Droits Humains Infos

Droits Humains Infos

Partager

02/11/2020

APPEL A TEMOIGNAGE SUR LE HARCELEMENT SEXUEL EN MILIEU DE TRAVAIL

1- Contexte et justification

Le 17 décembre 1999, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Les organisations internationales, la société civile et les gouvernements du monde entier sont invités à souligner cette journée par diverses activités de sensibilisation. Le 25 novembre, marque le début de la campagne des 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe qui se termine le 10 décembre avec la Journée internationale des droits de la personne (Journée des droits de l’homme).
Aux termes de la loi n°2011-26 du 9 janvier 2012, portant prévention et répression des violences faites aux femmes en République du Bénin, un harcèlement sexuel est « le fait pour quelqu’un de donner des ordres, d’user de paroles, de gestes, d’écrits, de messages et ce, de façon répétée, de proférer des menaces, d’imposer des contraintes, d’exercer des pressions ou d’utiliser tout autre moyen aux fins d’obtenir d’une personne en situation de vulnérabilité ou de subordination des faveurs de quelque nature que ce soit y compris sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers contre la volonté de la femme harcelée ».
Aujourd’hui, il est de plus en plus noté le courage de certaines victimes du harcèlement sexuel en milieu professionnel à dénoncer les agissements dont elles sont victimes par certain∙e∙s de leurs supérieur∙e∙s hiérarchiques. A titre illustratif, il peut être cité le témoignage de la journaliste de l’ORTB Angela KPEDJA, le 1er mai 2020 sur sa page facebook, et celui de Catherine YEPETA , enseignante à l’école primaire publique de TCHOUTCHOUBOU groupe A (TANGUIETA) dont l’action en justice avec l’aide de son mari a conduit à la condamnation de son Directeur d’école, reconnu coupable de harcèlement sexuel sur sa personne, à 6 mois de prison assortie de sursis et d’une amende de 200.000 FCFA.
Pour contribuer à la lutte contre ce fléau, inviter les victimes à rompre le silence et vulgariser les dispositions légales relatives au harcèlement sexuel en milieu professionnel, WANEP Bénin lance le présent appel à récit sur le harcèlement sexuel en milieu de travail. Il s’agit de la collecte des témoignages des personnes victimes de harcèlement sexuel en milieu de travail. Ce recueil sera le deuxième après celui sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire en 2015 qui a permis aux jeunes élèves, surtout les filles des écoles et collèges de raconter leurs histoires.

2- Conditions de participation
Les personnes répondant aux caractéristiques suivantes peuvent prendre part à cet appel :
• Les fonctionnaires, travailleurs/ travailleuses, stagiaires ou bénévoles travaillant dans une structure privée, parapublique ou publique ;
• Etre âgé∙e d’au moins 18 ans ;
• Avoir été victime du harcèlement sexuel, tel que défini et décrit par la loi, sur son lieu de travail.

3- Protection des participant∙e∙s
Afin de protéger l’intégrité des participant∙e∙s, les récits doivent être soumis sous anonymats. Seul un pseudonyme ainsi qu’un numéro de téléphone doivent être inscrits. Au cas où le récit serait sélectionné ou en cas de besoin d’informations complémentaires, le numéro de téléphone permettra de contacter la personne qui témoigne.

4- Structure des récits
Les récits devraient s’orienter autour des questions suivantes :
Comment est-ce que ça a commencé, qu’est-ce que vous avez remarqué ? Vous étiez/êtes dans quelle fonction, depuis combien de temps ? Dans quelle structure (publique, parapublique, privée – information volontaire) ? Qui est/était l’auteur du harcèlement (son titre) ? Comment est-ce que la personne a procédé ? Que s’est-il réellement passé ? Comment est-ce que vous avez réagi ? Qui vous a aidé ? Avez-vous porté plainte ? Est-ce que l’agresseur a été puni ? Quelle autre mesure avez-vous prise ? Est-ce que vous réagiriez différemment aujourd’hui ? Comment est-ce que vous vous sentez aujourd’hui par rapport à cette expérience ? Qu’est-ce que vous conseillez à d’autres personnes victimes de harcèlement sexuel ?

