CoE-Cbrn/RDC Officiel
Le Centre D'excellence Chimique, Biologique, Radiologique et Nucléaire, (CoE-CBRN), en sigle, est une unité de Coordination de toutes les activités d'atténuation des risques liés à la propagation et aux trafics illicites des substances CBRN en RDC.
15/05/2026
MINESURSI/CoE-CBRN/RDC: les risques CBRN dans les morgues et la coopération scientifique RDC–Afrique du Sud au centre d’une matinée scientifique du CoE-CBRN/RDC
Kinshasa : les risques CBRN dans les morgues et la coopération scientifique RDC–Afrique du Sud au centre d’une matinée scientifique du CoE-CBRN/RDC
Kinshasa, 15 mai 2026 (CC).- Les risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN) dans les morgues de Kinshasa ainsi que les perspectives de coopération scientifique entre la République Démocratique du Congo et plusieurs institutions sud-africaines dans le cadre d'un MoU existant entre le deux nations ont été au centre de la matinée scientifique de ce vendredi 15 mai 2026 , au siège provisoire du Centre d’Excellence CBRN/RDC, au Centre de Recherche en Sciences Humaines (CRESH), dans la commune de la Gombe.
Cette matinée scientifique s’est déroulée en présence de l’équipe du comité de gestion du Centre au grand complet, sous l’attention soutenue du Coordonnateur et Point Focal National du CoE-CBRN/RDC, le Professeur Thierry TANGOU TABOU, du Coordonnateur et Point Focal National Adjoint Mr NZUNDU MBO Jean-Paul, du Directeur scientifique INIA Serge, du Directeur en charge d'Atténuation des Risques et Trafics Illicites Jacques BOMOI, ainsi que de plusieurs cadres et agents du Centre.
La première présentation, animée par M. LOBOTA LOPILI, Assistant de recherche, a porté sur le thème : « Identification des risques CBRN dans les morgues de Kinshasa ».
Dans son exposé, le présentateur a indiqué que plusieurs morgues de la capitale congolaise constituent aujourd’hui de véritables carrefours de risques majeurs pour la santé publique, la biosécurité et l’environnement.
Selon lui, les risques biologiques y demeurent les plus fréquents, notamment en raison de la présence potentielle d’agents pathogènes responsables de maladies infectieuses telles que la tuberculose, les hépatites ou encore le VIH/Sida.
« Le personnel des morgues est exposé à des contaminations par le sang, les liquides biologiques, les aérosols ainsi que les objets tranchants contaminés », a expliqué le présentateur.
Abordant les risques chimiques, M. LOBOTA LOPILI a relevé que l’utilisation du formol, des désinfectants et d’autres substances toxiques expose les travailleurs à des irritations, des troubles respiratoires et à des effets cancérigènes potentiels.
L’exposé a également évoqué les risques radiologiques et nucléaires susceptibles de survenir à travers certains corps provenant des services de radiothérapie ou de médecine nucléaire, bien que ces cas demeurent rares.
Parmi les facteurs aggravants relevés figurent notamment la surcharge des structures, l’insuffisance des équipements de protection individuelle, le manque d’hygiène, la mauvaise gestion des déchets biomédicaux ainsi que l’absence de traitement des eaux contaminées.
Face à cette situation, le présentateur a plaidé pour le renforcement des mesures de biosécurité, la formation du personnel aux risques CBRN, l’amélioration des infrastructures sanitaires ainsi qu’une gestion rigoureuse des déchets biomédicaux et des effluents.
La deuxième communication, présentée par M. MASIKINI FISTON, Chef de département et ATR, a porté sur : « Partenariat CoE-CBRN/RDC – Institutions Sud-Africaines : Cartographie technique des interventions, synergies opérationnelles et opportunités pour les parties prenantes nationales ».
Cette présentation a dressé un inventaire des principales institutions scientifiques et techniques sud-africaines susceptibles de collaborer avec la RDC dans le domaine des risques CBRN.
Le présentateur a notamment cité le CSIR, MINTEK, le SAMRC, NECSA, le NNR, SANSA, NICIS ainsi que l’ARC, dont les expertises couvrent plusieurs domaines stratégiques, notamment la biosécurité, la surveillance environnementale, la télédétection, le traitement des déchets miniers et la cybersécurité.
Selon l’orateur, les expériences développées par ces institutions dans plusieurs pays africains démontrent leur capacité à accompagner la RDC dans le renforcement de ses capacités scientifiques, techniques et opérationnelles.
La communication a également mis en lumière plusieurs opportunités de coopération stratégique entre la RDC et ces institutions sud-africaines, notamment la certification des laboratoires congolais, la mise en place de plateformes numériques de gestion des risques CBRN, la surveillance des maladies émergentes, la cartographie satellitaire des sites à risque, la dépollution des zones minières contaminées ainsi que la formation d’experts congolais dans divers domaines spécialisés.
