Le duo invente un rock du désert qui appelle la danse, connaît bien la musique électronique, et aime les larges mélodies hypnotiques. Le son d’OASIS BOOM est très librement inspiré de Maloya et de musiques mandingues. Le synthétiseur se frappe avec des baguettes de batterie et les tickets de métro se coincent dans les cordes de guitare comme si il y avait du sable un peu partout. Les tourneries pu
issantes semblent venir de loin, d’autres font sourire et rappellent des musiques de jeux vidéos, des mélodies se déployent, des blagues parfois et la musique électronique qui rôde. CACTUS BUS est le nom de leur unique long morceau, un bus bien rempli qui traverse le désert la nuit sans faire d’arrêts. La traversée des dunes dure entre 50 min et 1h20 selon la météo, le wagon-fête est en milieu de rame. Ces deux musicien.ne.s, très actif·ve·s sur la scène lyonnaise et parisienne se rencontrent en 2021. Mélissa joue du vibraphone et de la batterie, aime composer, improviser, bidouiller, s’exercer, tout casser ou s’appliquer. Formée en percussions classiques, elle joue dans The Very Big Experimental Toubifri Orchestra, l’ARFI, St Sadrill, et avec plusieurs compagnies de théâtre. La guitare de Vincent Duchosal s’est promenée dans le Maloya, le jazz contemporain, les musiques bruitistes et expérimentales. Il a les doigts agiles et aime les sons quand ils ne sont pas trop propres. Il joue dans Trio Meije, Phonem, ZOZIO et avec la cie la Grande Magouille. Au début, il y a eu onze pages de riffs et quelques bonnes centaines d’heures d’improvisations, puis le groupe sort de sa cave en janvier 2024. Depuis le CACTUS BUS fait régulièrement la traversée.
À bientôt. Avec du kick et de la sueur.