5- Produits finis
Un Comité de relecture composé de trois membres examinera les témoignages reçus. Ils examineront la cohérence des faits, appelleront, si nécessaire, les soumissionnaires pour solliciter davantage des informations pour la compréhension et procéderont à des reformulations au besoin.
Selon le budget disponible, 50 témoignages, les plus édifiants, les plus illustratifs du phénomène et les plus poignants qui respectent les conditions susmentionnées seront illustrés, édités sous forme de recueil, multipliés en 400 exemplaires et distribués.
6- Contribution à la rédaction des témoignages

Ne s’agissant pas d’un concours, il est prévu une enveloppe financière de vingt mille (20.000) FCFA comme contribution à la rédaction des 20 meilleurs témoignages parmi les 50 qui auront été retenus.

Adresse : Les témoignages peuvent être envoyés sous plis fermés à la coordination nationale de WANEP-Bénin (’WANEP-Bénin est sis au Lot 1191 Q Cadjehoun-Kpota, 3e Etage de l’immeuble ADJIBI à côté de la mosquée de Cadjehoun, 01 BP : 5997 Cotonou, Tél. (00229) 21 30 99 39, 97 33 53 73) ou par mail aux adresses [email protected] et [email protected]. Ils doivent être envoyés, au plus t**d le 6 novembre 2020, à 18 heures.

NB :
1. En participant au présent appel à témoignage, vous contribuez à briser le silence autour de ce fléau et à réduire le nombre de victime de harcèlement sexuel en milieu de travail au Bénin ;
2. Ceci est un appel sérieux. Les témoignages attendus sont des histoires vraies et vécues et non des faits imaginés ou fictifs.

Le présent appel à récit est disponible sur le site web de WANEP-Bénin : www.wanepbenin.org ; sur sa page Facebook : www.facebook.com/wanepbenin.

Photos from Droits Humains Infos's post 28/10/2018

Renforcement de capacités des élus locaux

Terre des Hommes forme le conseil communal de Comè sur l'approche mobilité et l'accompagnement protecteur de l'enfant

Du 16 au 17 Octobre 2018 s'est tenue à l'hôtel Link de Lokossa une formation à l'intention des élus locaux de la commune de Comè. Ces derniers ont reçu pendant deux jours des notions sur l'Accompagnement protecteur de l'enfant et la budgétisation sensible aux droits de l'enfant.

Approche mobilité, Accompagnement protecteur de l'enfant (APE) et budgétisation sensible aux droits de l'enfant. C'est le thème de la formation qui a réuni les élus locaux de la commune de Comè du mardi 16 au mercredi 17 Octobre 2018 à l'hôtel Link de Lokossa. Plusieurs conseillers de ladite commune ont pris part à ce rendez-vous dont l'objectif est de les « impliquer dans le renforcement des dispositifs d'accompagnement protecteur des enfants pour qu'au niveau local, les élus locaux s'impliquent dans le financement de la protection des enfants concernés par la mobilité et le fonctionnement des dispositifs d'accompagnement protecteur ».

Durant cette formation, les élus locaux ont eu droit à des communications sur l'approche mobilité et l'APE, la budgétisation sensible aux droits de l'enfant et un plaidoyer pour que la ligne protection de l'enfant du budget communal soit alimentée tous les ans. Ladite formation s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre conjointe du Projet de Protection des enfants Migrants le long du corridor Abidjan-Lagos connu sous l'intitulé CORAL, selon le chargé de plaidoyer et de communication de Terre des Hommes, Gervais Gnansounou. Sa mise en œuvre pour le coordonnateur régional du Projet Coral, Alfred Santos, vise essentiellement l'amélioration de la protection des enfants migrants le long du corridor Abidjan-Lagos afin de réduire leur vulnérabilité et d'améliorer leur accès à des opportunités de développement. Toute chose qui est saluée par le Maire de la commune de Commune, Dr Pascal Hessou.

