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L’Histoire doit toujours éclairer nos sociétés et interroger notre avenir.

05/24/2026

arrive bientôt.

Une série sur la Révolution haïtienne. Sur les hommes et les femmes qui ont osé l'impossible.
Sur un peuple qui a changé l'histoire du monde, et dont on parle encore trop peu.

Cette chanson, c'est leur voix qui nous parle aujourd'hui. Qui nous rappelle d'être à la hauteur de cette histoire, de ce lieu qu'ils ont construit de leurs mains et de leur sang.

"Même si nous laissons peu à la postérité.
Sinon nos corps usés par le sacrifice.
Les siècles chanteront notre dignité,
et bâtiront l'avenir sur ces mêmes édifices."

Suivez cette page.
La série débarque très bientôt.
Partagez, que l'histoire voyage.

04/21/2026

Eske Ayiti te ka pi byen jodi a si dèt sa pa t sou do l byen bonè ?

04/17/2026

Le 3 juillet 1825, vingt et un ans après l'indépendance d'Haïti, une escadre française de quatorze vaisseaux et cinq cents canons pénétra dans la rade de Port-au-Prince. Elle venait signifier l'ordonnance royale du 17 avril 1825 : acquittez-vous du prix de votre liberté, ou subissez un blocus destiné à asphyxier votre économie. Le roi Charles X exigeait 150 millions de francs-or à titre d'indemnité pour les anciens esclavagistes.

Haïti, isolée sur la scène internationale et sans aucun allié, n'avait d'autre choix que de céder si elle entendait préserver l'indépendance chèrement conquise. Le président haïtien d'alors, Jean-Pierre Boyer, consentit à indemniser ses anciens oppresseurs.

Afin de s'acquitter du premier versement, Haïti contracta un emprunt auprès de banques françaises. Ce fut là accabler le mal d'un mal plus grand encore. Le pays se vit contraint de s'endetter pour honorer une dette préexistante: ce que l'histoire a retenu sous le nom de double dette.

En 1911, pour chaque dollar qui eût dû alimenter les caisses de l'État haïtien, quatre-vingt-quatre centimes prenaient le chemin de Paris. Le pays ne pouvait édifier ni écoles, ni hôpitaux, ni routes. Tout développement demeurait hors de portée.

L'instabilité politique s'installa. Les États-Unis, promptement à déceler cette vulnérabilité, intervinrent militairement et occupèrent Haïti durant dix-neuf années. La dette changea de créanciers : des établissements financiers français, elle passa aux mains des banques américaines. Le pays se trouva ainsi pris en étau entre deux puissances impériales.

Haïti s'acquitta du dernier centime de cette double dette 143 ans plus t**d. Selon le New York Times, le montant total versé représenterait l'équivalent d'environ 560 millions de dollars, tandis que le manque à gagner en termes de croissance potentielle est estimé entre 21 et 115 milliards de dollars.

En 2025, à l'occasion du bicentenaire de cette dette, Emmanuel Macron reconnut « l'injustice » de 1825, en des termes mesurés, sans s'avancer davantage.

Avec l'adoption de la résolution du 25 mars 2026 par l'Assemblée générale des Nations Unies, laquelle reconnaît la traite transatlantique des Africains comme le crime le plus grave jamais perpétré contre l'Humanité, ce débat, longtemps différé, ne fait désormais que s'ouvrir.

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