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28/03/2026

𝙇𝙚𝙨 𝙤𝙢𝙗𝙧𝙚𝙨 𝙙𝙪 𝙢𝙤𝙣𝙙𝙚

Un roman magistral. Un roman engagé. Une histoire au cœur de l’humain avec en toile de fond l’Histoire. Celle du Rwanda ravagé par le génocide.
Le roman commence avec la rencontre du capitaine français Joris Arteta avec Espérance, une jeune professeure engagée dans la transition démocratique de son pays Le Rwanda.
À peine 4 ans plus t**d, le conflit entre Tutsis et Hutus se déchaîne. Le Falcon du président rwandais est abattu.
Espérance et Jorik sont séparés. Michel Bussi nous plonge au cœur de l’Histoire avec des personnages inoubliables, certains inspirés de personnes ayant réellement existé.
30 ans plus t**d, Jorik revient au Rwanda avec sa fille et sa petite-fille. Un voyage qui le ramène dans les sillons de sa vie au plus fort du conflit.
Le roman est haletant. Qu’est devenue Espérance ? Et tous ceux avec lesquels il avait partagé des moments d’amitié.
Il sonde l’âme humaine, le devoir d’un militaire, la fuite pour sauver sa vie, le mal, la haine et la vengeance. Il explore ce conflit abominable où deux ethnies se sont déchirées.
La construction romanesque est fabuleuse et le suspense vous tient en haleine.
J’ai adoré et j’ai trouvé que c’est un très grand roman.

Il s’apparente pour moi à 𝙋𝙚𝙩𝙞𝙩 𝙋𝙖𝙮𝙨 et 𝙅𝙖𝙘𝙖𝙧𝙖𝙣𝙙𝙖 de et à 𝙈𝙖𝙜𝙣𝙞𝙛𝙞𝙦𝙪𝙚 de

Au-delà du roman j’ai particulièrement apprécié la dimension historique.

30/01/2026

Grand prince

Il est des romans qui font du bien. Celui-ci en est un.
Simone. Dès le début du roman j’ai été conquise par ce personnage. Cette grand-mère dépérit de jour en jour dans sa maison qu’elle ne quitte plus beaucoup. On ne peut qu’éprouver de la tendresse pour elle. Elle a fait sa vie selon les autres laissant ses rêves aux oubliettes. S’effaçant toujours. Son lopin d’herbe la satisfait à défaut d’un jardin où elle aurait pu se faire plaisir.
Elle attend, souvent en vain, une visite de son fils. Les coups de fil ou les visites de sa petite-fille lui mettent du baume au cœur mais sont trop courts. Plus rien ne la surprend jusqu’à ce jour où le crapaud posé devant chez elle disparaisse… et qu’elle reçoive des cartes postales qui piquent sa curiosité.
Branle-bas de combat ! Simone devient curieuse et s’ouvre à l’univers d’un peintre. Ce mystère la sort d’un quotidien bien morne et lui redonne goût à la vie.

Il se dégage de la douceur de cette histoire. L’humour est aussi présent et quelques dialogues sont piquants à souhait.
Cette histoire fait du bien même si elle met en lumière la solitude dans laquelle on peut tomber en avançant en âge.
On découvre aussi une femme qui a encore plein d’envies bien que limitée par un corps fatigué et un moral en berne.
Néanmoins son esprit reste toujours aussi vif. Fine mouche, elle va surprendre son entourage.
L’auteure esquisse le délitement des liens familiaux mais aussi la belle relation entre une grand mère et sa petite fille.
On vit au rythme de Simone. Ses petits bonheurs, ses déceptions, sa tristesse et sa solitude. Le lien social aussi avec ses amis qui veillent sur elle.

Une parenthèse bienvenue dans ce monde pas toujours tendre. Et la fin ! Ouah une très belle histoire. De la générosité, de la bienveillance et de l’amour

Photos from jadorelalecture.com's post 07/01/2026

Fauves de

Le fouet claquait à mes oreilles. L’odeur forte des fauves, mêlée à la sueur de l’effort et de la terreur, emplissait mes narines. Mes yeux brillaient des lumières du spectacle et du rougeoiement de la cigarette de Sabrina dans la nuit. Mes mains caressaient la fourrure d’Asia…
Fauves c’est une immersion fabuleuse dans la culture circassienne.

