soit posé autour de ces nouvelles pratiques. "SpaceFunk Odyssey" is a musical work constructed around a space epic. This story is told in the form of an album, alternating between music and narration. It can also be adapted into a comic book or podcast and ultimately aims to be produced on stage as a concert and musical comedy. It is a forward-looking work because the protagonists come from the future to deliver a message: if nothing is done today, in two centuries, Earth will no longer be habitable for humanity! "SpaceFunk" is an invitation to reflect on the human and its relationship with nature and machines.
As technologies continue to develop in a relentless race towards growth, it is now demonstrated that this evolution has a detrimental impact on our ecosystems. The question of risk versus benefit arises because humans, with their biological bodies, cannot survive without their environment. Will we continue to overdevelop at the cost of paying a heavy price? This may seem absurd unless we hope that these technologies will one day free us from our natural bodies. Are we consciously or unconsciously seeking to merge with machines, to become robots? Could the ultimate quest for eternal life be intimately linked to research on artificial intelligence? Do we fantasize that one day they may take over? It is on these naive intuitions around the myth of the dreaming machine, explored by many authors such as Asimov, K-Dick, or Adams, that we let our imagination run. Furthermore, the recent wave of publications by intellectuals on the impact of new AI tools on our societies has only heightened our curiosity to explore this theme. Thus, our album is not just a mere succession of songs but carries a deep meaning, a thrilling and crucial human story that could become a reality if nothing is done to change our paradigms. It is a work of public interest, a playful way to test these AI tools by incorporating them into our creative process, which we will detail a bit later. While we began trying to write with ChatGPT or attempting to have an AI sing our songs, a question arose. Does the material generated with AI belong to us? Where does it come from? Have we stolen something? Worse yet, are we contributing to the destruction of many jobs in the arts sector? In our research, we discovered that the sources of AI tools were impossible to identify. These tools are like an impenetrable black box that Meghan O'Gieblyn compares to Kafka's trial and questions the political dangers of its opacity. This is why we reached out to researchers, specialists, and artists to organize a roundtable to help us formulate some questions and answers on this vast topic. It is an enlightened way to continue evolving with this soon-to-be commonplace new toolbox. Let us also remember to maintain a sharp ethical eye, a transparent personal approach, and to demand independent regulatory bodies to help us navigate away from a nightmarish world where no one believes in anything, drowned in disinformation and false images. This project is a crucial call for all artists of our time to take a close interest in this subject and to approach our elected officials so that a framework is established around these new practices.