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Diabète : connaître les symptômes et facteurs de risque
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Qu'est-ce que le diabète ?
Le diabète est un trouble métabolique caractérisé par un excès de sucre dans le sang. En France, plus de trois millions de personnes sont prises en charge pour cette maladie mais un diabétique sur six ne serait pas diagnostiqué. Découvrez quels sont les symptômes du diabète pour savoir les reconnaître.
Le diabète le plus fréquent est le diabète de type 2 qui concerne 90 % des personnes diabétiques et survient généralement chez les plus de 50 ans en surpoids. A contrario, le diabète de type 1 apparaît plutôt chez l'enfant, chez lesquels il entraîne un amaigrissement. Le Pr Jean-François Gautier, endocrinologue-diabétologue, précise les symptômes et facteurs de risque associés à chacun de ces deux types.
De type 1 ou de type 2, le diabète est un excès de sucre dans le sang
Symptômes diabète Le diabète est lié à une insuffisance et/ou une mauvaise utilisation de l'insuline, une hormone qui permet au glucose (sucre) de pénétrer dans les cellules. Ce dernier reste alors dans le sang en quantité excessive, c'est l'hyperglycémie. En France, plus de trois millions de personnes sont soignées pour un diabète.
Les types de diabète les plus fréquents sont le diabète de type 1, dit "insulinodépendant", et le diabète de type 2, "non insulino-dépendant".
Le diabète de type 1 survient en général avant 35 ans, principalement chez l'enfant et l'adolescent. Pour une raison encore inexpliquée, le système immunitaire ne reconnaît plus les cellules productrices d'insuline et les détruit.
Le diabète de type 2 survient plutôt chez l'adulte, le plus souvent entre 55 et 65 ans. Il est lié à deux mécanismes : la sécrétion insuffisante d'insuline et l'insensibilité des cellules à son action (elle n'a plus autant d'effet).
Il existe également des formes intermédiaires (diabète de type 1 à début t**dif, diabète de type 2 chez l'enfant obèse, diabète secondaire à une autre pathologie...). Cette maladie peut donc apparaître à tout âge.
La prise en charge du diabète vise à réguler la glycémie pour éviter les complications métaboliques et, à plus long terme, les troubles vasculaires et neurologiques pouvant affecter l'ensemble de l'organisme. Elle repose sur des règles d'hygiène de vie, souvent associées à un traitement oral et/ou de l'insuline.
Symptômes révélateurs du diabète de type 1
Les symptômes du diabète de type 1 sont identiques quel que soit l'âge, et surviennent en général brutalement, en quelques jours ou semaines. Ce sont ceux de l'hyperglycémie, comme l'explique le Pr Gautier : " On note des envies fréquentes d'uriner, une soif intense et un appétit augmenté qui, paradoxalement, s'associe à un amaigrissement, parfois une haleine qui sent l'acétone, des maux de ventre et des vomissements. La fatigue peut être très importante." Laisser perdurer la situation expose au risque de coma acidocétosique.
Le coma acidocétosique, une urgence parfois révélatrice
Lorsqu'il n'y a plus du tout d'insuline pour faire pénétrer le glucose dans les cellules, l'organisme ne peut plus l'utiliser comme source d'énergie. A la place, il utilise les acides gras, produisant de l'acétone, qui acidifie le sang et intoxique le cerveau. C'est l'acidocétose.
Les signes précédant le coma sont une déshydratation plus marquée, des maux de ventre qui s'intensifient (suspicion d'appendicite), une respiration bruyante et des troubles de la conscience. Le coma acidocétosique est traité par la réhydratation et un apport d'insuline. S'il se poursuit, il peut conduire au décès.
Le coma acidocétosique révèle 10 % des diabètes de type 1 ou, beaucoup plus rarement, un diabète de type 2. Il peut également survenir lors de l'arrêt d'une insulinothérapie et ne doit pas être confondu avec le coma hypoglycémique qui est au contraire précédé d'une chute de la glycémie.
Typiquement, l'enfant peut se remettre à faire p**i au lit alors qu'il était propre et avoir les yeux cernés par la fatigue et la déshydratation. L'adulte se plaint aussi d'être déshydraté. Sur un forum, SwOOn raconte qu'au moment du diagnostic, il buvait 5 à 7 litres d'eau par jour, avait la bouche constamment sèche et pâteuse, des crampes très violentes et une énorme fatigue.
Concernant les facteurs de risque, le Pr Gautier rappelle que l'alimentation et la sédentarité ne sont pas en cause. Par ailleurs, le poids de la génétique demeure relativement faible : " L'enfant d'un parent atteint a 3 % de risque de l'être aussi s'il s'agit de sa mère, 5 à 7 % si c'est son père. Dans 85 % des cas, on ne retrouve pas d'antécédents familiaux."