Pour les intervenants, cette coopération pourrait contribuer au renforcement de la sécurité sanitaire, environnementale et nucléaire de la RDC tout en soutenant le développement scientifique, technologique et économique du pays.
À travers cette activité, le CoE-CBRN/RDC poursuit son engagement en faveur de la promotion de la recherche scientifique appliquée, de la culture de prévention et du renforcement des capacités nationales dans la gestion des risques CBRN.
✍️📸: FALANGANI Julia
CC/CoE-CBRN/RDC
13/05/2026
MINESURSI/CoE-CBRN/RDC : une matinée scientifique axée sur la sécurité sanitaire et la résilience économique
KINSHASA, 13 mai 2026 (CC).- Le Centre d’Excellence pour la Réduction des Risques Chimiques, Biologiques, Radiologiques et Nucléaires de la République Démocratique du Congo (CoE-CBRN/RDC) a organisé, ce mercredi au Centre de Recherche en Sciences Humaines (CRESH), une matinée scientifique consacrée aux enjeux de sécurité sanitaire, environnementale et économique liés aux risques CBRN.
Ces travaux scientifiques se sont déroulés en présence du Coordonnateur et Point Focal National du CoE-CBRN/RDC, le Professeur TANGOU TABOU Thierry, accompagné du Coordonnateur et Point Focal National Adjoint, Monsieur NZUNDU MBO Jean-Jean-Paul, ainsi que du Directeur en charge de l’Atténuation des Risques et Trafics Illicites, Monsieur BOMOI MATITA, témoignant ainsi de l’intérêt constant de la coordination du Centre pour la promotion de la recherche scientifique et le renforcement des capacités nationales en matière de gestion des risques CBRN.
Cette activité scientifique s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la recherche, de la sensibilisation et de la production des connaissances autour des problématiques CBRN en République Démocratique du Congo.
La première présentation, assurée par MEMO NDONGALA Jerry, Assistant de Recherche 1, portait sur le thème : « L’Assainissement intégral et progressif pour la protection et l’atténuation des risques CBRN : cas de la commune de Bandalungwa, Kinshasa ».
À travers cette étude de terrain menée principalement au marché N’tiri, dans la commune de Bandalungwa, le présentateur a démontré comment l’assainissement intégral et progressif peut constituer une stratégie efficace de protection et d’atténuation des risques CBRN, particulièrement des risques biologiques et chimiques liés à certaines pratiques de conservation alimentaire.
L’étude s’est notamment focalisée sur l’utilisation illégale du DDT, un insecticide organochloré puissant autrefois utilisé dans la lutte contre le paludisme et les ravageurs agricoles. Connu localement sous l’appellation de « pesticide rouge », ce produit est parfois employé dans la conservation du boudin ainsi que du pondu destiné à la commercialisation.
Le présentateur a rappelé que le DDT est interdit en République Démocratique du Congo depuis 2009 en raison de ses effets nocifs sur la santé humaine et l’environnement. Il a également mis en lumière les dangers liés à sa manipulation, évoquant notamment le cas d’un vendeur décédé après une mauvaise utilisation du produit.
Au cours de son exposé, MEMO NDONGALA Jerry a présenté plusieurs signes permettant d’identifier des aliments potentiellement contaminés au DDT. Dans le cas du boudin, le produit n’attire pas les mouches même après une longue exposition à l’air libre. Quant au pondu, les feuilles ne fanent pas rapidement malgré le temps d’exposition, ce qui constitue un indicateur préoccupant.
Les observations et analyses réalisées démontrent l’existence d’un risque biologique et chimique majeur aussi bien pour les consommateurs que pour les vendeurs exposés quotidiennement à ces substances toxiques.
L’étude recommande le renforcement de l’assainissement progressif, l’intensification des campagnes de sensibilisation communautaire, le contrôle strict des produits dangereux ainsi que l’application rigoureuse des mesures de sécurité CBRN afin de protéger durablement la santé publique dans la commune de Bandalungwa et dans l’ensemble de la ville de Kinshasa.
La deuxième présentation a été assurée par BELANGA BOYTE Stany, Assistant de Recherche 1, autour du thème : « Le Centre d’Excellence CBRN comme levier de résilience économique : analyse des retombées économiques indirectes ».
Dans son intervention, le présentateur a démontré que le Centre d’Excellence CBRN ne constitue pas uniquement un dispositif de sécurité destiné à faire face aux risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, mais qu’il représente également un véritable moteur de résilience économique pour la République Démocratique du Congo.