Dans ce roman magistral, Mélissa dissèque la nature profonde de l’homme, au travers du personnage de Tony, ce qui le façonne et le construit dès son plus jeune âge. Il est question de cage : celle des fauves 🐆, celle d’une éducation et, celle de la place attribuée au sein du clan.
Peut-on s’en extraire ou doit-on s’y soumettre à jamais pour être reconnu ?
Le rideau du 🎪 s’ouvre sur l’intimité de cette communauté. Il faut être accepté et mériter sa place. Et surtout respecter les anciens… leur parole régit tout.
Mélissa Da Costa nous plonge au cœur de l’humain, explorant ses aspects les plus sombres, en particulier sa tendance innée à la violence.

Ici, l’homme tente de dominer l’animal, d’anéantir sa nature sauvage et de le soumettre pour affirmer sa supériorité, mais n’éprouve-t-il pas les mêmes instincts lorsqu’il est mis en difficulté, qu’on ne le reconnaît pas ou qu’on le défie ? La violence surgit alors, rapide et vive, comme Saskia la lionne ou Asia la panthère nébuleuse. Tony partage cette nature. Élevé dans un foyer dysfonctionnel où son père profondément misogyne régnait par la violence existant uniquement par sa force brute, sa capacité à humilier et à dominer.
Tony est en proie au tourment. Il perpétue un cycle de force et de domination, incarné par l’opposition homme/animal et homme/femme (Sabrina).

Le récit explore également les thèmes de l’héritage, de la transmission, de la place de la femme et de la maternité.

La plume de Mélissa sait se faire vive, âpre pour harponner le lecteur et retranscrire un univers peu tendre. Elle nous immerge au cœur du clan Pulko en un tour de main.

Dans ce monde de fauves, un regard peut être fatal. Mais le fauve est-il celui que l’on croyait ?

05/01/2026

Cache-cache de Søren Sveistrup

Le second roman de l’auteur traduit en français s’inscrit dans la même veine qu’Octobre paru en 2019. Un suspense à couper le souffle ! Octobre était déjà un polar qui m’avait profondément marquée.
Cache-cache : ouah 🤩 J’ai englouti ce pavé de 700 pages en très peu de temps. Impossible de lâcher ce thriller danois, vraiment très bien construit.

L’intrigue débute au début des années 90 avec un corps d’enfant découvert par d’autres enfants en sortie scolaire. Terrifiant. Et il vous faudra attendre la fin pour comprendre le lien avec l’enquête qui se déroule au fil des 700 pages.

30 ans plus t**d on retrouve Naia Thulin et Mark Hess. Les deux enquêteurs d’Octobre ne travaillent plus ensemble… jusqu’à ce qu’une enquête hors norme requiert leurs talents. Naia traque désormais les traces numériques que les meurtriers peuvent laisser mais elle a abandonné le terrain. Pourtant on la réaffecte à la brigade criminelle pour participer à cette enquête hôte normes. Elle embarque avec elle son coéquipier, un geek sans pareille.
Thulin et Hess sont contraints de refaire équipe pour résoudre cette affaire de meurtres et de harcèlement. Des meurtres abominables, inexpliqués. Sans lien apparent…
C’est tordu, habile et diablement efficace. La psychologie des personnages est vraiment bien travaillée. Le harcèlement, l’obsession. Mais pourquoi et comment le meurtrier choisit-il ses victimes ?
Le duo Thulin/Hess : deux talents, deux caractères, deux anciens amants. Mais leur association fait merveille pour résoudre les affaires. Leur intuition, leur instinct sont complémentaires. Peu de mots mais une efficacité incontestée grâce à ces deux-là. Hess le taiseux est contrait d’enquêter quand sa vie personnelle est dévastée.

Je n’en dévoile pas plus sur l’intrigue qui vous malmène, qui vous fait dresser des suppositions et vous hérisse le poil. J’ai été bluffée par le dénouement et totalement happée par ce roman.

Une quête dans le froid Danemark où la tension reste omniprésente. Une intrigue vraiment bien ficelée qui balade le lecteur. Quel roman !!!

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