Symptômes du diabète de type 2 : de l'importance du dépistage
Le diabète de type 2 évolue souvent en silence puisqu'il peut s'écouler plus de dix ans entre les premières hyperglycémies et son diagnostic. Le Pr Gautier détaille : " Il peut y avoir des signes d'hyperglycémie, comme dans le diabète de type 1. Cependant, ils sont plus rares et, en l'absence de dépistage, le diabète de type 2 est généralement découvert du fait de ses complications (infarctus, douleurs dans les jambes, baisse d'acuité visuelle, troubles de l'érection...) ou suite à un événement décompensant." Autrement dit, lors d'une situation augmentant les besoins en insuline. Il peut s'agir d'une grossesse, de la prise de certains médicaments, d'une infection...
La génétique joue un rôle important. " Si l'un des parents est diabétique de type 2, l'enfant le sera également dans 40 % des cas. Si les deux ont la maladie, le risque monte à 60 %, précise le médecin . Par ailleurs, nous savons que certaines minorités ethniques sont plus concernées."
Le surpoids, l'excès de graisses dans le sang (triglycérides, "mauvais" cholestérol), l'hypertension artérielle et tous les facteurs de risque cardiovasculaire sont souvent associés au diabète de type 2. De même qu'avoir fait un diabète gestationnel ou accouché d'un gros bébé pour une femme.
L'influence du mode de vie (sédentarité, alimentation déséquilibrée) n'est pas négligeable. Le Pr Gautier note que le diabétique de type 2 peut aussi bien être une personne en situation précaire, consacrant un budget réduit à son alimentation, qu'un bon vivant de classe sociale plutôt aisée.
Pour le spécialiste, le diabète de type 2 devrait être dépisté dès 40 ans s'il présente des facteurs de risque : " Plus la prise en charge est précoce, plus le taux de complications diminue. Il est cependant difficile, pour des personnes qui ne se sont jamais senties malades, d'accepter l'hygiène de vie et le traitement qui s'imposent".
Important
Etre informé est l’un des piliers d’une meilleure prise en charge de son diabète.
La modification du régime alimentaire
Comme je l’ai déjà dit, l’hyperglycémie chronique est le point commun à tous les diabètes (L’hyperglycémie, qu’est-ce que c’est ?).
Chez le diabétique, la régulation de la glycémie n’est plus automatique. Un des leviers sur lequel nous pouvons agir pour réguler “manuellement” la glycémie est : l’alimentation.
En effet, en limitant l’entrée de sucre dans notre organisme, la glycémie augmentera moins facilement.
Rappel
Notre objectif en tant que diabétique est de maintenir une glycémie dans une fourchette physiologique pour éviter les complications du diabète.
La modification du régime alimentaire implique de manger plus sainement. Ceci va permettre de manger moins sucré et d’éviter ainsi la prise de poids. (L’index glycémique, qu’est-ce que c’est ?)
C’est probablement la plus grande difficulté que j’ai dû affronter lors de mon diagnostic : modifier mon régime alimentaire.
A nouveau, la compréhension des bases de la nutrition facilitent la modification de notre régime alimentaire et pas seulement pour le diabète mais pour notre santé globale.
Important
Comprendre la maladie du diabète et les bases de la nutrition dans l’optique d’une meilleure prise en charge de son diabète sont les deux piliers de ce blog.
La modification de l’activité physique
L’activité physique est un magnifique médicament en soi.
Elle permet de réduire la quantité de sucre dans le sang mais aussi la quantité de cholestérol, la tension artérielle, le poids, le stress, etc.
Pour tous ses bien faits, l’activité physique va permettre de repousser voir d’empêcher la survenue d’un diabète chez un prédiabétique ou une personne présentant un syndrome métabolique. (Le prédiabète, qu’est-ce que c’est ?)
Chez le diabétique (et chez le non diabétique également), l’activité physique a l’avantage de diminuer la quantité de sucre dans le sang en le faisant entrer dans les cellules musculaires. L’entraînement régulier permet également d’augmenter la sensibilité des cellules cibles à l’insuline.
Bon à savoir
Les activité physiques cardiovasculaires tel que la course à pied, la natation, le cyclisme facilite l’entrée de sucre dans les cellules pour qu’il soit transformé en énergie et permettre ainsi d’effectuer le mouvement.
Les activités physiques de résistance comme la levée de poids, permettent d’augmenter la sensibilité des cellules musculaires à l’insuline.
Une modeste perte de poids (de 5 % à 10 % par rapport au poids initial) peut entraîner une amélioration importante de la maîtrise glycémique et des facteurs de risque cardiovasculaires.
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