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02/07/2026

La honte, c'est ce moment où l'on se sent vu, exposé, inadéquat.

01/07/2026

# Canicule et ruée sur les clims de supermarché : Enquête sur un mirage à crédit.

Samedi après-midi dans les allées d’un grand hypermarché. Le thermomètre frôle les 32 °C à l'extérieur, et les bulletins météo annoncent une semaine de canicule historique. Au rayon électroménager, l’ambiance est électrique. Des dizaines de clients s'agglutinent autour des palettes de climatiseurs mobiles, ces gros blocs de plastique blanc vendus entre 200 et 400 euros. Les cartons s'empilent dans les cadis dans une atmosphère de panique thermique.
Pourtant, derrière la promesse d'un soulagement immédiat se cache un piège économique et environnemental redoutable. Enquête sur un achat d'impulsion qui risque de coûter très cher.

# # Le climatiseur "monobloc" : Une passoire énergétique sur roulettes.

La majorité de ces appareils vendus à la hâte en grande surface sont des modèles dits "monoblocs". Un seul tuyau souple est censé évacuer l'air chaud par l'entrebâillement d'une fenêtre. Et c'est là que le non-sens physique commence.
Pour rejeter l'air chaud dehors, l'appareil extrait l'air de la pièce. Cela crée une dépression dans le logement : l'air extérieur, brûlant, est littéralement aspiré par les moindres interstices des portes et fenêtres. **En clair : pour refroidir un côté de la pièce, ces machines réintroduisent de la chaleur de l'autre.**
Le rendement est catastrophique. Pour compenser ce flux perpétuel d'air chaud, le compresseur tourne à plein régime, sans s'arrêter.

# # Portefeuille en surchauffe : Le choc de la facture à venir.

L'argument de vente principal de ces climatiseurs est leur prix d'achat accessible. Mais les acheteurs oublient trop souvent l'équation magique :
**prix d'achat bas = coût d'utilisation astronomique**. Dans un contexte de hausse constante et historique des tarifs de l'électricité, faire tourner ces "radiateurs inversés" 8 à 10 heures par jour s'apparente à un su***de financier.

Pour de nombreux ménages qui pensaient faire une bonne affaire, la surprise interviendra à la rentrée, lors de la régulation des comptes d'énergie. Multipliez ce chiffre par deux si le foyer achète plusieurs unités pour équiper le salon et la chambre.

# # Le cercle vicieux écologique : Refroidir sa chambre en chauffant la planète.

Au-delà du désastre financier individuel, cette ruée irréfléchie pose un lourd problème collectif. L'impact écologique de ces appareils bas de gamme se décline en trois étapes majeures :

**L'effet de serre direct :**

Ces appareils contiennent des fluides frigorigènes (souvent des hydrofluorocarbones ou des alternatives à fort potentiel de réchauffement).
En fin de vie, ou en cas de fuite sur ces modèles low-cost souvent mal assemblés, ces gaz se répandent dans l'atmosphère et s'avèrent des milliers de fois plus nocifs que le CO_2.

**La saturation du réseau électrique :**

Lors des pics de chaleur, la mise en route simultanée de millions de climatiseurs crée une demande massive sur le réseau. Pour y faire face, les fournisseurs doivent souvent démarrer des centrales thermiques d'appoint (au gaz ou au charbon), gâchant ainsi les efforts de décarbonation.

**Les îlots de chaleur urbains :**

Un climatiseur ne détruit pas la chaleur, il la déplace. En rejetant l'air brûlant dans la rue, ces millions d'appareils contribuent à élever la température extérieure des villes de 1 à 2 °C supplémentaires, étouffant les passants et forçant les voisins... à s'équiper à leur tour.

**L'avis de l'expert :**

Acheter un climatiseur mobile en supermarché la veille d'une canicule, c'est comme vider une barque qui prend l'eau avec un gobelet percé. On dépense une énergie f***e pour un résultat médiocre, tout en aggravant le problème à la racine.

# # Quelles alternatives face à l'urgence ?

Face à la surchauffe, la panique est mauvaise conseillère. Avant de céder aux sirènes des têtes de gondoles, plusieurs réflexes de bon sens — bien moins coûteux — permettent de traverser les vagues de chaleur :

**La gestion des ouvrants :**

Calfeutrer fenêtres et volets dès 8h du matin, et ne rouvrir qu'une fois la température extérieure passée sous la température intérieure (souvent après 22h ou 23h).

**L'effet "Windchill" (refroidissement éolien) :**

Un ventilateur consomme 25 fois moins qu'une climatisation. Placer un linge humide ou des bouteilles d'eau glacée devant les pales permet de faire baisser la température ressentie de quelques degrés sans ruiner son budget.

**L'investissement à long terme :**

Pour les propriétaires, plutôt que de dépenser
300 € chaque été dans des appareils jetables, orienter son budget vers des stores extérieurs,
des isolants de combles ou une pompe à chaleur réversible (climatisation split "Inverter"), dont le rendement est trois à quatre fois supérieur.

Ed Rodman,
Coverage Objector.

Photo générée par IA

26/06/2026

Est-ce que le mépris de classe est une forme de racisme... ? Certaines personnes s'oublie parfois et ça donne ceci !!!

26/06/2026

Position clairement définie des médias en France...🤔

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