L'attente de ces deux (02) jours de formation pour Terre des Hommes est que les élus locaux comprennent et s'impliquent sur l'approche mobilité et l'APE, que ces derniers adoptent une approche de budgétisation sensible aux droits de l'enfant dans le processus d'élaboration du budget de la mairie pour l'année 2019 et qu'ils mettent à la disposition du service social, les fonds prévus pour la protection des enfants dans leur budget.

Les participants ont tous promis, à la fin de la session de renforcement de leurs capacités, d'œuvrer pour une amélioration effective de la protection des enfants migrants le long du corridor afin que leur vulnérabilité soit réduite pour faciliter l'amélioration de leur accès à des opportunités de développement.

Gatien ELEGBEDE

Photos from Droits Humains Infos's post 28/10/2018

19ème session de formation en Droits de l’homme

La Chaire UNESCO outille des auditeurs du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Togo sur la rédaction de recours

Une quinzaine d’auditeurs venus de la sous-région prennent part, depuis le lundi 22 octobre dernier, à la 19ème session régionale de formation en Droits de l’homme à l'Université d'Abomey-Calavi (UAC). Organisée par la Chaire UNESCO des Droits de la personne humaine en collaboration avec la Fondation Konrad Adenaueur, elle réunit des participants venus d’organisations de la Société civile et de structures étatiques de promotion et de protection des droits de l’homme.

«Rédaction des recours de saisine des instances nationales et internationales de protection des droits de l'homme dans un Etat de droit". C’est autour de ce thème que sont réunis du 22 au 26 octobre à l’Université d’Abomey-Calavi des auditeurs venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Togo à l’occasion de la 19ème session de formation en Droits de l’homme organisée par la Chaire UNESCO des Droits de la personne humaine en collaboration avec la Fondation allemande, Konrad Adenauer.

A l’ouverture de la session, le Titulaire de la Chaire UNESCO, le Professeur Noël Gbaguidi a fait l’historique de cette formation thématique qui permet, depuis plusieurs années, de renforcer les compétences de nombreux cadres des administrations publiques, du monde universitaire et de la Société civile en vue de contribuer efficacement à la protection des droits humains.

Selon ses propos, la session régionale a pour objectif de familiariser les participants avec les notions des droits de l’homme aux fins de les outiller pour une plus grande efficacité dans leurs activités. Faisant observer qu’en dépit des efforts des Etats, des partenaires et des acteurs de la Société civile, de nombreux défis demeurent en matière de respect des droits fondamentaux des citoyens, il a rassuré de l’engagement de la Chaire à poursuivre sa mission de formation dans la perspective d’une sous-région plus respectueuse des droits humains.

Représentant à l’occasion, le Représentant Résident de la Fondation Konrad Adenaueur, le coordonnateur national Bénin de la Fondation Konrad Adenauer, Mounirou Mohamed Tchacondoh s’est félicité de la tenue de la session régionale dont les objectifs sont en harmonie avec ceux du Programme « Dialogue Politique en Afrique de l’Ouest » de la Fondation. Aussi, a-t-il a rassuré de son engagement aux côtés de la Chaire pour les prochaines sessions de formations.

Procédant à l’ouverture des travaux, le troisième vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, représentant le recteur, note qu’il « est important d’outiller les acteurs de la Société civile dans l’accomplissement de leur mission d’éveil des consciences aux valeurs des droits de l’homme ». Aussi, pour le Professeur Marcel Djimon Zannou, cette activité de renforcement des capacités est à saluer et à pérenniser. Il a exhorté les participants à en tirer le meilleur parti afin de la duplication des acquis dans leurs pays respectifs.

Aclan Omiotan

09/04/2018

Droits Humains Infos, parution de la semaine

02/01/2018

Bonne et heureuse année à toutes et à tous.

Vous voulez que votre entreprise soit Entreprise De Médias la plus cotée à Cotonou ?
Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Téléphone

Adresse


Droitshumainsinfos@gmail. Com
Cotonou
00229