L’analyse développée a mis en évidence plusieurs retombées économiques indirectes générées par les activités du Centre d’Excellence, notamment le renforcement des capacités nationales, la réduction des coûts liés aux catastrophes sanitaires et environnementales, l’amélioration des mécanismes de prévention des crises ainsi que la protection des secteurs économiques sensibles tels que la santé, l’environnement, le commerce et les transports.
Le présentateur a également souligné que les formations spécialisées, les partenariats internationaux, les projets de recherche et les investissements mobilisés autour du CoE-CBRN/RDC constituent des opportunités importantes pour la création d’emplois, le développement de l’innovation scientifique et le renforcement de la stabilité économique du pays face aux menaces CBRN.
À travers cette réflexion scientifique, l’étude présente le Centre d’Excellence CBRN comme un outil stratégique capable de contribuer simultanément à la sécurité nationale, au développement économique durable et à la capacité de résilience de l’État face aux crises sanitaires, environnementales et sécuritaires.
Cette matinée scientifique a une nouvelle fois permis de mettre en évidence l’importance de la recherche scientifique, de la sensibilisation et de la coopération multidisciplinaire dans la prévention et la gestion des risques CBRN en République Démocratique du Congo.
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CC/Denise OKITO
22/03/2026
CoE-CBRN RDC : une nouvelle note de service pour mieux encadrer les collaborations et activités externes
Kinshasa, 20 mars 2026 — Le Centre d’Excellence Chimique, Biologique, Radiologique et Nucléaire de la République démocratique du Congo (CoE-CBRN/RDC) vient de franchir un nouveau cap dans l’organisation de ses activités.
À travers une note de service signée par le Coordonnateur et Point Focal National, le Professeur TANGOU TABOU Thierry, l’institution renforce le cadre réglementaire régissant la participation de son personnel aux activités externes ainsi que les collaborations institutionnelles.
D’emblée, cette note s’inscrit dans une logique de cohérence institutionnelle et de protection des intérêts stratégiques du Centre. En effet, face à la multiplication des initiatives dans le domaine CBRN, il devenait essentiel d’harmoniser les interventions des cadres et agents. Ainsi, toute participation à une activité externe — qu’il s’agisse d’un atelier, d’un séminaire ou d’une conférence — est désormais soumise à une autorisation préalable.
Dans cette perspective, le texte précise que toute demande doit être introduite au moins cinq jours avant la tenue de l’activité. Par ailleurs, des informations essentielles telles que l’identité de l’organisateur, l’objet de l’activité ou encore le rôle attendu du participant doivent être fournies.
Toutefois, en cas d’urgence dûment justifiée, un délai réduit à 48 heures peut être accordé, sous réserve de validation expresse.
En outre, le Comité de Gestion conserve un droit de regard décisif, pouvant autoriser, reporter ou refuser toute participation jugée non conforme aux orientations du Centre.
Par ailleurs, la note met un accent particulier sur les collaborations institutionnelles. Désormais, il est strictement interdit à tout agent d’engager, à titre individuel, une quelconque collaboration dans le domaine CBRN ou connexe sans un accord formel du Centre.
De ce fait, toute coopération devra obligatoirement être encadrée par un instrument juridique reconnu, tel qu’un protocole d’accord ou un accord spécifique. Cette mesure vise notamment à éviter les initiatives isolées susceptibles de compromettre la crédibilité ou les intérêts du CoE-CBRN/RDC.
Dans le même ordre d’idées, toute participation à une activité externe est considérée comme une représentation officielle du Centre. Dès lors, les agents sont tenus de respecter les positions institutionnelles et de défendre les intérêts de leur structure.
Ensuite, la note insiste sur l’obligation de redevabilité. À cet effet, chaque agent ayant pris part à une activité autorisée devra soumettre un rapport de mission dans un délai de trois à sept jours. Cette exigence vise à capitaliser les connaissances acquises et à renforcer le partage d’expériences au sein de l’institution.
Enfin, le texte prévoit des dispositions disciplinaires en cas de non-respect.
Toute violation pourra entraîner des sanctions administratives, conformément aux textes en vigueur en République démocratique du Congo.
En définitive, cette note de service, entrée en vigueur dès sa signature, s’applique à l’ensemble du personnel du CoE-CBRN/RDC. Elle marque une étape importante vers une gouvernance plus structurée, transparente et alignée sur les standards internationaux en matière de gestion des activités scientifiques et institutionnelles.
En somme, à travers cette initiative, le CoE-CBRN/RDC envoie un signal fort : celui d’une institution soucieuse de discipline, de crédibilité et d’efficacité dans un domaine aussi sensible que stratégique.
Collège de communication du CoE-Cbrn/RDC Officiel
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