Gorgui Communication
26/04/2026
Suspension du mot d’ordre de grève du SNESUP/SNEC : un sursaut de responsabilité et de patriotisme
En décidant de suspendre leur mot d’ordre de grève, le SNESUP et le SNEC posent un acte fort, empreint de responsabilité et de lucidité.
Cette décision rappelle avec force une vérité essentielle : face à l’intérêt supérieur de la Nation, les considérations individuelles et corporatistes doivent s’effacer.
Un choix qui honore leurs engagements et renforce l’unité nationale en ces moments cruciaux.
Félicitations au SNESUP/SNEC pour cette posture républicaine.
Force et honneur aux FAMa.
Mali debout, uni et résilient.
20/04/2026
Front social : la synergie syndicale à l’épreuve de sa propre survie
Après les mesures ayant affecté l’AEEM, les partis politiques et certaines associations à caractère politique, une interrogation s’impose désormais avec acuité : la synergie des syndicats signataires du 15 octobre 2016 se dirige-t-elle vers une suspension de ses activités, voire une dissolution de fait ?
La question n’est ni anodine, ni excessive. Elle procède d’un constat lucide de l’évolution actuelle du front social.
Il convient de rappeler que la synergie, en tant que structure, ne repose sur aucune base juridique formelle. Elle est née d’une convergence d’intérêts et d’une volonté commune des syndicats d’enseignants de parler d’une seule voix pour défendre la dignité et les droits de leur corporation. Cette dynamique unitaire a, sans conteste, produit des résultats significatifs. Les luttes menées ont permis des avancées majeures : adoption du statut particulier du personnel enseignant, revalorisation des primes, amélioration des conditions de travail, et rehaussement du prestige social de l’enseignant.
Cependant, ce capital historique semble aujourd’hui fragilisé.
La synergie donne de plus en plus l’image d’un regroupement en perte de cohérence stratégique, traversé par des divergences profondes d’ordre politique, méthodologique et idéologique. La récente contestation de mesures relevant de la gestion administrative du personnel enseignant par certains de ses membres en est une illustration préoccupante. Elle révèle un glissement dangereux, d’une lutte corporatiste légitime vers des postures difficilement soutenables dans un contexte national exigeant responsabilité et sens de l’État.
Affaiblie, réduite de sept à quatre syndicats actifs, confrontée à une base militante de plus en plus désorientée, la synergie se retrouve aujourd’hui à un tournant décisif de son existence.
Face à cette réalité, un appel à la responsabilité s’impose. Les leaders syndicaux doivent faire preuve de lucidité, revisiter leurs méthodes et privilégier l’intérêt supérieur de l’école et de la nation. Le Mali a besoin d’un climat social apaisé, propice aux réformes et à la consolidation des acquis.
Dans ce contexte, toute initiative de nature à perturber le fonctionnement normal des institutions, notamment par des mots d’ordre de grève, pourrait avoir des conséquences lourdes, y compris pour ses initiateurs.
L’histoire récente a montré que nul acteur n’est à l’abri de mesures restrictives lorsque la stabilité nationale est en jeu. La synergie, ou ce qu’il en reste, gagnerait à en tirer toutes les leçons.
L’heure n’est plus à l’escalade, mais à la responsabilité.
À bon entendeur.
" Droit de regard sur l'éducation"
Mohamed Chérif Haidara, consultant, spécialiste des systèmes éducatifs
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