Ministério das Finanças, da Economia e do Orçamento da RCA
muna muku Barka da ziyartar Wannan shafin namu Mai albarka
03/06/2026
Modernisation fiscale : la DGID accélère sa transformation numérique avec la plateforme e-Tax
Dans le cadre d’une dynamique résolument engagée en faveur de la modernisation et de la performance de l’administration fiscale, la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID), sous la conduite de son Directeur Général par intérim, M. Saint-Clair Dongou, a franchi une nouvelle étape stratégique avec l’ouverture officielle de la dernière session de formation consacrée à la plateforme numérique -Tax, tenue ce jeudi 21 mai 2026.
Organisée dans la salle de conférences de l’Hôtel des Impôts, cette session s’inscrit dans un vaste programme de transformation digitale des services fiscaux, visant à renforcer la qualité de la gouvernance publique et à adapter l’administration aux exigences contemporaines de rapidité, de transparence et d’efficacité. La mise en œuvre progressive de la plateforme e-Tax constitue un levier central de cette réforme, permettant de dématérialiser les procédures fiscales, de sécuriser les données, de réduire les délais de traitement et d’améliorer significativement la traçabilité des opérations.
Devant un auditoire composé de cadres supérieurs, de responsables administratifs et d’agents techniques, le Directeur Général par intérim a souligné le caractère hautement stratégique de l’appropriation de cet outil numérique. Il a rappelé que la réussite de cette transition repose non seulement sur l’infrastructure technologique, mais également sur la montée en compétences des ressources humaines, appelées à jouer un rôle déterminant dans la consolidation d’une administration fiscale moderne, performante et orientée vers le service au contribuable.
Cette dernière session de formation marque ainsi l’aboutissement d’un cycle structuré et progressif de renforcement des capacités, déployé afin d’accompagner l’ensemble des acteurs dans la prise en main effective de la plateforme. Elle illustre la volonté constante des autorités fiscales d’inscrire la DGID dans une trajectoire durable d’innovation institutionnelle, de digitalisation avancée et d’amélioration continue de la qualité du service public.
À travers cette initiative, l’administration fiscale confirme son ambition de bâtir un système plus efficace, plus inclusif et mieux adapté aux défis économiques actuels, tout en consolidant la mobilisation optimale des ressources publiques indispensables au financement du développement.
03/06/2026
𝐀𝐜𝐭𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭é 𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬é𝐞 / 𝐀𝐬𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥é𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟔 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐁𝐀𝐃 : 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢è𝐫𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐦𝐛𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫é𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦é𝐞 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞
Les Assemblées annuelles 2026 de la Banque Africaine de Développement ( ), tenues à Brazzaville du 25 au 29 mai, ont constitué un rendez-vous stratégique majeur pour les décideurs africains, les institutions financières et les partenaires du développement. Ces assises ont permis de revisiter en profondeur les fondements du financement du développement sur le continent, dans un contexte mondial marqué par des incertitudes économiques, des tensions sur les marchés des capitaux et une pression accrue sur les finances publiques africaines.
Au cœur des débats, une orientation claire s’est imposée : la nécessité pour l’Afrique de réduire sa dépendance vis-à-vis des financements externes et de renforcer sa capacité à mobiliser, structurer et orienter ses propres ressources internes. Cette vision s’inscrit dans une dynamique de souveraineté financière progressive, où l’épargne domestique, les fonds institutionnels, les capitaux privés locaux et les ressources publiques doivent être transformés en leviers productifs de développement.
Les participants ont largement insisté sur la refonte de l’architecture financière africaine, avec un accent particulier sur la transformation de l’épargne locale en investissements de long terme. Cette approche implique non seulement une meilleure intermédiation financière, mais également un renforcement des marchés de capitaux nationaux et régionaux, afin d’améliorer la circulation du capital sur le continent.
Trois axes structurants ont été retenus comme piliers de cette nouvelle dynamique. Premièrement, la mobilisation accrue des ressources domestiques à travers une meilleure fiscalité, une optimisation de l’épargne institutionnelle et une inclusion financière élargie. Deuxièmement, l’amélioration de la bancabilité des projets africains, condition essentielle pour attirer les investisseurs privés et réduire la perception du risque. Troisièmement, l’orientation stratégique des financements vers des secteurs à fort impact économique et social, notamment le commerce intra-africain dans le cadre de la ZLECAf, les chaînes de valeur agricoles et industrielles, les infrastructures critiques, ainsi que les petites et moyennes entreprises, considérées comme le principal moteur de création d’emplois.
Dans cette architecture renouvelée, les caisses de dépôts et de consignation ont été identifiées comme des instruments financiers structurants. Leur rôle dépasse la simple conservation des fonds : elles deviennent des catalyseurs d’investissement public-privé, capables de canaliser l’épargne longue vers des projets d’infrastructures, de logement, d’énergie et de transformation industrielle. Leur positionnement stratégique en fait des acteurs essentiels de la stabilité financière et du financement à long terme.
Les discussions ont également mis en lumière l’importance des mécanismes de garantie, de couverture des risques et de partage des risques, indispensables pour réduire les barrières à l’investissement privé. Les instruments de dérisquage, combinés à des cadres réglementaires plus robustes, sont apparus comme des leviers clés pour améliorer l’attractivité du continent auprès des investisseurs institutionnels internationaux.
Un autre point central a été la mobilisation de 11 milliards de dollars lors de la 17ᵉ reconstitution des ressources du Fonds africain de développement, illustrant la solidarité financière internationale en faveur des pays africains les plus vulnérables. Ce financement constitue un levier important pour soutenir les projets structurants, renforcer la résilience économique et accompagner les réformes institutionnelles dans plusieurs États.
Au-delà des engagements financiers, ces Assemblées ont surtout mis en évidence une transformation plus profonde : celle d’une Afrique qui cherche à redéfinir son modèle de développement en s’appuyant sur ses propres capacités. Portée par une démographie dynamique, une urbanisation rapide, des ressources naturelles abondantes et un potentiel humain croissant, le continent est progressivement engagé dans une trajectoire de réappropriation de son destin économique.
Cette ambition, toutefois, reste conditionnée à des réformes structurelles soutenues, notamment en matière de gouvernance financière, de transparence, de stabilité macroéconomique et de renforcement des institutions. Si ces conditions sont réunies, les orientations issues des Assemblées 2026 pourraient marquer un tournant décisif vers une autonomie financière africaine plus crédible, plus durable et mieux intégrée aux dynamiques globales.
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