Lutte contre la bilharziose en collaboration avec l’Université de Kinshasa, l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), le Musée Royal d’Afrique centrale (MRAC) et la KU Leuven et l’Institut de Médecine Tropicale en Belgique. Cette question est abordée avec une approche pluridisciplinaire : un volet anthropologique, un volet écologie vectorielle et un volet de communication pour la santé.
Pour chaque volet, des étudiants en maîtrise et des doctorants sont formés et bénéficient d’une bourse d’étude. Au niveau local, le projet utilise l’approche « citizen science » dans laquelle des citoyens participent à la collecte des données et à la sensibilisation de leur communauté à l’aide des outils simples et adaptés au contexte. Plus de 200 millions de personnes sont affectées par la schistosomiase (bilharziose) dans le monde, la grande majorité en Afrique. Au cours des dernières décennies, le contrôle de la schistosomiase a été axé sur le traitement anthelminthique de masse ciblant essentiellement les enfants d’âge scolaire. Il a été prouvé que le traitement de masse, pourtant efficace sur la morbidité due à la schistosomiase, n'arrête cependant pas sa transmission. Ce qui entraine une fréquence élevée des cas de réinfection post traitement. Ce phénomène s'explique partiellement du fait que les mollusques, hôtes intermédiaires, continuent à transmettre l'infection en cas d'exposition ultérieure. A cela s'ajoute une connaissance limitée sur les pratiques liées à l'eau, les attitudes et croyances négatives autour de la schistosomiase; pouvant ainsi pérenniser ce risque de réinfection. Par conséquent, une meilleure compréhension des paysages à risque de transmission de l'infection, une meilleure éducation à la santé et une implication des communautés locales dans les activités de lutte sont essentielles pour une stratégie de lutte plus efficace. C’est pour cette cause que le Projet ATRAP a été mis en place.